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"On peut juger de la beauté d'un livre à la vigueur des coups de poings qu'il vous a donnés
et à la longueur du temps qu'on met ensuite à en revenir"
Gustave Flaubert








* J'Y PARTICIPE... *






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* LIVRES *




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LECTURE EN COURS

une-place-a-prendre
Une Place à Prendre - J. K. Rowling

 

ALCOTT Louisa May - Les quatre filles du Docteur March
CONSTANTINE Barbara - A Mélie, sans mélo
CONSTANTINE Barbara - Tom petit Tom tout petit homme Tom
TENENBAUM Sylvie - Pardonner, tyrannie ou libération
TEULE Jean - Le magasin des suicides
THIRY Pierre - Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceay-les-Mines
THOMAS Chantal - Les adieux à la reine
TOLSTOI Léon - Anna Karénine
RULE Ann - Une vengeance au goût amer
7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 06:47


Le Portrait de Dorian Gray - Oscar Wilde
Le Livre de Poche - 288 pages.

"Au centre de la pièce, fixé à un chevalet droit, se dressait le portrait en pied d'un jeune homme d'une extraordinaire beauté physique, devant lequel, à peu de distance, se tenait assis le peintre lui-même, Basil Hallward, celui dont, il y quelques années, la disparition soudaine a, sur le moment, tant ému le public et donné lieu à d'étranges conjectures."
Or Dorian Gray, jeune dandy séducteur et mondain, a fait ce voeu insensé : garder toujours l'éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés. Et de fait, seul vieillit le portrait où se peint l'âme noire de Dorian qui, bien plus tard, dira au peintre : "Chacun de nous porte en soi le ciel et l'enfer."
Et ce livre lui-même est double : il nous conduit dans un Londres lugubre et louche, noyé dans le brouillard et les vapeurs d'opium, mais nous ouvre également la comédie de salon des beaux quartiers. Lorsqu'il parut, en 1890, il fut considéré comme immoral. Mais sa singularité, bien plutôt, est d'être un roman réaliste, tout ensemble, et un roman d'esthète - fascinants, l'un et l'autre, d'une étrangeté qui touche au fantastique.

Lorsque Le Portrait de Dorian Gray est publié en 1890, le roman choque par son immoralité. Il dresse en effet le portrait d'êtres individualistes sans aucune morale ni compassion.

"Parce que influencer une personne, c'est lui imposer son âme." (page 59).

"Mais l'homme le plus brave d'entre nous a peur de lui-même." (page 60).

"Il sentait que le temps était vraiment venu de faire son choix. Ou bien l'avait-il déjà fait ? Oui, la vie avait décidé pour lui, la vie et la curiosité infinie qu'il ressentait pour elle. Jeunesse éternelle, passions sans fin, plaisirs subtils et secrets, joies insensées, péchés plus insensés encore : tout cela serait à lui. C'était le portrait qui porterait le fardeau de la honte, voilà tout." (page 153).

Le tableau permet à Dorian Gray d'être face à lui-même, de se voir tel qu'il est réellement. Il est le reflet de la noirceur de son âme, de son être.

Ce roman à la fois fantastique et philosophique critique l'hypocrisie de la société victorienne, le culte de l'individualisme, l'égoïsme.

"La société, du moins la société civilisée, répugne à croire ce qui pourrait porter préjudice à quiconque est riche et fascinant. Elle sent d'instinct que les manières ont plus d'importance que les moeurs, et, selon elle, il vaut beaucoup mieux disposer d'un bon cuisinier que d'une morale à toute épreuve." (page 192).

Le bien comme le mal est en chacun de nous. Libre à chacun de choisir sa propre voie.

"Les livres que le monde appelle immoraux sont les livres qui lui montrent sa propre honte." (page 270).

Un roman à méditer !


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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 06:16


Tipperary- Frank Delaney
Michel Lafon - 432 pages.

La fièvre qui bouillonnait dans mon pays me paraissait être l'écho de celle qui régnait dans mon coeur", écrit Charles O'Brien au lendemain de sa rencontre avec la jeune April. Pour la conquérir, ce célibataire endurci est prêt à tout. Il abandonne ses activités de guérisseur et décide d'aider la belle indifférente à récupérer son héritage :  le château qui domine Tipperary. Il y consacre son temps, son énergie et son argent, sans jamais faillir à la mission qu'il s'est imposée lorsqu'il avait dix ans : transcrire l'histoire de son Irlance tant aimée. C'est ainsi qu'il rencontre les plus grandes figures de son temps, Joyce, Yeats ou Griffith, le fondateur du Sinn Féin.
Alors que les premières secousses de la guerre civile ébranlent son île natale, sa passion pour April, son amour pour sa terre et sa lutte pour son peuple se confondent et se mêlent durant les heures tourmentées des prémices de l'indépendance irlandaise.

Tipperary alterne le récit du journal de Charles O'Brian, guérisseur itinérant, et les commentaires de l'historien découvreur du-dit journal.

Dans ce roman, l'histoire de Charles O'Brian et celle de l'Irlande sont étroitement mêlées. Il est un témoin de l'Histoire de son pays, l'Irlande, et nous fait partager la vie de ses habitants, la culture irlandaise. "Il tentait d'établir un parallèle entre les évènements personnels de sa vie et les bouleversements politiques de son époque" (page 22).

Il peint "un tableau de la vie d'une respectable famille rurale irlandaise du XIXè siècle" (page 27).

Il explique l'amour des irlandais pour leur terre.
"Ma famille possédait déjà cette ferme avant l'arrivée de saint Patrick. Je tuerais ou mourrais plutôt que de la céder. Si je n'avais pas la terre, qu'aurais-je ? Rien. Voilà ce que j'aurais." (page 115).

Il témoigne des horreurs de l'Insurrection de Pâques, qui fût "une semaine sanglante". "Le vendredi, les renforts britanniques avaient commencé à tirer à vue sur tout le monde, hommes, femmes et enfants." (page 288).

"Parfois, quand des moments historiques surviennent, nous n'en sommes pas nécessairement conscients. Mais ce matin-là, au bord de la Fiffey, en voyant ces soldats quitter mon pays natal, je savais à quoi j'assistais. Huit siècles de domination et d'oppression, souvent injuste et brutale, venaient de prendre fin pour la plus grande partie de l'Irlande." (page 383).

D'abord surprise par la trame du récit, je me suis ensuite laissé transporter dans l'Irlande du début du XXème siècle, pour y découvrir le mode de vie de ses habitants, ainsi que les tumultes qui l'ont frappé.

Tipperary est ma première lecture de Frank Delaney, et je me laisserai bien tenter à présent par une autre de ses oeuvres, Irlande, si je parviens à la dégoter...

Je remercie Louise Leguay et  de m'avoir permis de découvrir Tipperary de Frank Delaney, qui a été une très belle découverte tant pour le roman que pour son auteur.

Et pour finir, une dernière citation tirée du roman : ..."nous ne sommes pas obligés d'être ce que nous avons toujours été, ou cru être. La vie peut devenir resplendissante pour peu qu'on le souhaite." (page 431).

Bonne lecture !

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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 06:34




L'étrange disparition d'Esme Lennox- Maggie O'Farrell
Belfond - 240 pages.

Entre l'Inde et l'Ecosse, des années 1930 à nos jours, l'histoire déchirante d'une femme enfermée, rejetée de la société et oubliée des siens. Un roman d'une beauté troublante, où s'entremêlent des voix aussi profondes qu'élégantes pour évoquer le poids des conventions sociales et la complexité des liens familiaux, de l'amour à la trahison.
A Edinbourg, l'asile de Cauldstone ferme ses portes. Après soixante ans d'enfermement, Esme Lennox va retrouver le monde extérieur. Avec comme seule guide Iris, sa petite-nièce, qui n'avait jamais entendu parler d'elle jusque-là. Pour qu'elle étrange raison Esme a-t-elle disparu de la mémoire familiale ? Quelle tragédie a pu conduire à son internement, à seize ans à peine ?
Toutes ces années, les mêmes souvenirs ont hanté Esme : la douceur de son enfance en Inde, le choc de son arrivée en Ecosse, le froid, les règles de la haute bourgeoisie et, soudain, l'exclusion... Comment sa propre soeur, Kitty, a-t-elle pu cacher son existence à ses proches ? Et pourquoi Iris se reconnaît-elle tant dans Esme ?
Peu à peu, de paroles confuses en pensées refoulées, vont ressurgir les terribles drames d'une vie volée...


Esme est enfermée à Cauldstone, l'asile d'aliénés, depuis soixante ans, depuis l'âge de seize ans. Sa famille semble l'y avoir oubliée. Pourquoi y a-t-elle été enfermée ? Pourquoi y est-t-elle restée toutes ces année ? Et pourquoi Iris, sa petite-nièce, n'a-t-elle jamais entendu parler d'elle ?

Maggie O'Farrell brosse dans L'étrange disparition d'Esme Lennox un portrait de la condition des femmes confrontés à des époques différentes.

Au début du siècle, la femme est soumise d'une part aux règles très strictes de la société, d'autre part à sa famille puis à son mari. Elle ne peut s'en détourner, ni faire preuve d'une quelconque originalité ou même d'une once de personnalité. Elle doit se comporter conformément aux règles dictées.
Le comportement d'Iris, est une véritable révélation  pour Esme. Elles se ressemblent. Elles veulent être elles-mêmes, écouter leurs envies. A son époque, un tel comportement, a valu à Esme d'être interné.

La construction du roman de Maggie O'Farrellalternant le présent, avec l'histoire d'Iris, et les réminiscences du passé avec les souvenirs d'Esme, et les bribes décousus de sa soeur Kitty, permettent de reconstruire l'histoire de chaque personnage, et de connaître les liens et les actions qui les unissent, jusqu'à ce que les mystères de cet internement lèvent leurs voilent peu à peu.

Maggie O'Farrell offre avec L'étrange disparition d'Esme Lennox une histoire captivante, poignante et cruelle.
Une histoire de vie gachée, piétinée.
Une histoire que j'ai adorée découvrir et que j'ai dévorée.

Extrait :

"Revenue au présent, Esme se trouve dans la voiture et revient d'une balade au bord de la mer. Elle fait semblant de dormir. Non qu'elle soit fatiguée, mais elle a besoin de réflechir. La tête renversée en arrière, elle ferme les yeux. Au bout d'un moment, la fille, Iris, se penche pour éteindre la radio. La musique orchestrale, qu'Esme appréciait, à la vérité, est réduite au silence.
C'est là l'unique attention qu'on ait témoignée à Esme depuis bien longtemps. Un peu plus et elle se mettrait à pleurer, ce qui ne lui arrive plus jamais. L'envie d'ouvrir les yeux et de prendre la main de la fille l'envahit. Mais elle n'en fait rien. La fille ne sait pas à quoi s'en tenir sur son compte, elle préférerait qu'elle ne soit pas là... Esme le sait. N'empêche. Elle craignait que la musique ne trouble son sommeil. Vous vous imaginez ?"
(page 154).

Merci infiniment à Yspaddaden d'avoir fait de L'étrange disparition d'Esme Lennox de Maggie O'Farrell un livre voyageur, me permettant ainsi de découvrir un merveilleux roman et un auteur, dont je découvrirais volontiers les autres oeuvres.




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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 14:42
 

 En attendant l’aube – Ann Moore
Editions France Loisirs, 660 pages.

 Elle a franchi un océan pour fuir l’Irlande, dévastée par la famine et les exactions des Anglais…
Hantée par la disparition de Morgan, l’amour de sa vie et le père de ses enfants, héros de l’indépendance irlandaise, Grace O’Malley a découvert à New York les dures réalités qui attendaient les dernières vagues d’immigrants : chômage, misère, exploitation éhontée, discriminations de tous ordres. Des débuts plutôt rudes dans le Nouveau Monde…
L’existence de la jeune Irlandaise semble pourtant s’éclairer lorsqu’un brillant officier de marine, tombé amoureux d’elle, la demande en mariage. Elle traversa l’Amérique pour le rejoindre à San Francisco.
Elle ignore encore qu’elle devra affronter bien des embûches en attendant cette aube qu’elle appelle de tous ses vœux…

 En attendant l’aube est le dernier roman de la trilogie d’Ann Moore, qui débute par Grace O’Malley, et est suivie par Loin de l’Irlande.

Pour commencer, je dois avouer que j’ai été un peu gênée par le début de ce roman pour deux raisons : le changement de nom subit d’un des personnages et la réapparition miraculeuse du deuxième mari mort de l’héroïne.
En effet, le fils de Grace O’Malley et de Morgan McDonagh, qui se prénommait Morgan dans les deux romans précédent à tout à coup changé de nom pour prendre celui de Jack. J’ai donc eu du mal au tout début à comprendre qui était ce Jack…. Puis l’explication arrivant, on s’y fait.
De plus, on apprend que le mari de Grace O’Malley, Morgan McDonagh est vivant. Il réapparait, comme par miracle, alors qu’on le croyait mort tout au long du deuxième roman. Mais on s’y fait aussi.
Et finalement, cette réapparition permet de poursuivre l’aventure de notre héroïne pour savoir si finalement nos deux tourtereaux vont réussir à se retrouver, ou pas…

Le dernier tome de cette trilogie n’a pas été mon préféré, et il m’a un peu déçu par rapport aux deux précédents, dans lesquels était plus développée la vie des irlandais à l’époque que ce soit dans leur patrie d’origine où en tant qu’immigrés américains.
J’ai trouvé dommage que le récit de ce troisième volet soit plus axé sur la vie amoureuse de notre héroïne, savoir si elle allait finalement épouser le brave capitaine Reinders, ou si son mari Morgan McDonagh allait réussir à la retrouver à temps… Evidemment, il y a autre chose à se mettre sous la dent, mais bon…

Extraits :

« … Pourquoi éprouvait-on de la compassion pour les victimes d’accident, de vol, de violence, et même de meurtre, mais pas pour les victimes de viol ? Le viol était un péché comme les autres, et pourtant les femmes en étaient jugées complices…En fait, le viol aurait dû s’appeler torture, car ses tourments perduraient bien plus longtemps que le corps ne mettait à s’en guérir ; c’était, peut-être, le pire des crimes qu’un homme puisse commettre, car il s’emparait alors de l’âme, de la joie, de l’innocence, de la confiance, et de la capacité d’une femme à aimer librement, sans être entravée par la peur. »

« -… Pourquoi quiconque devrait-il payer pour être né comme il est né, alors que c’est la manière dont nous menons notre vie qui fait de nous ce que nous sommes ?... »

 Bon, finalement, c’est une histoire plutôt agréable à lire dans l’ensemble.

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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 13:15
 

 Loin de l’Irlande – Ann Moore, Edition du Club France Loisirs, 597 pages.

 Veuve de fraîche date, Grace O’Malley embarque sur l’un des « bateaux de la famine » qui emmènent des milliers d’Irlandais loin de leur île, frappée par la guerre et la misère, vers le Nouveau Monde.

Ce départ est un déchirement pour la jeune femme : non seulement elle quitte sa terre natale, mais elle doit laisser derrière elle son père et son fils nouveau-né, trop faible pour supporter le voyage. Au terme d’une éprouvante traversée, Grace arrive enfin à New York. Elle y retrouve son frère Sean, qui l’attend depuis des mois. Mais, alors que celui-ci est enthousiasmé par l’énergie qui émane de la grande ville, Grace découvre l’autre versant du rêve américain, avec son cortège de misère et d’injustice…

 Loin de l’Irlande d’Ann Moore est la suite de Grace O’Malley.

Obligée de fuir l’Irlande, Grace O’Malley, jeune femme sensible et courageuse, embarque, en compagnie de sa fille, sur le navire du capitaine Reinders.

Après une traversée très éprouvante, elle débarque à New York et y retrouve son frère Sean. Là, elle a la chance d’être accueillie, alors que d’autres compatriotes sont toujours dans la misère. Cette terre pleine de promesse que représentait l’Amérique aux yeux de milliers de gens qui ont fuit leur pays et la misère, n’est pas à la hauteur de leurs espérances.

Ici, les immigrants irlandais sont au plus bas de l’échelle sociale, pas mieux considérés que les esclaves noirs.

J’ai bien apprécié ce deuxième volet de l’histoire de Grace O’Malley, cette femme courageuse, et de celle de son peuple, qui sont mises en parallèle dans ce roman. Elle est toujours confrontée à la douleur d’avoir perdu les siens, mais elle est dotée d’un caractère fort, et généreux. C’est une femme admirable et admirée. Elle poursuit sa vie sur un autre continent, confrontée à d’autres aventures…

Une fresque qui nous en apprend sur les conditions de vie de ces immigrants remplis d’espoirs, venus chercher la terre promise en Amérique, et souvent déçus de ce qu’ils y ont trouvé. Une histoire qui nous fait réfléchir sur la perte des valeurs, des traditions et des repères des hommes et leurs conséquences sur leurs vies et celles des générations futures.

Extraits :

« Elle était d’accord avec le journaliste qui écrivait que ces enfants, privés de modèles de gentillesse, de moralité et de considération, deviendraient en grandissant une génération de prédateurs comme il n’en avait jamais existé. Si rien n’était fait pour eux maintenant, ils deviendraient des adultes cruels, dénués de toute conscience morale. Elle avait cru que les pauvres de Dublin étaient les plus démunis, avant de connaître Liverpool. Ici, elle réalisait que l’homme pouvait tomber encore plus bas. »

 « Soustraits à l’influence de leurs traditionnelles paroisses et à la hiérarchie de leurs familles, les irlandais étaient perdus dans ce monde nouveau. Les hommes s’éloignaient de leur femme et de leurs enfants, tirés vers le bas par l’alcool et le dégoût qu’ils avaient d’eux-mêmes, sans pour autant trouver le moyen de soulager leur peine. Le comble de l’absurdité, jugeait Grace, était que ces Irlandais pour qui la terre représentait tout, et qui avaient été  prêts à mourir pour en sauver le moindre lopin, avaient fini par s’implanter en ville, et dans les conditions les plus épouvantables que l’on pouvait y trouver, au cœur des pires taudis, surpeuplés et sordides… »

A découvrir…

Après Grace O’Malley et Loin de l’Irlande, la trilogie d’Ann Moore se poursuit avec En attendant l’aube.


Lu dans le cadre du défi de lecture "Le Nom de la Rose"  
 

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11 mai 2008 7 11 /05 /mai /2008 20:50

Grace O'Malley - Ann Moore
Editions France Loisirs, 696 pages.

 Dans l’Irlande du début du XIXe siècle, Grace O’Malley, quinze ans, se voit contrainte, pour éviter la ruine à sa famille, d’épouser Bram Donnellly, un seigneur anglais. Malgré l’attirance qui la lie secrètement à Morgan, le meilleur ami de son frère aîné, elle s’efforce d’être une bonne épouse et tombe bientôt enceinte. C’est alors qu’elle découvre une facette inconnue de la personnalité de Bram : violent, il n’hésite pas à la frapper malgré son état.

A la naissance de leurs jumeaux, un garçon et une fille, Bram est fou de joie d’avoir un héritier, mais celui-ci meurt huit jours après, fragilisé par les mauvais traitements subis par sa mère durant la grossesse.
Désespérée, trompée et humiliée, Grace veut redonner un sens à sa vie. Bravant l’interdit de son mari, elle va s’engager, aux côtés de Morgan et de son frère, dans la lutte pour la libération de l’Irlande.

Grace O’Malley
est le premier roman d’Ann Moore. Elle est née en Angleterre, et vit aujourd’hui à Bellingham dans l’état de Washington avec son mari et leurs deux enfants.

Grace O’Malley est une jeune fille, qui vit en Irlande au début du XIXe siècle, avec sa famille, composée de son père, sa grand-mère et ses deux frères. Par dévouement familial, afin d'empécher les siens de sombrer dans la misère, elle accepte d’épouser un seigneur anglais. Toutefois, c’est de Morgan, son ami d’enfance, qu'elle est en réalité amoureuse. Elle tombe enceinte, mais les violences de son époux lui feront perdre leur fils.
Cette jeune femme va devoir affronter la violence, l’humiliation, la mort des siens, celle de son peuple, la misère, la famine. Mais jamais elle ne baissera les bras. Dieu l'a mise sur un chemin dont jamais elle ne s'écartera. Grace O'Malley est une jeune femme courageuse, dévouée à sa famille, à son peuple, à sa patrie : l’Irlande.

A travers ses lignes, on découvre la vie du peuple irlandais à une époque douloureuse. Un peuple très attaché à sa culture, ses traditions et ses croyances, lesquelles sont omniprésentes dans leur vie quotidienne. Ces fermiers irlandais ne faisaient que survivre dans la misère sous le joug britannique impitoyable, sans espoir d’améliorer leurs conditions de vie. Et lorsque le ciel s’en mêlait, amenant la famine, la mort était alors partout, dévastant le pays.  

Extrait :

 « - Et si je vous disais, soldat Adams, qu’à votre retour chez vous je viendrai vivre dans votre maison et diriger votre ferme, mais que vous ferez tout le travail et me paierez un loyer en plus ? Je prendrai le meilleur de votre récolte, vos plus belles bêtes, et tout votre argent. Vous pourrez vous marier, mais vous devez d’abord me demander l’autorisation et vous acquitter d’un impôt. Vous n’aurez pas votre mot à dire quant à la gestion de la terre que votre père a travaillée toute sa vie, et il ne pourra pas vous en léguer la moindre parcelle. Si, dans un an ou deux, je décide de faire pousser du blé sur toute l’exploitation et de vous expulser, j’aurai la loi pour moi. »…

Un roman très prenant qu’on voudrait lire d’une traite. On part à la découverte d’un pays riche en culture et tradition à une époque très dure. On y rencontre la force et le courage d’une femme, et à travers elle de son peuple tourmenté, qui lutte pour recouvrer sa liberté et ses droits.

Ce livre est le premier d’une saga de trois romans :

-          Grace O’Malley

-          Loin de l’Irlande

-          En attendant l’aube

Lu dans le cadre du défi de lecture "Le Nom de la Rose"

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