Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Karine et ses livres
  • : Pour vous faire partager mes lectures ...
  • Contact

Bienvenue !


Bonjour et bienvenue à tous.
C'est en toute modestie que je vous ferai partager ma passion pour les livres (entre autres)...
N'hésitez pas à me laisser un petit commentaire à votre passage.
Bonne visite...
Karine

Pour me contacter :
       

Recherche

Curiosités...


Il y a    personne(s) sur ce blog

Archives

A propos de...


Boîte à messages






"On peut juger de la beauté d'un livre à la vigueur des coups de poings qu'il vous a donnés
et à la longueur du temps qu'on met ensuite à en revenir"
Gustave Flaubert








* J'Y PARTICIPE... *






*****


   


*****

 

     


*****






 *****

 




*****

 

 

 



*****

* LIVRES *




*****
 


 *****

LECTURE EN COURS

une-place-a-prendre
Une Place à Prendre - J. K. Rowling

 

ALCOTT Louisa May - Les quatre filles du Docteur March
CONSTANTINE Barbara - A Mélie, sans mélo
CONSTANTINE Barbara - Tom petit Tom tout petit homme Tom
TENENBAUM Sylvie - Pardonner, tyrannie ou libération
TEULE Jean - Le magasin des suicides
THIRY Pierre - Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceay-les-Mines
THOMAS Chantal - Les adieux à la reine
TOLSTOI Léon - Anna Karénine
RULE Ann - Une vengeance au goût amer
25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 06:40


Le chemin des sortilèges- Nathalie Rheims
Editions Léo Scheer - 180 pages.

Un jour, il est parti. Lui qui l'avait vu naître et accompagnée depuis toujours, il s'est retiré dans la solitude.
Dix ans plus tard, elle retrouve sa trace et le rejoint pour comprendre ce qui s'est passé. Dans une maison aux apparences trompeuses commence un huis clos où les cauchemars se confondent avec le réel.
Les souvenirs ressurgissent à travers les contes de fées qu'une main invisible dépose chaque soir à son chevet. De l'éveil de
La Belle au bois dormant au crépuscule de La Petite Marchande d'allumettes, elle franchit les étapes d'une étrange initiation qui la mène à un secret bouleversant.
Aura-t-elle la force d'aller au bout de la vérité, de sa vérité ?
Sur le chemin des sortilèges, le destin attendait son heure.

Le chemin des sortilèges
est le dixième livre de Nathalie Rheims. Elle nous fait partager ici le parcours initiatique d'une jeune femme.
L'héroïne va retrouver Roland qu'elle n'a pas revue depuis dix ans. Elle connaît cet homme depuis toujours puisqu'il l'a vue naître et qu'elle le visite chaque semaine. Mais à la suite d'un accident cérébral qui le prive de l'usage de la parole, il part s'isoler. Roland est pour elle un guide qui va l'emmener à se remémorer un secret de son existence, enfoui dans sa mémoire. Elle va fouiller dans son passé, dans son histoire à laquelle se mêle des contes de fée, pour enfin découvrir la vérité.

Extraits :

- "- Vous devez apprendre à désobéir.
Je ne savais plus dans quel contexte il avait prononcé des mots. En tout cas, je n'avais pas suivi son conseil. j'avais passé une partie de ma vie à obéir aux désirs des autres, sans doute par peur de ne pas être aimée, par crainte de ne pas être reconnue."
(page 27).

- "Je retrouvais dans cette maison les petites pierres blanches des disparus qui tissaient la trame de ma mémoire, comme si je les avais semées ici et qu'elles me conduisaient vers ce recoin qui semblait n'exister que dans mes rêves." (page 101).

Dans le chemin des sortilèges, l'atmosphère est pesante, oppressante, mystérieuse, irréaliste. Le récit oscille à chaque page entre la réalité et l'imaginaire des rêves et des contes de fée.
Le mystère qui entoure cette demeure et ses occupants, ainsi que les secrets qu'ils renferment tiennent le lecteur en haleine tout au long du récit.
Ce roman a été pour moi une belle découverte. Je ne connaissais pas Nathalie Rheims. J'ai bien apprécié de voyager avec notre héroïne sur ce chemin mystérieux entre les contes de fée et sa réalité.
A découvrir... 

Merci à Suzanne de

 et aux Editions Leo Scheer de m'avoir permis de découvrir ce roman.
Partager cet article
Repost0
7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 06:05
 


Dieu est un pote à moi -
Cyril Massarotto

XO Editions - 234 pages.

Il a trente ans, il est plutôt sympa et son meilleur ami c'est Dieu. Très utile, surtout quand on rencontre la femme de sa vie, qu'elle est étudiante à la Sorbonne alors qu'on est... vendeur dans un sex-shop.

"En l'an zéro de cette hisoitre, je rencontre les deux personnes qui vont bouleverser ma vie : Dieu et Alice.
Dieu, c'est... Dieu : fascinant, omniscient, préoccupé par les hommes, attentif mais doté d'un sens du comique parfois surprenant !
Alice, c'est une étudiante en psycho, qui me fait chavirer dès qu'elle lève les yeux sur moi. L'amour avec Alice, c'est tellement rare, tellement fort qu'on l'apprécie à chaque instant et qu'on ne s'en remet jamais.
Et Dieu dans tout ça ? On parle, on rigole, on raisonne, on se dispute, mais il est là, toujours, même dans les moments les plus noirs. Dieu est un ami tellement formidable que j'en oublierais presque qui Il est.
Et pourtant, il faudra bien qu'Il réponde à cette question : pourquoi moi ? Pourquoi m'avoir choisi entre tous les hommes comme meilleur ami ?"

Dieu est un pote à moi est le premier roman de Cyril Massarotto.

Tout commence lorsque Dieu, entre en contact avec notre héros. En effet, Dieu l'a choisi pour être son ami...
Avoir Dieu pour ami, ce n'est quand même pas rien ! Et ça peut se révéler très pratique, et simplifier drôlement la vie. Notamment pour séduire la jeune femme dont on est amoureux, ou bien pour trouver du travail...
En plus, Dieu est bourré d'humour ! Et c'est même un grand farceur !
Ainsi la vie de notre héros semble fort facilitée grâce à cette rencontre, à cette incroyable amitié.
Mais...

La chute, car chute il y a, est abrupte, soudaine. On plonge de la quasi béatitude à la souffrance sans transition.

Dieu est Amour, mais il pleure aussi car il ressent absolument TOUTE la souffrance des hommes. Et de la souffrance, de l'intolérable, dans ce monde, il y en a...

Extraits :

" Un ami m'a dit il n'y a pas si longtemps, en citant je ne sais plus qui, qu'avoir un enfant, c'était déplacer le centre du monde de soi vers quelqu'un d'autre." (page 77).

"Je crois que tous les somnifères que l'on avale lorsqu'on est adulte, ce sont toutes les berceuses que l'on ne nous a pas chantées quand on était enfant." (page 81). 

"Ce que je veux te faire comprendre, c'est qu'il faut juste vivre, prendre les choses comme elles viennent. Le bonheur n'est pas un projet. Sois-en bien conscient. Vis, et ne t'encombre pas l'esprit de questions inutiles." (page  102).

Dieu est un pote à moi est un roman qui se laisse dévoré. Le style de Cyril Massarotto est limpide. Il s'adresse à son lecteur, comme on s'adresse à un pote.
Dieu est un pote à moi est un roman à la fois drôle, tendre, émouvant. Un roman truffé de beaux messages à méditer. Un roman plein d'espoir...

Dieu est un pote à moi de Cyril Massarotto est un roman que j'ai beaucoup aimé.
J'attends donc avec impatience le prochain roman de Cyril Massarotto.
 
 

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 06:12


Le Fiancé de la lune- Eric Genetet
Etitions Héloïse d'Ormesson - 124 pages.

Toujours entre deux hôtels, entre deux missions, à quarante ans Arno Reyes voyage seul et vit léger. C'est un homme libre. Quand il rencontre la radieuse Giannina, inaccessible étoile, princesse de ses rêves en technicolor, il n'a qu'une certitude : elle est celle qui lui donnera le plus grand rôle de sa vie.

Le Fiancé de la lune est le premier roman d'Eric Genetet.

Arno Reyes est un solitaire. Toujours prêt pour partir aux quatre coins du monde, il voyage léger et sans attache. Son seul compagnon se nomme solitude...
Jusqu'à ce qu'il rencontre Giannina...

Eric Genetet nous parle d'amour. Un amour passionnel à travers les yeux d'un homme, ceux d'Arno. Un amour qui fait que rien d'autre n'a de l'importance hormis être avec l'être aimé. Un amour qui bouscule la vie et fait changer de vie.
On commence par une première rencontre, un premier baiser... On s'aime comme dans un film romantique...
Et comme le plus important dans la vie est "d'aller au bout de ses rêves"...
On s'installe ensemble et on veut un enfant...
Et l'enfant arrive pour le plus grand bonheur des parents.
Et là, les relations changent, le duo devient trio, et à chacun d'y trouver sa place et d'accepter ce changement... Pas facile...
On s'éloigne, on s'égare...
Mais le drame approche, inévitable, on le pressent...

Extraits :

"Il citait souvent cette phrase du livre de Jack London : "Tout peut s'en aller dans ce monde, sauf l'amour. L'amour ne peut pas faiblir. S'il trébuche en chemin et s'effondre comme une chiffe, c'est que ce n'était pas de l'amour." (page 38).

"Pour moi elle n'était plus la même femme.
Elle était en train d'accomplir un acte que je trouvais héroïque, c'était le sommet de l'amour. Atteindre le sommet, à deux, et regarder le monde d'en haut
." (page 77).

Le Fiancé de la lune est un roman d'amour. Il se lit d'une traite.
Toutefois, je dois avouer avoir été agacée par le style des échanges entre nos deux  amoureux au début de leur relations. A vouloir paraître poétiques, romantiques et spirituels, ils m'ont paru un peu lourds et n'ont pas su me toucher.
J'ai aussi trouvé Arno, devenu papa, vraiment énervent et totalement égoïste.
Hormis ça, j'ai préféré la deuxième partie du roman, que j'ai trouvé plus émouvante, plus poignante.
 
Dans l'ensemble Le Fiancé de la lune d'Eric Genetet est un roman que j'ai trouvé plutôt touchant et que j'ai bien apprécié. Mais une fois la découverte passée, je ne pense pas qu'il me restera grand chose de ma lecture.

Je remercie Suzanne de
   
et les Éditions Héloïse d'Ormesson de m'avoir permis de découvrir ce roman.

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 06:30


Le magasin des suicides - Jean Teulé
Editions France Loisirs - 157 pages.

Vous avez raté votre vie ?
Avec nous, vous réussirez votre mort !...

Imaginez un magazin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre, en la personne du petit dernier, Alan...


La famille Tuvache tient un commerce un peu particulier... qui propose à des clients désespérés divers accessoires pour leur permettre de ne pas rater leur suicide... Ici sont en vente la traditionnelle corde avec noeud coulant, des poisons divers (très féminin le suicide au poison !)... Tout est fait pour que le client soit "satisfait"...
Seul ombre au tableau : Alan, le petit dernier qui déborde d'optimisme... De quoi faire couler l'affaire !!!

Jean Teulé nous livre avec le magasin des suicides un roman décalé, à l'humour noir et au style décapant, dans lequel la mort et plus particulièrement le suicide sont tournés en dérision.
Cette famille Tuvache m'a un peu fait penser à la famille Adams. Ils sont absolument morbide. Et c'est vraiment drôle !
A part, le petit dernier qui est, envers et contre tous, optimiste... Inconcevable !!!
Mais finalement... Allez savoir ce qu'une graine d'optimisme peut faire dans un pot même tout noir...
J'ai été touché par le passage où Lucrèce Tuvache évoque son enfance. Un petit moment émouvant.

Extraits :

"Le si maigre Vincent au crâne bandé sort de sous la table un volumineux paquet. Marilyn en défait le papier d'emballage décoré de clowns. Son grand frère lui explique l'utilité de ce présent excentrique :
- C'est un casque intégral de moto en carbone indestructible dont j'ai blindé la visière. A l'intérieur, j'ai fixé deux bâtons de dynamite d'où pendent deux fils... Comme ça, si un jour maman et papa nous permettent de nous autodétruire, tu enfiles le casque, attaches la sangle sous le menton et puis tu tires sur les deux fils. Ta tête explosera dans le casque sans tacher les murs
." (page 50).

"Allez, choisis... mais choisis bien, hein, car, dans ce bocal, seulement un bonbon sur deux est mortel. La loi ordonne qu'on laisse une chance aux enfants." (page 56).

"- Faire ça... des Tuvache ! Vous êtes la honte de votre race ! Dix générations dans le suicide, on n'a jamais vu une pareille escroquerie ! Je me disais aussi quand ils revenaient : "Mais pourquoi ne meurent-ils pas ?" Et toi, Vincent, dont j'étais si fier... J'aurais dû t'appeler Brutus ! Tu t'es laissé influencer par ce petit con qui mérite bien, lui, un prénom de pédé anglais. Ah l'enculé !" (page 81).

Le magasin des suicides de Jean Teulé a été une très sympathique découverte. Un bon moment de détente. 
Ce petit livre m'a donné envie de découvrir autre chose de cet auteur...

Un grand merci à Sylvie pour le prêt de son

Partager cet article
Repost0
25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 06:30


Fanfan- Alexandre Jardin
Flammarion - 234 pages.

Alexandre Crusoé et Fanfan ont vingt ans lorsqu'ils se rencontrent pour la première fois. Il comprend très vite que cette fille imprévisible est la femme de sa vie et qu'elle l'aime ; mais il n'a pas le courage de tromper ou de quitter Laure avec qui il coules des jours paisibles. L'idée de marcher sur les traces de ses parents inconstants le panique. Il rêve de stabilité et redoute l'énergumène passionné qui sommeille en lui.
En digne descendant de Robinson Crusoé, Alexandre se lance alors dans une aventure singulière : il décide de résister toujours au désir que lui inspire Fanfan et de ne jamais avouer sa passion afin de la soustraire à l'usure du temps.
Faire la cour à Fanfan sans fléchir devient sa maxime.
Elle est livre et non libérée. Sa désinvolture fascine Alexandre autant qu'elle l'affole. Amoureuse, elle usera de toutes les ressources de son imagination pour exacerber la concupiscence d'Alexandre, avec l'espoir de l'obliger ainsi à renoncer à sa résolution.
Fanfan est le roman d'un jeune homme qui voulut prolonger éternellement les préludes d'un amour.

Ainsi débute le récit :
"Depuis que je suis en âge d'aimer, je rêve de faire la cour à une femme sans jamais céder aux appels de mes sens."
Et cette première phrase exprime à merveille l'objectif que c'est fixé notre jeune héros, Alexandre Crusoé, lorsqu'il tombe passionnément amoureux de Fanfan. Mais c'est sans compter sur les charmes de la belle, qui fera tout pour vaincre la résistance de notre jeune homme.

Fanfan d'Alexandre Jardin est un roman que j'ai dévoré. Il se lit très facilement, est charmant, romantique à souhait, le tout arrosé d'un soupçon de dérision.
Cependant,  Alexandre Crussoé m'a tout de même par moment un peu agacé. Il se tient sans fléchir à son désir de ne pas consommer, mais ne prend pas vraiment en compte les souffrances que peut endurer sa jeune amie Fanfan. J'ai trouvé qu'il poussait tout de même le bouchon un peut loin, en allant jusqu'à aménagé dans l'appartement mitoyen, et à jouer les voyeurs. Il devient complètement obsessionnel, totalement fou.
J'ai bien apprécié Maude et Monsieur Ti, les deux grands parents de coeur, qui viennent combler le manque qu'il a de sa propre famille, et qui sont devenus pour lui des guides.

Extraits :

"Si tu ne paies pas, la vie ne sera pas prêteuse avec toi..." (page 58).

"Après vint-cinq ans de vie commune, ils ne se haïssaient point, se parlaient encore quelquefois et, chose extraordinaire, se saluaient chaque matin. Chantebise remarquait même les nouvelles robes de son épouse, qui poussait la débauche de tendresse jusqu'à l'embrasser sur le front les jours de fête." (page 124).

"L'amour exige le risque de l'échec. C'est le prix à payer." (page 228).

Fanfan d'Alexandre Jardin est une lecture que j'ai vraiment aimé. Un roman très agréable à lire. Une fort belle histoire d'amour.

Il faut noter qu'Alexandre Jardin a également réalisé un film Fanfan avec Sophie Marceau et Vincent Pérez.


Partager cet article
Repost0
24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 06:30



La Fausse Veuve
- Florence Ben Sadoun

Denoël - 107 pages.

"Aujourd'hui je suis plus vieille que toi alors que j'avais neuf ans de moins que vous..." Ainsi commence La Fausse Veuve. Tutoyant et vouvoyant dans la même phrase son amant disparu, l'héroïne lui
raconte, et nous raconte, dix ans après, l'histoire qui leur a été volée. Ce que furent leur amour, leurs moments de bonheur, et aussi le désespoir, leurs muets tête-à-tête à l'hôpital quand, victime d'un grave accident cérébral, il s'écroule, et se réveille paralysé et privé de parole. Face au drame du "locked-in syndrome", face à la destinée légendaire d'un personnage que les médias se sont approprié, une femme n'oublie pas qu'il était un homme. Comment se parler d'un souffle ? Comment s'aimer sans se toucher ? Comment lire les battements d'un coeur au rythme d'un battement de paupières ? C'est ce chemin escarpé, compliqué, et parfois très éloigné du deuil, qu'on suit dans ce roman en s'arrêtant sur les cases de l'enfance, en reculant sur celles de l'amour et de la religion, et en sautant à pieds joints sur celle de la mort comme au jeu de la marelle.

La Fausse Veuve
de Florence Ben  est court roman d'une centaine de pages, écrit d'une manière extrêmement poétique, sur du beau papier bien épais. Un beau livre agréable à toucher, agréable à sentir.

Il s'agit là d'une histoire poignante d'une femme qui a vécu une histoire d'amour douloureuse. Ce livre est un accouchement de la douleur. La douleur d'avoir été la maîtresse d'un homme marié à sa femme légitime. La douleur d'aimer cet homme devenu tétraplégique. La douleur de l'impuissance. La douleur de la mort de cet homme. La vie qui est plus forte que la mort.

Tout cela nous est révélé avec beaucoup de poésie. J'ai aimé la façon dont l'auteur joue avec les mots, avec les sens. On respire avec elle, on sent avec elle.
Elle nous surprend en employant à la fois le vouvoiement et le tutoiement, mais cela n'a en rien gêné ma lecture. Cela donne une certaine hauteur à leur relation hors du commun, à leur intimité.
L'héroïne replonge dans son passé. Son histoire d'enfant. Son histoire de maîtresse. Son histoire de fausse veuve, qui n'a pas sa place. Son histoire de femme vivante. Une histoire douloureuse.

Extrait :

"Vous êtes mort trois fois : le soir de l'accident vasculaire cérébral où ton corps s'est arrêté net, l'après-midi de ta mort où ta tête a suivi l'arrêt du coeur, et enfin cette fameuse nuit noire où votre esprit s'est dissous quand j'ai eu l'intime conviction que les mains de l'homme qui me caressait avaient tenu votre cerveau entre leurs paumes." (page 12).

La Fausse Veuve de Florence Ben Sadoun est un roman à la fois poignant et sensuel. Une histoire d'amour hors du commun. Une histoire de souffrance.

Je remercie
  &

de m'avoir permis de découvrir ce roman.

Partager cet article
Repost0
21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 06:30



Parce que je t'aime- Guillaume Musso
Pocket, 314 pages.

Layla, petite fille de cinq ans, disparaît dans un centre commercial de Los Angeles.
Ses parents, brisés, finissent par se séparer.
Cinq ans plus tard, elle est retrouvée à l'endroit exact où l'on avait perdu sa trace.
Elle est vivante mais reste plongée dans un étrange mutisme.
A la joie des retrouvailles, succèdent alors les interrogations : où était Layla pendant cette période ? Avec qui ? Et surtout : pourquoi est-elle revenue ?

Nicole et Mark s'aiment, ils ont chacun un métier passionnant, et  une petite fille de cinq ans, Layla. Leur bonheur est complet.
Mais un jour, dans un centre commercial, Layla disparaît. Commence alors une longue descente aux enfers, dont ils ne ressortirons pas indemnes. Mark sombre et décide de tout laisser derrière lui. Il se retrouve dans la rue.
Cinq ans plus tard, il est contacté par Nicole. C'est lui qui avait raison... Layla est en vie...

 Que c'est il passé pendant ces cinq années ? Pourquoi Nicole n'est pas venue chercher Layla avec Mark ? Mark connaît-il tout du passé de sa femme ?

Guillaume Musso nous tient en haleine avec le mystère de la réapparition de Layla cinq ans après sa disparition. Il nous fait découvrir le passé de chacun par le biais de flash-back, et petit à petit, le mystère se dévoile.
J'aime bien les citations que Guillaume Musso nous fait partager à chaque début de chapitre.

Extrait :

"Nous devons nous y habituer : aux plus importantes croisées des chemins de notre vie, il n'y a pas de signalisation.
Ernest Hemingway"

Parce que je t'aime de Guillaume Musso a été pour moi une lecture agréable.

 

Partager cet article
Repost0
8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 06:30


Une nouvelle vie- Françoise Bourdin
Editions Belfond - 441 pages.

La vie d'Alban Espérandieu bascule le jour où un accident l'oblige à renoncer à sa carrière de pilote. Le séduisant commandant de bord décide alors de quitter Paris et de s'installer à Trouville, dans la maison où il a passé toute son enfance. Il y retrouve Jo, sa grand-mère adorée, qui l'a élevé avec ses deux frères après la mort tragique de leurs parents. Mais la vieille femme ne voit pas d'un bon oeil l'arrivée de son petit-fils, bientôt rejoint par Valentine, la femme qu'il aime. Traductrice pour une grande maison d 'édition, celle-ci n'abandonne pas pour autant ses activités, appréciant le calme du bureau qu'elle s'est aménagé pour travailler.
Tandis qu'il s'interroge sur sa reconversion professionnelle, le pilote découvre par hasard des événements étranges qui se sont déroulés dans la villa trente ans plus tôt. Entouré de ses frères, de ses belles-soeurs et de Jo, qui en sait visiblement plus qu'elle ne le dit, il essaie d'y voir plus clair dans son passé.
En livrant un à un ses secrets, la maison va-t-elle empêcher Alban de se reconstruire ?

A la suite d'un accident, Alban ne peut plus exercer son métier de pilote. Il décide de partir vivre dans la maison de son enfance à Trouville, avec Valentine, la femme qu'il aime. Joséphine, sa grand-mère, ne voit pas son installation dans cette maison maudite d'un très bon oeil... Le passé doit rester enfoui...

Une nouvelle vie de Françoise Bourdin a été rapidement lu. J'ai deviné rapidement la vérité sur le drame qui a touché cette famille. J'ai trouvé ce court roman bourré de cliché, assez superficiel : des amoureux, un drame familial, des mensonges, de la jalousie...
Cette lecture n'a pas été désagréable, mais elle ne me laissera pas un souvenir impérissable.

Partager cet article
Repost0
23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 06:30


Les enfants de la liberté -
Marc Levy
Pocket, 372 pages.

On est tous l'étranger de quelqu'un.
Jeannot,
Tu leur diras de raconter notre histoire, dans leur monde libre. Que nous nous sommes battus pour eux. Tu leurs apprendras que rien ne compte plus sur cette terre que cette putain de liberté capable de se soumettre au plus offrant. Tu leur diras aussi que cette salope aime l'amour des hommes, et que toujours elle échappera à ceux qui veulent l'emprisonner, qu'elle ira toujours donner la victoire à celui qui la respecte sans jamais espérer la garder dans son lit. Dis-leur Jeannot, dis-leur de raconter tout cela de ma part, avec leurs mots à eux, ceux de leur époque. Les miens ne sont faits que des accents de mon pays, du sang que j'ai dans la bouche et sur les mains.

Marc Levy écrit ici un ouvrage qui relate une histoire vécue par son père Raymond Levy, dit "Jeannot" et son oncle Claude.
En 1942, Jeannot et Claude intègrent la 35è brigade FTP-MOI de Toulouse, un groupe de Résistants particulier par sa multinationalité et sa jeunesse, qui lutte pour la LIBERTE.

On plonge avec les enfants de la liberté dans le quotidien de ses deux frère qui s'aiment et s'unissent à d'autres copains pour résister à l'injustice, à l'inhumanité, à la cruauté...
Ces résistants on sacrifié leur jeunesse, leur vie pour sauver un pays de l'HORREUR !

Ce livre m'a vraiment touché, ému. Il m'a pris à la gorge. J'ai eu envie de pleurer de crier, face à cette haine, cette violence, cette inhumanité infligée à des hommes, des femmes, des enfants même, relégués à l'état bestial et même encore moins souvent, auxquels ont voudrait oter jusqu'à la dignité. Comment des hommes ont pu infligé à d'autres hommes de telles châtiments, de telles tortures ? Comment peut on en arriver à de telles horreurs ?...

Ce livre est un témoignage poignant qui rend un bel hommage aux hommes et femmes de la Résistance, qui ont eu le courage de lutter contre l'injustice au prix de leur vie pour la LIBERTE. Chacun à sa façon, selon ses moyens, par des actions de plus ou moins grandes envergures, petit à petit...

Extraits :

"Tu vois, dans cette France triste, il y avait non seulement des concierges et des logeuses formidables, mais aussi des mères généreuses, des voyageurs épatants, des gens anonymes qui résistaient à leur manière, des gens anonymes qui refusaient de faire comme le voisin, des gens anonymes qui dérogeaient aux règles puisqu'elles étaient indignes." (page 35).

"- Ce soir, je ne reviendrai pas, ne cesse-t-il de répéter, mais ce soir, les miliciens non plus ne rentreront pas chez eux. Alors, des tas de gens que nous ne connaissons pas auront gagné quelques mois de vie, quelques mois d'espoir, le temps que d'autres chiens viennent repeupler les terriers de la haine." (page 156).

"Tu vois, c'est l'histoire d'un curé qui se prive de manger pour sauver un Arabe, d'un Arabe qui sauve un Juif en lui donnant encore raison de croire, d'un Juif qui tient l'Arabe au creux de ses bras, tandis qu'il va mourir, en attendant son tour ; tu vois, c'est l'histoire du monde des hommes avec ses moments de merveilles insoupçonnées." (page 186).

Les enfants de la liberté de Marc Levy est un livre qui m'a pris à la gorge. Un livre poignant, émouvant, qui nous révèle le quotidien et surtout le courage de ces hommes et de ces femmes qui ont RESISTER pour la LIBERTE et pour un jour revoir le printemps...

 

Partager cet article
Repost0
17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 06:30



Je l’aimais
– Anna Gavalda
J’ai lu, 155 pages

 

« On biaise, on s’arrange, on a notre petite lâcheté dans les pattes comme un animal familier. On la caresse, on la dresse, on s’y attache. C’est la vie. Il y a les courageux et puis ceux qui s’accommodent. C’est tellement moins fatigant de s’accommoder… »

A-t-on le droit de tout quitter, femme et enfants, simplement parce que l’on se rend compte – un peu tard – que l’on s’est peut-être trompé ? Adrien est parti. Chloé et leurs deux filles sont sous le choc. Le père d’Adrien apporte à la jeune femme son réconfort. A sa manière : plutôt que d’accabler son fils, il semble lui porter une certaine admiration. Son geste est égoïste, certes, mais courageux. Lui n’en a pas été capable. Tout au long d’une émouvante confidence, il raconte à sa belle-fille comment, jadis, en voulant lâchement préserver sa vie, il a tout gâché.

 

Chloé est anéantie, son mari l’a quittée pour une autre. Par une nuit, c’est son beau-père qui tente de lui insuffler un souffle d’énergie et de réconfort par la confidence…

J’ai fait la connaissance d’Anna Gavalda avec Ensemble, c’est tout, un roman que j’ai vraiment apprécié. J’ai donc voulu faire plus ample connaissance avec cette auteure en me procurant Je l’aimais. Il s'agit là d'un roman assez court. Il traite de la séparation.
Anna Gavalda y évoque le thème de la rupture, de la trahison et l’anéantissement qui la suit. Mais la rupture vue des deux côtés, par celui qui est quitté, sous les traits de Chloé, et par celui qui quitte, grâce aux révélations de Pierre, son beau-père, qui lui, n'avait pas osé. Car en fait, il n'est pas toujours facile d’avoir le « courage » de rompre… Et après, la séparation, il faut avoir la force de se relever…

Extrait :

« La vie, même quand tu la nies, même quand tu la négliges, même quand tu refuses de l’admettre, est plus forte que toi. Plus forte que tout. Des gens sont revenus des camps et ont refais des enfants. Des hommes et des femmes qu’on a torturés, qui ont vu mourir leurs proches et brûler leur maison ont recommencé à courir après l’autobus, à commenter la météo et à marier leurs filles. C’est incroyable mais c’est comme ça. La Vie est plus forte que tout. Et puis, qui sommes-nous pour nous accorder tant d’importance ? Nous nous agitons, nous parlons fort et alors ? Et pourquoi ? Et puis quoi, après ? »

J’ai bien aimé ce roman, même s’il ne m’a pas fait une aussi forte impression que le précédent.

Partager cet article
Repost0

Vous pouvez m'y trouver...

Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs