Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Karine et ses livres
  • : Pour vous faire partager mes lectures ...
  • Contact

Bienvenue !


Bonjour et bienvenue à tous.
C'est en toute modestie que je vous ferai partager ma passion pour les livres (entre autres)...
N'hésitez pas à me laisser un petit commentaire à votre passage.
Bonne visite...
Karine

Pour me contacter :
       

Recherche

Curiosités...


Il y a    personne(s) sur ce blog

Archives

A propos de...


Boîte à messages






"On peut juger de la beauté d'un livre à la vigueur des coups de poings qu'il vous a donnés
et à la longueur du temps qu'on met ensuite à en revenir"
Gustave Flaubert








* J'Y PARTICIPE... *






*****


   


*****

 

     


*****






 *****

 




*****

 

 

 



*****

* LIVRES *




*****
 


 *****

LECTURE EN COURS

une-place-a-prendre
Une Place à Prendre - J. K. Rowling

 

ALCOTT Louisa May - Les quatre filles du Docteur March
CONSTANTINE Barbara - A Mélie, sans mélo
CONSTANTINE Barbara - Tom petit Tom tout petit homme Tom
TENENBAUM Sylvie - Pardonner, tyrannie ou libération
TEULE Jean - Le magasin des suicides
THIRY Pierre - Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceay-les-Mines
THOMAS Chantal - Les adieux à la reine
TOLSTOI Léon - Anna Karénine
RULE Ann - Une vengeance au goût amer
4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 06:48


Le Père de la Petite- Marie Sizun
Edition Seuil -  158 pages

Paris, 1944. Une petite fille de quatre ans vit dans l'insouciance de la guerre, heureuse et libre, seule avec une mère fantasque qu'elle adore. Lorsque revient le père, qu'elle n'a jamais vu, prisonnier de guerre libéré, l'existence de celle qu'on appelle "la petite" est bouleversée.
Pour cet intrus qui lui prend sa mère et entend imposer son autorité, elle éprouve d'abord de la haine, de l'effroi aussi devant sa dureté, sa violence, son étrangeté. Puis, avec tout l'excès dont est capable un enfant, elle se met à l'aimer d'un amour absolu, exclusif, un peu fou. Mais elle va être à l'origine d'un drame familial dont l'ombre se dessinait dès les premières pages du livre.
Qu'est-ce-qu'un père ? C'est la question qui court tout au long de cette remontée de souvenirs, poignants mais distanciés, écrits à la troisième personne et dans une grande économie de style. La réponse, lumineuse, nous sera donnée dans les tout derniers mots du texte.

France, la petite, a quatre ans et demi. Elle vit avec sa mère. La petite et sa mère sont unies par une grande complicité, un amour fusionnel.
La petite ne connaît pas son père, parti à la guerre.
Dès le début, alors que le retour du père devrait réjouir la mère et la fille, on pressent un malaise. Ce retour s'annonce comme une menace.

"La petite ne dit plus rien. Elle a l'impression que tout à coup, mystérieusement, le monde a changé." (page 10).

"Le véritable univers de la petite, ce qui est pour elle le monde, le seul monde imaginable, c'est sa mère." (page 15).

Et effectivement, le père de retour, tout change. La petite se sent désormais une intruse dans cette nouvelle vie de famille. La mère est passée à l'ennemi.
Puis, peu à peu, père et fille s'apprivoisent...

Le Père de la Petite de Marie Sizun relate la place du père dans la famille à travers les yeux d'une petite fille.
Mais au delà de cela, est mentionné la position de l'enfant lors de la séparation des parents. En effet, l'enfant n'a pas le choix. Le choix des adultes lui est imposé, sans qu'il ait à émettre un avis, alors qu'il est un membre de la famille à part entière, et que sa vie va être bouleversée. Il subit...

Le Père de la Petite de Marie Sizun est un très bel ouvrage et je remercie Liliba de l'avoir fait voyager jusqu'à moi.

 

Partager cet article
Repost0
29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 06:06


Les Yeux jaunes des crocodiles- Katherine Pancol
Le Livre de Poche - 672 pages.

Ce roman se passe à Paris.
Et pourtant on y croise des crocodiles.
Ce roman parle des hommes.
Et des femmes. Celles que nous sommes,
celles que nous voudrions être,
celles que nous ne serons jamais,
celles que nous deviendrons peut-être.
Ce roman est l'histoire d'un mensonge.
Mais aussi d'une histoire d'amours,
d'amitiés, de trahisons, d'argent, de rêves.
Ce roman est plein de rires et de larmes.
Ce roman, c'est la vie.

Ce roman commence par la séparation de Joséphine et Antoine. Elle travaille pour le CNRS, spécialiste du XIIème siècle, lui se retrouve au chômage.
Antoine partit, Joséphine se retrouve livrée à elle-même, seule, pour assumer le quotidien et subvenir aux besoins des ses filles, Hortense quinze ans et Zoé dix ans. Tâches d'autant plus difficile qu'Hortense, continuellement en conflit avec sa mère, est une jeune-fille fort exigeante qui place le confort matériel avant tout, à l'image de sa tante Iris et de Madame Mère.
Madame Mère, la mère de Joséphine et d'Iris, est une femme parfaitement détestable, qui a toujours eu une préférence pour Iris, laquelle n'est que beauté et aisance, alors qu'elle n'a que mépris et incompréhension envers Joséphine, plus simple et "nunuche".
Mais dans la vie, la roue tourne. Et les personnes les plus heureuses et le plus en osmose avec leur vie, ne sont pas toujours celles qu'il paraît !

Les Yeux jaunes des crocodiles de Katherine Pancol est un roman qui se laisse lire avec grand plaisir.
Les personnages sont très attachants. Chacun a sa propre histoire, sa part de mystère.
J'émets juste un petit bémol en ce qui concerne la révélation de l'histoire de Shirley, l'amie de Joséphine, que j'ai trouvé un peu tirée par les cheveux.
En dehors de ça, j'ai vraiment apprécié cette lecture. Ce roman est une histoire de femme, une histoire de vies.
Je n'ai d'ailleurs pas pu m'empêcher de penser par moment au roman d'Anna Galvalda, Ensemble c'est tout.
Chacun a ses propres blessures à  porter, doit les comprendre et faire avec pour grandir, s'épanouir, et savoir accepter ce que la vie lui offre.
Car souvent, dans la vie, un mal arrive pour un bien ! Seule la peur empêche d'avancer !

"Jusqu'à maintenant tu t'étais retranchée dans ton mariage, dans tes études, mais tu es en train de mettre le nez dehors et il va s'en passer des choses, tu vas voir ! Dès qu'on bouge, on se met à faire bouger la vie autour de soi. Tu n'y échapperas pas." (page 123)

Les Yeux jaunes des crocodiles de Katherine Pancol a été pour moi une très belle lecture !
A suivre avec La Valse lente des tortues sous peu...

Partager cet article
Repost0
23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 06:38


No et moi- Delphine de Vigan
Le Livre de Poche - 256 pages.

Elle avait l'air si jeune. En même temps il m'avait semblé qu'elle connaissait vraiment la vie, ou plutôt qu'elle connaissait de la vie quelque chose qui faisait peur.
D.V.

Adolescente surdouée, Lou Bertignac rêve d'amour, observe les gens, collectionne les mots, multiplie les expériences domestiques et les théories fantaisistes. Jusqu'au jour où elle rencontre No, une jeune fille à peine plus âgée qu'elle. No, ses vêtements sales, son visage fatigué, No dont la solitude et l'errance questionnent le monde. Pour la sauver, Lou se lance alors dans une expérience de grande envergure menée contre le destin.
Mais nul n'est à l'abri...

Lou est une enfant de treize ans solitaire. Surdouée, elle se sent différente de ses camarades, elle a de la difficulté à s'intégrer. Elle aime se rendre dans les endroits publics pour observer l'émotion des personnes. Elle souffre.

"Je voudrais seulement être comme les autres, j'envie leur aisance, leurs rires, leurs histoires, je suis sûre qu'ils possèdent quelque chose que je n'ai pas, j'ai longtemps cherché dans le dictionnaire un mot qui dirait la facilité, l'insouciance, la confiance et tout, un mot que je collerais dans mon cahier, en lettres capitales, comme une incantation." (page 53).

No est à peine plus âgée. Elle vit dans la rue, seule, livrée à elle même. La rue, avec ses propres règles, ses dangers.

"...dehors, on n'a pas d'amis." (page 58).

"Mieux vaut ne pas se faire remarquer. Baisser les yeux. Se fondre dans le décor. Ne pas empiéter sur le territoire du voisin. Eviter les regards.
Dehors, elle n'est rien d'autre qu'une proie."
(page 63).

Lou et No vont se rencontrer. Le temps de préparer un exposé, No va lui raconter la vie dans la rue, avec sa pudeur.

"C'est un cadeau qui n'a pas de prix, un cadeau qui pèse lourd dont j'ai peur de ne pas être digne, un cadeau qui modifie les couleurs du monde, un cadeau qui remet en question toutes les théories." (page 66).

Mais Lou ne peut pas laisser les choses comme elles sont. Elle ramène No chez elle. Elles sont désormais ensembles. Et la vie de famille semble s'améliorer pour chacun, petit à petit.

"Moi, je sais que parfois il vaut mieux rester comme ça, à l'intérieur de soi, refermé. Car il suffit d'un regard pour vaciller, il suffit que quelqu'un tende sa main pour qu'on sente soudain combien on est fragile, vulnérable, et que tout s'écroule, comme une pyramide d'allumettes." (page 117).

Mais pour des êtres brisés, qui n'ont rien à quoi se raccrocher, personne pour les aimer, comment ne pas sombrer ?

Delphine de Vigan, nous raconte la souffrance, la différence, pour une enfant surdouée, pour une mère qui a perdu son enfant, pour une jeune-fille seule, qui n'intéresse personne et qui se retrouve dans la rue.

Delphine de Vigan raconte la difficulté d'aider quelqu'un malgré lui, malgré le destin.

No et moi de Delphine de Vigan est un roman poignant, émouvant.

No et moi de Delphine de Vigan a été lu dans le cadre d'une offre promotionnelle du 
 

Partager cet article
Repost0
13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 06:29


Les Naufragés de l'île Tromelin- Irène Frain
Michel Lafon - 384 pages

Un minuscule bloc de corail perdu dans l’océan Indien. Cerné par les déferlantes, harcelé par les ouragans. C’est là qu’échouent, en 1761, les rescapés du naufrage de l’Utile, un navire français qui transportait une cargaison clandestine d’esclaves.
Les Blancs de l’équipage et les Noirs de la cale vont devoir cohabiter, trouver de l’eau, de la nourriture, de quoi faire un feu, survivre. Ensemble, ils construisent un bateau pour s’enfuir.
Faute de place, on n’embraque pas les esclaves, mais on jure solennellement de revenir les chercher.
Quinze ans plus tard, on retrouvera huit survivants : sept femmes et un bébé. Que s’est-il passé sur l’île ? A quel point cette histoire a-t-elle ébranlé les consciences ? Emu été révolté par ce drame, Condorcet entreprendra son combat pour l’abolition de l’esclavage.
Après Le Nabab, Devi et Au Royaume des Femmes, Irène Frain s’est plongée dans cette extraordinaire aventure et l’a restituée dans un roman vrai d’une bouleversante humanité.


La main du destin, ou celle du diable, pousse le capitaine de l’Utile, Jean de Lafargue, à s'entêter à naviguer plein Est, parce qu’il transporte dans sa cale une cargaison clandestine d’esclaves. Les éléments s’en mêlent. Le navire se brise et l’unique possibilité de survivre pour les naufragés est une île hostile qui ne leur laisse aucun espoir, sur laquelle seules les tortues se risquent à aborder. Castellan, le brillant et courageux premier lieutenant, prend les choses en main, l’unique moyen de s’en sortir vivant pour les naufragés est de quitter cette île des sables, où personne ne viendra jamais les chercher.


"En cette aube du 3 août, il vient donc d'ouvrir une partie décisive : trouver de l'eau par tous les moyens. Et briser simultanément, plus pervers encore que l'enfermement du bateau, l'infernal huis clos de l'île. Faute de quoi, au coucher du soleil, de la plage à ces tentes, au désert de caillasses et jusqu'au camp des Noirs, l'île ne sera plus qu'un champ semé de cadavres." (page 173).

Avec l’aide des esclaves Noirs, les Blancs vont récupérer les restes de l’épave est construire un bateau pour s’enfuir de cette île de la mort.

Mais le bateau s’avère trop petit pour transporter tout le monde. Les esclaves vont devoir rester, et attendre qu’on revienne les chercher.
Castellan le leur a promis !

« En revanche, sur ce qu’il allait dire aux Noirs, Castellan n’avait pas la moindre inspiration. Il s’était dit que le moment venu, il aviserait. Il ne savait toujours pas comment leur annoncer l’indicible : on s’en va, et vous restez. Un seul point dont il fût sûr : les quatre-vingt-seize marins qui avaient refusé de travailler au bateau n’auraient aucun scrupule à embarquer avec les autres. » (page 252).

Les naufragés Noirs ont attendu pendant quinze ans…
Lorsqu'enfin on est venu les chercher, il ne restait sur cette île que sept femmes et un bébé...

Je me suis retrouvée transportée par ce récit sur une île hostile malmenée par les éléments avec ces naufragés qui luttent pour survivre.


Cette histoire que nous raconte Irène Frain est basée sur des fais réels. J'ai été captivée par ce témoignage bouleversant et déchirant, touchée par ces esclaves oubliés...


Un merveilleux roman…

N'hésitez pas à vous rendre sur le site du livre ici.

Merci à Suzanne de  qui m’a permis de découvrir Les Naufragés de l’île Tromelin d'Irène Frain.

Partager cet article
Repost0
7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 06:50


Et le bébé était cuit à point- Mary Dollinger
Jacques André Editeur - 64 pages.

Blanche, sous l'emprise d'une mère indigne et d'un prince qui se veut charmant, travaille dans une entreprise agro-alimentaire dirigée par un ogre. Sa vie est morne, la solitude la ronge. Puis elle croise un chat, botté, et tout devient possible.
Lorsque vous aurez lu ce court roman, vous ne porterez plus le même regard sur les chats en général, et le vôtre en particulier.
Un conte cruel, écrit par une humoriste à l'anglaise mais d'une tendresse toute française, qui vous rappellera ce qui s'est toujours raconté depuis la nuit des temps : les hommes et les femmes s'aiment, mais ne savent ni le montrer ni le démontrer.
Quant au bébé, sa cuisson reste une affaire bien délicate.

Et le bébé était cuit à point est un court roman qui peut se lire "en attendant le bus".Il a été pour moi une très agréable découverte tant pour son auteur, Mary Dollinger, que pour son éditeur.

En effet, dans un premier temps, j'ai été charmée par les propos de l'éditeur en début d'ouvrage, lesquels incitent à la lecture.
Puis, la découverte de l'histoire racontée par Mary Dollinger a confirmé cette première impression.

Blanche est une jeune femme pas très bien dans sa peau, étouffée par sa mère, laquelle un an après la mort de son mari, compte bien profiter de la liberté qui lui est offerte en passant d'un amant à l'autre. Blanche se voit un jour confié la garde de Harmonie, un sacré de Birmanie, qui compte bien faire de chez Blanche son chez lui. La cohabitation est au début délicate, pour devenir indispensable. Depuis l'arrivée d'Harmonie, la vie sourit à Blanche comme jamais jusqu'alors : travail, amour, tout semble lui réussir...

J'ai passé un très agréable moment avec l'humour grinçant de Mary Dollinger.
J'ai bien ri en observant les attitudes d'Harmonie, bien caractéristiques dans la personnalité du chat.
Que dire de l'histoire et de sa chute, de Blanche et de sa mère absolument détestable qui n'hésiterait pas cuire son bébé à point : une petite merveille !

Et le bébé était cuit à point de Mary Dollinger est un court roman à la fois grinçant et hilarant !

Je suis absolument ravie d'avoir pu découvrir Et le bébé était cuit à point de Mary Dollinger et je remercie Jacques André Editeur pour son envoi.

L'avis de Géraldine.

Partager cet article
Repost0
1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 06:42


L'Africain- J.M.G. Le Clézio
Folio - 144 pages.

"J'ai longtemps rêvé que ma mère était noire. Je m'étais inventé une histoire, un passé, pour fuir la réalité à mon retour d'Afrique, dans ce pays, dans cette ville où je ne connaissais personne, où j'étais devenu un étranger. Puis j'ai découvert, lorsque mon père, à l'âge de la retraite, est revenu vivre avec nous en France, que c'était lui l'Africain. Cela a été difficile à admettre. Il m'a fallu retourner en arrière, recommencer, essayer de comprendre. En souvenir de cela, j'ai écrit ce livre."

J.M.G. Le Clezio est né le 13 avril 1940 à Nice. En 2008 lui est décerné le prix Nobel de littérature, en tant qu’« écrivain de nouveaux départs, de l’aventure poétique et de l’extase sensuelle, explorateur d’une humanité au-delà et en-dessous de la civilisation régnante ».
.


L'Africain de Jean-Marie Gustave Le Clézio est un roman autobiographique dans lequel il rend hommage à son père, médecin en Afrique, dont il a été longtemps séparé, et à l'Afrique, où il a passé son enfance.
Il arrive en Afrique à l'age de huit ans, après avoir vécu la guerre à Nice, chez sa grand-mère.
Il y découvre des paysages grandioses, la liberté, et un père qu'il ne connaît pas.
Ces souvenirs d'enfance sont racontés d'une manière fort poétique, et on visualise aisément la beauté de la nature environnante.

"Alors, un jour, nous avons courus tout seuls dans la plaine fauve, en direction de la rivière. L'Aiya à cet endroit n'était pas très large, mais était animée d'un courant violent qui arrachait aux rives des mottes de boue rouge. La plaine, de chaque côté de la rivière, paraissait sans bornes. De loin en loin, au milieu de la savane, se dressaient de grands arbres au tronc très droit, dont j'ai su plus tard qu'ils servaient à fournir les planchers d'acajou des pays industriels. Il y avait aussi des cotonniers, et des acacias épineux qui faisaient une ombre légère. Nous courrions presque sans nous arrêter, à perdre haleine, dans les hautes herbes qui fouettaient nos visages à hauteur des yeux, guidés par les fûts des grands arbres. Aujourd'hui encore, quand je vois des images de l'Afrique, les grands parcs du Serengeti ou du Kenya, je ressens un élan du coeur, il me semble reconnaître la plaine où nous courions chaque jour, dans la chaleur de l'après-midi, sans but, pareils à des animaux sauvages." (page 30).

Je dois vous avouer que malgré le style très agréable de l'auteur, je n'ai pu terminer ce pourtant court roman... Je ne vous parle donc que ce que j'ai lu, à savoir jusqu'à la page 68. Impossible pour moi d'avancer dans cette lecture. Tout simplement, pas le bon livre au bon moment...

L'africain de J.M.G. Le Clézio a été lu dans le cadre du

Partager cet article
Repost0
14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 06:52


Un homme à distance- Katherine Pancol
Editions Albin Michel - 178 pages.

L'histoire d'un amour haut comme une cathédrale, violent comme une bordée de pirates, avec des chants, des confessions, de l'encens, des abordages, des orages, des prises d'otages. Beaucoup de ferveur. Beaucoup de souffrance aussi...

Kay Bartholdi est libraire à Fécamp. Elle vit dans sa bulle, partagée entre sa librairie-salon de thè, et ses amis.
Un client la charge de lui procurer des livres exceptionnels, et une correspondance s'établie entre eux. Au début, il s'agit simplement de cerner les désirs du client. Puis, peu à peu, cette correspondance devient de plus en plus intimiste, jusqu'à ce que ces lettres soient attendues de part et d'autre...
Mais Kay est une jeune femme blessée, qui s'est réfugiée à Fécamp pour survivre à son passé. Difficile pour elle de laisser libre cours à son coeur.

Katherine Pancol nous offre avec Un homme à distance un roman sur l'amour.
L'amour des livres. Les correspondances sont ponctuées de références livresques. Notez, qu'une liste les recense à la fin du roman...
L'amour. L'amour blessé, meurtri par des souffrances irréversibles. L'amour qui pousse au désespoir... Le désespoir dont se relève difficilement, petit à petit... Et rien n'est jamais plus comme avant...

Extraits :

" On se construit une bulle, on rend la paille qu'on vous tend et on réapprend à respirer. tout doucement. Avec ces petits riens justement. Ces petits bonheurs de rien du tout, quand le grand bonheur, le bonheur effrayant, le bonheur plus grand que tous les autres vous a déserté.
J'ai connu ce bonheur effrayant. je n'en veux plus. Je ne veux plus rien de grand, d'immense. Ou je le veux à ma taille. Que je puisse passer mes bras autour de son cou, de ses épaules, de ses rêves et le tenir, le tenir..."
(page 88).

"Que nous ont fait les hommes, pour qu'on ait si fort envie de les blesser ? De se venger ? De se comporter comme eux ?" (page 107).

Un homme à distance est un roman poignant. L'histoire d'un amour fou, d'un abandon, et d'une femme blessée.
Un très beau roman qui a su m'émouvoir. La fin est particulièrement forte en émotions.
A lire !

Un homme à distance de Katherine Pancol a été lu dans le cadre du

Partager cet article
Repost0
8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 06:00


Viou -Henri Troyat
Editions J'ai lu - 190 pages.

A huit ans, Viou - de son vrai nom Sylvie fait déjà l'apprentissage de la vie. Elle voudrait tout aimer, tout partager, mais le monde des adultes est si étrange, si effrayant parfois.
Dans cette silencieuse maison du Puy, elle grandit entre des grands-parents qui l'aiment, mais répondent mal à ses peines, à ses questions angoissées. C'est que l'ombre de deux absents enveloppe la petite fille...
Son père est mort dans les combats de la Libération, deux ans auparavant, et le choc fut tel pour Viou qu'il ne lui reste que quelques images brouillées, brisées.
Sa mère très chérie vit à Paris. Mais comment lui dire, avec de pauvres mots, à quel point elle lui manque ?

Viou a huit ans. A la mort de son papa, elle est partie vivre chez ses grands-parents, au Puy. A l'école, elle est plutôt dans les dernières.
Sa maman lui manque. Elle ne peut venir la voir que pendant les vacances. Elle est alors la petite fille la plus heureuse du monde.
La vie au Puy n'est pas toujours facile. Viou se sent un peu seule chez ses grands-parents. Elle ne se sent pas toujours comprise. Grand-mère voue un culte sans borne au souvenir de papa et prie beaucoup. Elle et grand-père ne s'entendent pas très bien.
Viou ne se souvient pas très bien de son papa et cette photo, dans sa chambre ne lui ressemble vraiment pas.
Heureusement qu'il y a Toby, le chien de grand-père, toujours là pour lui apporter soutien et réconfort. 

Extraits :

"Les pleurs l'étranglaient. Elle respirait par saccades. Et Toby léchait les larmes sur ses joues. Auprès de lui, elle se sentait à la fois désespérée et en sécurité. Il la protégeait contre la foudre du ciel et les reproches des hommes. Elle éteignit la lampe et, alors, elle n'eut plus un chien dans ses bras, mais quelqu'un de très intelligent, de très doux, de très fort. Quelqu'un qu'elle avait perdu, deux ans auparavant, et qui revenait pour la consoler. Non pas le coulissier Nestor, tel qu'il était, figé et redoutable, sur le portrait du salon, mais son vrai papa, dont elle se souvenait si mal. Un bonheur triste l'envahit." (page 68).

"Sylvie se jeta contre sa mère avec tant de force que toutes deux chancelèrent. Le bonheur éclatait dans sa tête en fanfare. Elle avait retrouvé sa source." (page 99).
 

Henri Troyat
a su une fois de plus combler mes attentes avec ce roman sur la mort, l'absence, vue par des yeux d'enfant. Je suis rentrée dans l'histoire, émue par cette enfant. Henri Troyat a su me toucher avec des mots simples, me  transporter dans l'univers de cette fillette, me faire partager son incompréhension et ses souffrances.

J'aime beaucoup le dessin de la petite fille sur la couverture de cette édition. Tout comme Viou, elle semble méditer sans les comprendre sur les attitudes des adultes.

Henri Troyat est un de mes auteurs fétiches !

Viou d'Henri Troyat a été lu dans le cadre du

Partager cet article
Repost0
21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 06:49

 


Les Adieux à la reine- Chantal Thomas
Editions du Seuil - 254 pages.

1810. Vienne est une ville ruinée et humiliée par le passage et la victoire de Napoléon. Agathe, ancienne lectrice de Marie-Antoinette, se souvient des derniers jours de la reine à Versailles après la prise de la Bastille, et particulièrement de ce jour où la famille royale s'est trouvée abandonnée.
Avec une écriture fébrile et minutieuse, elle restitue le faste de la Cour, savamment orchestré par cette reine si controversée...

Agathe Sidonie Laborde était lectrice de la reine Marie-Antoinette. Exilée depuis à Vienne, elle raconte les derniers jours qu'elle a passé à Versailles auprès de la reine, après le 14 juillet 1789.

A cette époque, Versailles, sous ses dorures, respire la crasse, le manque d'hygiène, la puanteur. Et malgré ces nombreux désagréments, Versailles fascine et reste une place enviée.
Les journées à Versailles sont rythmées par nombres de cérémonies auxquelles la reine doit se soumettre.  Elle semble emprisonnée dans son rôle de figuration, exhibée tel un animal en cage.
C'est seulement au petit Trianon, qu'elle semble pouvoir être elle-même.
A travers ce portrait, Marie-Antoinette m'est apparue comme une femme seule, malheureuse, une mère inquiète pour ses enfants. Une femme, une mère, que je n'ai pu m'empêcher de plaindre.
Marie-Antoinette, née autrichienne, restera une étrangère responsable de tous leurs maux pour le peuple français.
La misère dans les rues, le peuple se révolte et la Bastille est prise le 14 juillet 1789.
A l'annonce de cette rumeur qu'on ne peut croire, la Panique s'installe à Versailles. Tous ces courtisans, invités à la cour au temps du faste de la royauté, libèrent leur venin, lorsqu'elle est en danger et rivalisent de couardise. C'est à ceux qui partiront le plus vite, abandonnant tout derrière eux, y compris leurs propres enfants. Des êtres sots et incultes, révoltant d'hypocrisie.

Extraits :

- "Marie-Antoinette avait une horreur particulière des puces et des punaises. Elle avait entrepris, à l'aide de produits qu'elle faisait venir de Vienne dans des cassettes que l'on aurait dit de trésors, une lutte méthodique. On mettait son horreur des puces au nombre de ses extravagances d'étrangère, comme cette habitude qu'elle avait de se laver avant de se maquiller..." (page 17).

- "Et comme il n'y avait pas d'enfants à Versailles, les courtisans s'en allaient sans eux, confiants dans le fait que la nourrice qui avait commencé de les nourrir continuerait. Ou bien ils les oubliaient complètement. Devenus féroces, car ils croyaient sentir contre leur gorge la main des révoltés qui les pendaient à la lanterne, certains ne se souvenaient pas même avoir procréé." (page 205).


Malgré l'intérêt historique des adieux à la reine de Chantal Thomas, qui nous permet de revivre dans le détail les derniers jours de la monarchie à Versailles, j'avoue avoir peiné dans ma lecture. Je n'ai pas vraiment réussi à rentrer dans le récit.
Ceci dit, je pense tout de même me pencher à l'occasion sur une autre oeuvre relatant la vie de Marie-Antoinette, femme qui m'est ici apparue fort touchante.



Partager cet article
Repost0
20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 06:50


Le Pays sans Adultes- Ondine Khayat
Éditions Anne Carrière - 338 pages.

J'ai onze ans, et je vis dans une famille complètement tordue. Heureusement qu'il y a mon frère Maxence. Lui, c'est mon manuel du savoir-survivre. Le soir, on ferme nos oreilles à double tour, pour ne plus entendre les cris de nos parents qui se disputent.
Croyez-moi sur parole, la vie, c'est pas pour les enfants.
Maxence a préféré partir au Pays sans Adultes. Moi, j'ai voulu le rejoindre, mais je me suis trompé de chemin. Avec mes nouveaux amis, Valentine et Hugo, on a beaucoup discuté et on s'est fait une promesse : quand on sera grands, on prendra tous les enfants malheureux dans nos filets, et on ne les relâchera que quand ils sauront vraiment nager. Promis, juré.

En général, les romans dans lesquels il est question d'enfants malheureux ou maltraités, j'évite. Je ne supporte pas... Trop sensible...
J'ai fait une exception pour Le Pays sans Adultes... Et je ne le regrette pas !
Evidemment, je ne vous le cache pas, impossible de retenir mes larmes... Ondine Khayat a su me toucher ! 

Slimane, onze ans, nous décrit avec des mots d'enfant son quotidien dans une famille où la mère qui bosse du matin au soir se fait battre par son mari, chômeur alcoolique. Sauf qu'après avoir défiguré sa femme, il en reste pour ses enfants...
Slimane ne peut compter que sur son grand frère Maxence, son arc en ciel, qu'il vénère plus que tout. Lui seul sait le protéger, lui embellir la vie et le faire s'évader de cet enfer.
Mais le Démon est là, avec sa violence... Cette violence qui déborde... 
Et Maxence n'arrive plus à voir les étoiles dans son ciel... Dans son ciel, tout est devenu noir...
Maxence ne l'a pas supporté. Il est parti... au Pays sans Adultes... Laissant seul le petit Slimane...

Ondine Khayat nous offre un récit fort et émouvant raconté avec des mots d'enfants, simples, justes.
Ces enfants qui vivent dans l'angoisse, la peur au ventre, confrontés à la douleur, à la violence, impuissants, "à la merci de la folie des adultes" (page 20). Ces enfants privés de leur insouciance, qui savent des choses, que les enfants ne doivent pas savoir... qui vivent ce que les enfants ne doivent pas vivre... Ces enfants qui ne comprennent pas que les  adultes puissent détruire tout ce  qu'ils touchent... Ces enfants qui prefèrent partir vivre au Pays sans Adultes...

Extraits :

- "- Et maman, elle nous aime ?
- Oui, mais elle est complètement paumée.
- Tu crois qu'elle a perdu son chemin ?
- C'est ça. Elle a pris la mauvaise route. Elle aurait dû revenir sur ses pas il y a longtemps.
- Pourquoi elle l'a pas fait ?
- Les adultes, c'est comme ça qu'ils vivent. Ils font des erreurs, et après, ils ont plus la force de tout recommencer.
- Les enfants, c'est pas pareil ?
- Non, parce que les enfants n'ont pas encore mis de barreaux autour de leur vie."
(page 125).

- "Je pars au Pays sans Adultes. Je voudrais t'emmener avec moi, Slimane, mais tu es encore top petit pour décider, alors je préfère partir tout seul. Là où je serai, je veillerai sur tous les enfants du monde, pour qu'ils ne soient plus jamais seuls. Je sais qu'un jour viendra où le soleil illuminera nos vies et tuera l'obscurité qui les recouvre. Je sais qu'un jour viendra où les enfants n'auront plus jamais peur et ne s'endormiront plus en pleurant, perdus au fond de leur lit. Je ne peux plus rester ici. Je souffre tellement que parfois, je n'arrive plus à respirer. Ne sois pas triste, Slimane. Je serai toujours avec toi. Mais là où je vais, je sera plus utile pour vous tous. Je t'aime. Maxence." (page 144).

J'ai été touchée par ce roman,  par la détresse de ces enfants. Révoltée par cette violence ! Aucun enfant ne devrait jamais subir les erreurs des adultes... Et pourtant...
Je me suis trouvée transportée par ces mots d'enfant à la fois simples et justes.
Un roman magnifique à vous arracher des larmes !
Tout simplement bouleversant !

Un grand merci à Suzanne de   ainsi qu'aux Éditions Anne Carrière pour m'avoir permis de découvrir Ondine Khayat et Le Pays sans Adultes.

Partager cet article
Repost0

Vous pouvez m'y trouver...

Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs