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Karine

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"On peut juger de la beauté d'un livre à la vigueur des coups de poings qu'il vous a donnés
et à la longueur du temps qu'on met ensuite à en revenir"
Gustave Flaubert








* J'Y PARTICIPE... *






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* LIVRES *




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LECTURE EN COURS

une-place-a-prendre
Une Place à Prendre - J. K. Rowling

 

ALCOTT Louisa May - Les quatre filles du Docteur March
CONSTANTINE Barbara - A Mélie, sans mélo
CONSTANTINE Barbara - Tom petit Tom tout petit homme Tom
TENENBAUM Sylvie - Pardonner, tyrannie ou libération
TEULE Jean - Le magasin des suicides
THIRY Pierre - Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceay-les-Mines
THOMAS Chantal - Les adieux à la reine
TOLSTOI Léon - Anna Karénine
RULE Ann - Une vengeance au goût amer
7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 06:29


Le voyage du chat- Yves Pinguilly
Editions Volpilière - 64 pages.

Certains enfants sont capables de bien des choses, mais cette petite fille-là vous emmène de l'autre côté des océans.  Son chat, son trésor, elle ne le laissera pas s'échapper...
Une aventure en entraînant une autre, Marie-Apolline san peur et sans reproche poursuivra un roi, petit mais finalement plutôt un gentil. Elle n'oubliera pas de prévenir sa maman qu'elle prend l'avion et que rien ne l'arrêtera.
Une histoire folle pour une petite  fille extravagante certainement cousine d'
Alice ... au Pays des Merveilles !

C'est le titre de ce petit livre qui m'a attiré en premier lieu : Le voyage du chat. Une histoire de chat, une petite fille prête à suivre son chat partout pour ne pas le perdre, par amour pour son petit trésor... Cette histoire était pour moi !

Bouboule, le chat noir et blanc de Marie-Apolline, joue les acrobates sur les toits et descend dans la rue par la gouttière.
Ni une ni deux, Marie-Apolline, avec rouge à lèvres un peu bleu et talons hauts, dévale les escaliers pour lui courir après !
Elle le poursuit dans la rue, dans le métro... Difficile de le suivre avec tous ces gens !
Mais voilà qu'un petit roi emmène ce chat blanc et noir à l'aéroport. Direction New-York !
Vite Marie-Apolline ! Il faut le suivre !
Un petit message sur le répondeur pour avertir maman, et hop la voilà partie pour New-York dans l'avion privé du petit roi !

Marie-Apolline, petite fille très courageuse, part vivre mille aventures à la poursuite de son chat Bouboule, jusqu'en Amérique !
Sa maman part à sa recherche avec l'aide d'un gentil inspecteur.
Son frère Louis, lui, vit toutes ces aventures à travers ses jeux vidéos.
Bouboule, chat noir et blanc, ou blanc et noir, permet à tout son petit monde  de partir à l'aventure et de faire de belles rencontres.

"C'est alors que Bouboule arriva. Il avait dormi au soleil à côté des hibiscus et des lauriers roses du jardin suspendu. Il sauta su rles genoux de Marie-Apolline, miaula de plaisir. Elle le serra contre sa poitrine et il lui ronronna dans le cou, lui léchant même une oreille !" (page 52).

Le voyage du chat d'Yves Pinguilly est un petit livre à lire à partir de sept ans.
Un conte moderne pour partir à l'aventure grâce à un petit chat curieux.
Le style y est musical et rythmé, et cette petite histoire se lit avec beaucoup de plaisir.
J'ai été ravie de découvrir cette agréable histoire grâce à Babelio.


livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com
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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 06:28


Dis oui, Ninon- Maud lethielleux
Éditions Stock - 252 pages.

"Dans ma classe, une immense dame maigre et très laide avec des cheveux courts et des gros sourcils m'a demandé de recopier le mot écrit sur le tableau. J'ai essayé d'imiter les traits droits comme du blé un jour sans vent, c'était très difficile, mes doigts glissaient sur la mine colorée. La dame s'est approchée et elle a dit : Mon Dieu ! J'ai dit que j'étais pas Dieu mais que si elle voulait m'appeler comme ça, pourquoi pas. Elle a répété :
- Mon Dieu... Tu ne sait même pas écrire "maman" ?
- Non, ça sert à rien que je l'écris puisque je dis jamais maman.
- Tu... tu ne dis jamais maman !
- Non, je l'appelle Zélie parce c'est trop mignon et en plus c'est personnel et assumé pour de vrai.
La dame m'a dit de ne pas parler sur ce ton, j'ai répondu que je ne mangeais pas de poisson parce que sinon, on allais vider la mer."

Du haut de ses neuf ans, Ninon observe le monde. Un monde où les adultes ne s'aiment plus, où les mots n'ont pas de sens, où les mensonges sont rancuniers... Parce qu'elle ne le comprend pas, Ninon décide de s'en détourner et de vivre avec son père qui n'a plus rien. Rien, sauf elle.
Ensemble, ils refont leur monde, construisent une maison à partir de rien, traient les chèvres, vendent sur les marchés, oublient l'école et les bonnes manières, sans se soucier des bien-pensants, ni de madame Kaffe, l'assistance sociale.
Dis oui, Ninon est une histoire d'amour. Celle d'une petite fille pour son père et celle d'un homme pour sa liberté.

Maud Lethielleux est musicienne et metteur en scène. Elle a parcouru le monde, de l'Asie à la Nouvelle-Zélande. Dis oui, Ninon est son premier roman.

Les parents se séparent.
Les filles partent avec Zélie, leur mère, chez L'autre.
Là, elles ont leur propre chambre avec une fenêtre pour regarder les étoiles.
Fred, leur père, n'a à leur offrir qu'une cabane au fond des bois. Il préfère une vie proche de la nature et de ses chèvres.
Ninon, elle a décidé de rester avec son père. Elle, ne le laissera pas tomber.

Dis oui, Ninon est le premier roman de Maud Lethielleux.
Ninon, une jeune enfant de neuf ans, y est confrontée aux problèmes des adultes. De la séparation des parents, de la différence, du manque d'argent, du regard des autres....
Ninon est une enfant qui veut vivre libre. Une enfant qui veut être libre d'aimer et de soutenir ce père que plus personne ne comprend.
Ninon nous offre son regard d'enfant. Une enfant qui comprend le monde qui l'entoure avec son regard innocent, son âme d'enfant.
Ninon observe le monde avec son coeur d'enfant, tel que les adultes ne le voit plus.

Extraits :

"C'est drôle, j'ai l'impression d'avoir grandi tout à coup. Ça fait mal au ventre de grandir, ça fait un noeud tout serré au milieu du ventre, c'est à cause des intestins qui grandissent aussi. C'est très triste de grandir, ça donne envie de pleurer sans larmes." (page 85).

"Une petite soeur, elle l'est pour tout le temps, c'est pas comme les amoureux ou les trucs comme ça, une petite soeur, même quand t'es à quinze kilomètres ou si tu fais des choses, ou si tu fais rien, elle est toujours dans ta poche d'amour éternel. Toujours." (page 146).

"Le vrai bonheur, ça n'a rien à voir avec une robe cerise. le vrai bonheur, il se compte dans al tête, il est invisible, il est dans l'instant du présent, c'est comme une conjugaison qu'on a rien compris, il ne se conjugue pas au futur imparfait, il est parfait d'ailleurs, il est toujours là où on s'y attend pas, il faut juste ouvrir ses yeux." (page 194)

Dis oui, Ninon de Maud Lethielleux est un récit émouvant, tout en sensibilité. Un récit touchant, attachant, qui fait aussi bien sourire que pleurer.
Dis oui, Ninon, c'est frais, c'est simple, c'est beau. Ca se laisse dévorer !
Dis oui, Ninon, à consommer de toute urgence !

Vous pouvez retrouver Maud Lethieulleux sur son blog, et le site officiel Maud et les mots.

Un très grand merci à Antigone d'avoir fait de Dis oui, Ninon de Maud Lethielleux un  et de m'avoir ainsi permis cette très belle rencontre.

L'avis de Chris89, Florinette.

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 06:21



Et on tuera tous les affreux
- Boris Vian
Le Livre de Poche - 224 pages.

Se réveiller tout nu dans une chambre de clinique, où l'on veut vous forcer à faire l'amour avec une très belle fille... L'aventure n'est pas banale. Surtout quand on s'appelle Rocky, que l'on est la coqueluche des demoiselles et qu'on voudrait se garder vierge jusqu'à vingt ans. Un homme assassiné dans une cabine téléphonique, des photos d'opérations chirurgicales abominables, des  courses poursuites, des coups de poing, et, au désespoir de Rocky, des filles partout : tel est le cocktail mis au point par Boris Vian (alias Vernon Sullivan) dans ce polar mené à un train d'enfer, tour à tour angoissant et hilarant. A la clef, la clinique où le diabolique Dr Schuts sélectionne des reproducteurs humains et bricoles des embryons, prototypes quelquefois ratés d'une race "supérieure". Soixante ans après la première publication, on est conduit à penser que l'anticipation n'était pas fantaisiste...

Rocky Bailey, 90 kg, six pieds deux pouces, a une belle gueule, mais les femmes ne l'intéressent pas. Il préfère le sport. Et il a décidé de rester vierge jusqu'à vingt ans.
Un soir, alors qu'il se trouve au Zooty Slammer avec des amis, il sort prendre l'air.
Il se réveille nu dans une chambre dans laquelle il n'y qu'un lit  et une jeune fille en tenue d'Eve.
A son retour au bar, un homme est retrouvé mort dans la cabine téléphonique.
Et si le meurtre et l'enlèvement étaient liés ?
Rocky et Gary décident d'élucider ces mystères.
Ils se retrouvent embarqué dans une série d'aventures rocambolesques...

Boris Vian publie Et on tuera tous les affreux pour la première fois en 1948.
Dans un style fluide, où l'humour noir est présent à chaque page, il nous offre un polar hilarant.

A la découverte de cette aventure, je n'ai pu m'empêcher de penser à certains évènements survenus en Europe, quelques années avant la première publication de ce roman, où il était grandement question de purifier une certaine race...

Il est ici question de la création de la beauté, de la perfection. Mais d'une beauté uniforme telle qu'on peut la trouver dans les magasines d'aujourd'hui. Alors que le charme de chacun ne réside-t-il pas dans ses petites imperfections et son originalité ?

A méditer...

Boris Vian est assurément un auteur à découvrir, Et on tuera tous les afreux, un roman à lire absolument.

L'avis de Lilly.

 
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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 06:20


Le Porteur d'ombre- Yves Bichet
Le Livre de Poche - 192 pages.

Jamil, rescapé d'un voyage clandestin dans le train d'atterrissage d'un Airbus, rencontre Léandra, aide-soignante dans une maison de retraite, qui élève seule son enfant. Jamil ne parle pas, ne révèle rien de son passé. Moniteur de parapente, il vit dans l'air et y entraîne Léandra. Un monde s'ouvre, vertigineux, lorsque Jamil est accusé de meurtre. Quel secret cache cet ange mutique ?

Léandra est aide-soignante à la Villa Etincelle, une maison de retraite. Elle partage ses journées entre sa petite, Alice, qu'elle élève seule, et ses petits vieux ; entre couches-culottes et le change des petits vieux.
Son travail lui est de plus en plus difficile depuis l'arrivée d'Alice. Elle ne peut s'empecher de comparer cette nouvelle vie à ces fins de vie.
Puis Léandra rencontre Jamil. Jamil, qui lui fait découvrir le parapente. Là-haut, ils s'offrent du partage, de la proximité, de l'intimité.
Jamil, le Porteur d'ombre, ne se sent bien que dans le ciel. Dailleurs, il n'y a que là-haut qu'il peut faire l'amour.

"Jamil a besoin d'dffroi, de vide, de glace, d'altitude." (page 73).

A Léandra, il ne dit rien.
Là-haut, c'est à Monsieur René qu'il confie son histoire : Jamil a quitté l'Afrique en se cachant dans le train d'atterrissage d'un avion.

"-Quatre heures à moins trente degrés. Presque pas d'oxygène." (page 90).

Mais lors de cette escapade, la vie de René l'abandonne, et Jamil est accusé de meurtre. Il s'enfuit.
Léandra n'aura de cesse de fouiller dans son passé pour retrouver son ange salvateur...

Le Porteur d'ombre est un roman troublant, qui ne m'a pas laissé indifférente.
Yves Bichet nous immisce dans la vie de personnages au bord du gouffre, d'éponges à évènements négatifs, prêts à sombrer, qui n'ont plus rien à perdre. Certains passages sont très durs, intolérables.
Il y est question de sujets sérieux : immigration et ses révoltantes injustices, femmes battues, violentées...
La dernière page tournée, j'aurais aimé savoir ce qu'il arrive par la suite à nos deux héros. Mais mieux vaut peut être les quitter sur une note optimiste, qui ne durera probablement pas pour eux...

Outre l'histoire de Léandra et Jamil, ce roman est également un appel à la solidarité au peuple d'Afrique, à tous les jeunes africains qui fuient leurs pays et sont prêts à risquer perdre leur vie pour tenter de trouver sur un autre continent une vie meilleure.

"... Et, dans ce cas, nous les Africains, surtout les enfants et jeunes Africains, vous demandons de faire une grade organisation efficace pour l'Afrique. Donc, si vous voyez que nous nous sacrifions et exposons notre vie, c'est parce qu'on souffre trop en Afrique et qu'on a besoin de vous pour lutter contre la pauvreté et pour mettre fin à la guerre en Afrique.
Néanmoins, nous voulons étudier, et nous vous demandons de nous aider à étudier pour être comme vous en Afrique. Enfin, nosu vous supplions de nous excuser très très fort d'oser vous écrire cette lettre en tant que vous les grands personnage à qui nous devons beaucoup de respect.
Et n'oubliez pas que c'est à vous que nous devons nous plaindre de la faiblesse de notre force."
(page 182).

Je remercie  de m'avoir envoyé Le Porteur d'ombre d'Yves Bichet.

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 06:30


La Petite Fadette - George Sand

Dans le pays, on l'appelait la petite Fadette, car elle avait la taille d'un farfadet et les pouvoirs d'une fée. Comme sa grand-mère, elle guérissait les hommes et les animaux. Landry, l'un des jumeaux de la ferme voisine, tombe amoureux d'elle. Mais l'amour d'une sorcière est mal vu dans cette famille, et il rend malade de jalousie Sylvinet, l'autre "besson".

Le père Barbeau de la Cosse et sa femme sont les heureux parents des bessons Sylvinet et Landry. Ces deux frères sont inséparables. Ils partagent tout. Jusqu'au jour où Landry est envoyé travailler dans une ferme voisine. La séparation est douloureuse pour les deux bessons. Mais Landry se fait au sort qui est le sien et parvient à prendre plaisir tant à travailler comme un homme qu'à rencontrer d'autres personnes. Sylvinet, quant à lui, d'un tout autre caractère, se rend malade de jalousie du temps passé par Landry sans lui...

Extrait :

"Mais ceux qui n'ont rien à eux n'en demandent pas si long au bon Dieu, et ils s'accommodent de la première pierre venue pour y poser leur tête. Les épines ne blessent point leurs pieds, et là où ils se trouvent ils observent tout ce qui est joli et anevant au ciel et sur la terre. Il n'y a point de vilain endroit, Landry, pour ceux qui connaissent la vertu et la douceur de toutes les choses que Dieu à faites." (page 121).

Avec la Petite Fadette, George Sand nous offre une histoire d'amour. Elle nous enseigne ici à ne pas faire cas des apparences, des médisances et des préjugés. Il faut savoir voir au delà de l'écorce et  des apparences pour découvrir souvent le joyaux caché.
J'ai été touchée par la souffrance et les tourments engendrés par la jalousie, qui peut aller jusqu'à la maladie, voire même au delà.
J'ai aussi apprécié la proximité de la nature de ce court roman. On retourne vers une vie plus simple, moins turbulente qu'aujourd'hui.
Une agréable lecture.

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 06:24



Angélique, Marquise des anges
-
Anne Golon  

Editions Archipel - 330 pages.

1646. Le château du baron de Sancé menace ruine. Angélique, sa seconde fille, mène une existence à demi sauvage dans les bois et marais du Poitou. L'enfance heureuse d'une petite fée, malgré la misère qui guette, les brigands, la Fronde et ses troubles...
Quand son père la fait sortir du couvent de Poitiers, Angélique découvre qu'elle est promise au richissime et inquiétant comte de Peyrac, que l'on dit boiteux et balafré. Pour sauver sa famille de la misère, quel autre choix lui reste-t-il ? Et si le complot ourdi contre le roi, dont elle a été témoin, avait déjà scellé son destin ?
En plein XVIIè siècle, une enfant part à la conquête des libertés qui feront d'elle une femme. Un demi-siècle après sa création, ce premier volume de la saga d'Anne Golon n'a rien perdu de son pouvoir de séduction et de subversion.




Angélique, La Fiancée vendue
 -
Anne Golon 

Editions Archipel - 306 pages.

1654. Angélique de Sancé, dix-sept ans, a quitté les siens. Un carrosse l'emmène vers Toulouse où le comte Joffrey de Peyrac prendra livraison de sa fiancée. De son futur époux, la jeune fille ne connaît que la réputation : sulfureuse et effrayante.
A Toulouse, malgré la richesse et la beauté des lieux, le coeur d'Angélique s'emplit de désespoir : comment vivre avec ce mari qui l'effraie ? Le caractère original, le goût de Joffrey pour les sciences et les arts suffiront-ils à la séduire ?
A la veille du mariage de Louis XIV avec l'infante d'Espagne, Angélique découvre un Midi où l'odeur des  bûchers cathares plane encore au-dessus des cours d'amour et des fêtes que donne en son palais le comte de Peyrac...


Paru initialement en 1953, Anne Golon a souhaité réédité aujourd'hui la saga d'Angélique dans sa version originale, vierge de tout changement, de toute coupe.

Angélique de Sancé, jeune sauvageonne indomptable, parcours la forêt en compagnie de son ami Nicolas, et partage les secrets de la fée Mélusine. Elle est la fille du baron de Sancé, un noble, certes, mais ruiné.
Afin de sauver sa famille de la misère, Angélique est contrainte d'épouser le comte Jeoffrey de Peyrac, riche, mais boiteux et défiguré. Sur lui, nombres rumeurs courent promptes à effrayer la jeune femme.
Lors de leur rencontre, elle n'éprouve pour lui que répulsion...

Au delà de l'histoire d'amour emplie de mystère et de volupté, Angélique est également un roman historique, riche en détails sur le XVIIème siècle.

Une époque secouée par la Fronde, les complots, les trahisons, dans laquelle le jeune roi Louis XIV doit survivre et se faire une place.

Une époque troublée, où certains oeuvrent pour la science au risque d'être accusés de sorcellerie.

"Il ne faut pas s'égarer lorsqu'on recherche l'amour, car il se peut alors qu'on ne le retrouve jamais. Quel plus cruel châtiment de l'impatience et de la faiblesse que d'être condamné pour la vie à ne mordre que dans des fruits amers et sans saveur !" (Angélique, Marquise des anges - page 257). 

J'ai été transportée par l'histoire d'Angélique, ses aventures dans son pays du Poitou, son mariage arrangée, la découverte du mystérieux comte Joffrey de Peyrac, l'évolution de ses sentiments pour cet homme, les récits historiques de cette époque.
J'ai dévoré ces deux premiers tomes de la saga et j'attends la suite avec grande impatience.
 
Quelle belle découverte !

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 06:13


L'Amant - Marguerite Duras
Les éditions de minuit - 144 pages.

Dans L'Amant, Marguerite Duras reprend sur le ton de la confidence les images et les thèmes qui hantent toute son oeuvre. Ses lecteurs vont pouvoir ensuite descendre ce grand fleuve aux lenteurs asiatiques et suivre la romancière dans tous les méandres du delta, dans la moiteur des rizières, dans les secrets ombreux où elle a développé l'incantation répétitive et obsédante de ses livres, de ses films, de son théâtre. Au sens propre, Duras est ici remontée à ses sources, à sa "scène fondamentale" : ce moment où, vers 1930, sur un bac traversant un bras du Mékong, un Chinois richissime s'approche d'une petite Blanche de quinze ans qu'il va aimer.
Il faut lire les plus beaux morceaux de L'Amant à haute voix. On percevra mieux ainsi le rythme, la scansion, la respiration intime de la prose, qui sont les subtils secrets de l'écrivain. Dès les premières lignes du récit éclatent l'art et le savoir-faire de Duras, ses libertés, ses défis, les conquêtes de trente années pour parvenir à écrire cette langue allégée, neutre, rapide et lancinante à la fois, capable de saisir toutes les nuances, d'aller à la vitesse exacte de la pensée et des images. un extrême réalisme (on voit le fleuve ; on entend les cris de Cholon derrière les persiennes dans la garçonnière du Chinois), et en même temps une sorte de rêve éveillé, de vie rêver, un cauchemar de vie : cette prose à nulle autre pareille est d'une formidable efficacité. A la fois la modernité, la vraie, et des singularités qui sont hors du temps, des styles, de la mode.
François Nourissier.

Dans L'Amant, Marguerite Duras évoque son enfance auprès d'une mère habitée de folie, d'un frère ainé tyranique, de son riche amant chinois, la mort de son petit frère...

Ce roman peut surprendre par son style très particulier, dépouillé et à la trame décousue. Marguerite Duras a une manière originale de conter, de confier, avec émotion, poésie et sensualité.
Elle se livre sans pudeur, sans concession. 

"Je l'aimais, semblait-il, pour toujours et rien de nouveau ne pouvait arriver à cet amour. J'avais oublié la mort." (page 130).

"Et la jeune fille s'était dressée comme pour aller à son tour se tuer, se jeter à son tour dans la mer et après elle avait pleuré parce qu'elle avait pensé à cet homme de Cholen et elle n'avait pas été sûre tout à coup de ne pas l'avoir aimé d'un amour qu'elle n'avait pas vu parce qu'il s'était perdu dans l'histoire comme l'eau dans le sable et qu'elle le retrouvait seulement maintenant à cet instant de la musique jetée à travers la mer." (page 138).

Un récit fort, émouvant, dérangeant, dans lequel la douleur est palpable et la vie parfois cruelle.

Les avis de Lune de Pluie, Laurence, Ys, Virginie, Yohan, Emmyne, Argantel, Blue Grey (qui l'a proposé dans le cadre de la Chaîne des Livres).




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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 06:32


Au secours Mrs Dalloway !- Mary Dollinger
Jacques André Editeur - 260 pages.

Clare Fournier, jeune anglaise bourgeoisement installée avec mari (radin), enfants (insupportables) et chien (apathique), voit un jour son excentricité toute britannique refaire surface et perturber ce quotidien ennuyeux. Entraînée malgré elle dans des péripéties qu'elle nous raconte avec un humour terriblement anglo-saxon, à mi-chemin entre P.G. Wodehouse et W. Allen, elle s'engage sur les traces de Mrs Dalloway, l'héroïne angoissée de V. Woolf, et entreprend la rédaction d'un best-seller dont les personnages se rebellent à leur tour...

La première partie du roman de Mary Dollinger est plutôt attachante.

Pour s'émanciper d'un mari pédant et radin, Clare décide de se lancer dans l'écriture d'un roman.  Les personnages sont posés, elle n'a plus qu'à les observer.
Par ailleurs, invitée chez son amie Laure, elle rencontre Jeffery, qui ne lui cache pas l'attirance qu'il a pour elle...

Comme dans Et le bébé était cuit à point, j'ai apprécié l'humour et l'ironie de Mary Dollinger.

En revanche, dès la seconde partie, j'ai trouvé que le récit partait un peu dans tous les sens, et manquait parfois singulièrement de crédibilité.
J'ai été agacée par l'épisode du "kidnapping" que j'ai trouvé vraiment farfelu !
Et déçue à la fin par la happy-end sirupeuse. J'espérais un rebondissement de la part de notre héroïne.

Je n'ai finalement pas été séduite par cette histoire.


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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 06:31


Le Bonheur dans le crime- Jules Barbey d'Aurevilly
André Versaille éditeur - 98 pages.

Le bonheur dans le crime de Jules Barbey d'Aurevilly est une nouvelle issue des Diaboliques (1874).
Je l'ai découverte au travers d'un joli petit livre à s'offrir en partage...

Hauteclaire Stassin, tout comme son père avant elle, donne des leçons d'armes à la noblesse masculine de la ville de V.
Or, un jour, cette jeune femme mystérieuse que personne ne connaît vraiment disparaît.
Quelques temps après, le docteur Torty, narrateur de cette histoire, se rend au château de Savigny, auprès de la Comtesse malade.
Quelle n'est pas alors sa stupeur d'y rencontrer Hauteclaire, devenue la femme de chambre Eulalie...

Le Comte de Savigny et Hauteclaire, amants diaboliques, ne laisseront rien ni personne venir entraver leur amour.

"Il fallait, disait-il railleusement pendant le bail de trente ans qu'il avait fait à V., qu'ils choisissent entre moi et l'Extrême-Onction, et, tout dévots qu'ils étaient, ils me prenaient encore de préférence aux Saintes Huiles." (page 11).

"Il y vivait, au su de tout le monde, dans l'intimité d'un mariage qui ressemblait à une lune de miel indéfiniment prolongée - et comme tout se cite et se cote en province, on le citait et on le cotait, Savigny, comme un de ces maris qu'il faut brûler, tant ils sont rares (plaisanterie de province), pour en jeter la cendre sur les autres." (page 42).

"L'amour prenait tout, emplissait tout, bouchait tout en eux, le sens moral et la conscience - comme vous dites, vous autres -, et c'est en les regardant, ces heureux, que j'ai compris le sérieux de la plaisanterie de mon vieux camarade Broussais, quand il disait de la conscience : 'Voilà trente ans que je dissèque, et je n'ai pas seulement découvert une oreille de ce petit animal-là !'". (page 85).

J'ai beaucoup apprécié le narrateur sardonique de ce récit, son regard aiguisé, lucide sur la société et la nature humaine.
Le style très imagé, l'humour grinçant de l'auteur, sa dérision, ont fait de ce récit une très agréable découverte.

Un grand merci à Fashion de faire voyager Le Bonheur dans le crime de Jules Barbey d'Aurevilly.


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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 06:06


La princesse de Clèves - Madame de La Fayette
Librio - 164 pages.

Madame de La Fayette (1634 - 1693)
Familière des cercles précieux et de la cour du roi Louis XIV. Par la clarté de son style et la finesse de ses analyses, elle est à l'origine du roman psychologique moderne.

"Je vais vous faire un aveu que l'on n'a jamais fait à un mari..."
Sincère, tourmentée, la princesse de Clèves ne parvient plus à taire ses sentiments. Elle brûle d'amour depuis trop longtemps pour le duc de Nemours, l'un des plus beaux fleurons de la cour d'Henri II. Son désir est ardent ! Désespéré ! Mais elle a juré fidélité à son époux, le prince de Clèves.
Elle aspire au bonheur et ne peut brader sa vertu. Elle veut aimer sans trahir... Cruel dilemme ! Faut-il donc renoncer au monde ? Faire ainsi le malheur d'un mari et d'un amant ? La mort est-elle préférable aux affres de l'amour ?
Du mariage au déchirement, de la pudeur au sacrifice... Madame de La Fayette  exprime jusque dans ses plus impudiques silences la langue subtile de la passion.

La princesse de Clèves a été publié anonymement en 1678 par Madame de La Fayette. Il est immédiéatement couronné d'un grand succès. Il est considéré de nos jours comme le symbole de la culture littéraire.

Le roman se déroule à la cour du roi Henri II, en 1558.
Mademoiselle de Chartres est une jeune-fille élevée par sa mère dans le respect de la morale et de la vertu.
Présentée à la cour, elle épouse peut après Monsieur de Clèves, sans connaître les émois du coeur, alors que lui brûle de passion pour elle.

"Mlle de Chartres répondit qu'elle lui remarquait les mêmes bonnes qualités ; qu'elle l'épouserait même avec moins de répugnance qu'un autre, mais qu'elle n'avait aucune inclination particulière pour sa personne." (page 26).


Cependant, une fois mariée, elle fait la connaissance du duc de Nemours dont elle s'éprend.

"Les jours suivants, elle le vit chez la reine dauphine, elle le vit jouer à la paume avec le roi, elle le vit courre la bague, elle l'entendit parler ; mais elle le vit toujours surpasser de si loin tous les autres et se rendre tellement maître de la conversation dans tous les lieux où il était, par l'air de sa personne et par l'agrément de son esprit, qu'il fit, en peu de temps, une grande impression dans son coeur." (page 31).


Malgré les sentiments passionnés que chacun éprouve envers l'autre, elle décide de rester fidèle à son éducation et sa vertu.

"Mme de Clèves entendait aisément la part qu'elle avait à ces paroles. Il lui semblait qu'elle devait y répondre et ne les pas souffrir. Il lui semblait aussi qu'elle les prît pour elle. Elle croyait devoir parler et croyait ne devoir rien dire. Le discours de M. de Nemours lui plaisait et l'offensait quasi également ; elle y voyait la confirmation de tout ce que lui avait fait penser Mme la Dauphine ; elle y trouvait quelque chose de hardi et de trop intelligible. L'inclination qu'elle avait pour ce prince lui donnait un trouble dont elle n'était pas maîtresse. Les paroles les plus obscures d'un homme qui plaît donnent plus d'agitation que des déclarations ouvertes d'un homme qui ne plaît pas. Elle demeurait donc sans répondre, et M. de Nemours se fût aperçu de son silence, dont il n'aurait peut-être pas tiré de mauvais présages, si l'arrivée de M. de Clèves n'eût fini la conversation et sa visite." (page 62).


J'ai été enchantée de me plonger dans l'écriture soutenue et délicate de Madame de La Fayette. J'ai aimé son style, ses tournures de phrases.


Je me suis cependant un peu perdue dans la profusion de princes et princesses énoncés au début de l'ouvrage.


Mais par la suite, je me suis laissée porter par ce récit.

Plongée dans une société où la primauté va au paraître, où rien n'est ce qu'il semble être.

A la cour, tout n'est que jalousies, infidélités, trahisons, manipulations, complots.
Mais Madame de Clèves a été élevée dans le respect de la vertu. Elle lutte contre elle-même, contre ce violent penchant envers Monsieur de Nemours. Elle ne sera pas infidèle !
J'ai finalement été un peu agacé par cette princesse à la vertu excessive. Parce que finalement, en mettant sa propre vertu au dessus de tout, elle n'a réussi qu'à rendre malheureux les hommes qui l'aimaient.

La princesse de Clèves de Madame de La Fayette est une très agréable lecture. J'ai été charmée par ce récit qui m'a permis de me replonger avec douceur dans la littérature classique.
A lire absolument !


 

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