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"On peut juger de la beauté d'un livre à la vigueur des coups de poings qu'il vous a donnés
et à la longueur du temps qu'on met ensuite à en revenir"
Gustave Flaubert








* J'Y PARTICIPE... *






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* LIVRES *




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LECTURE EN COURS

une-place-a-prendre
Une Place à Prendre - J. K. Rowling

 

ALCOTT Louisa May - Les quatre filles du Docteur March
CONSTANTINE Barbara - A Mélie, sans mélo
CONSTANTINE Barbara - Tom petit Tom tout petit homme Tom
TENENBAUM Sylvie - Pardonner, tyrannie ou libération
TEULE Jean - Le magasin des suicides
THIRY Pierre - Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceay-les-Mines
THOMAS Chantal - Les adieux à la reine
TOLSTOI Léon - Anna Karénine
RULE Ann - Une vengeance au goût amer
28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 08:33

La valse lente des tortues

 

La Valse lente des tortues- Katherine Pancol  coeur_014.gif

Le Livre de Poche - 768 pages.

 

Ce livres est une bourrasque de vie...

Un baiser brûlant du seul qu'on ne doit pas embrasser.

Deux bras qui enlacent ou qui tuent.

Un homme inquiétant,mais si charmant.

Une femme qui tremble et espère ardemment...

Un homme qui ment si savamment.

Une femme qui croit mener la danse, mais passe son tour.

Des adolescents plus avertis que les grands...

Un homme qui joue les revenants.

Un père, là-haut dans les étoiles, qui murmure à l'oreille de sa fille...

Un chien si laid qu'on s'écarte sur son passage.

Des personnages qui avancent obstinément, comme de petites tortues entêtées qui apprendraient à danser lentement, lentement, dans un monde trop rapide, trop violent...

 

La Valse lente des tortues de Katherine Pancol est la suite des Yeux jaunes des crocodiles.

J'y ai retrouvé avec grand plaisir Joséphine et sa tribu.

Dans ce volet, Joséphine découvre l'amour, se redécouvre elle-même...

Tous les héros poursuivent leur évolution, leur chemin, et leur histoire est racontée à travers leur propre caractère, leur propre personnalité.

Ces histoires de vies, d'évolutions personnelles sont rythmées par la présence d'un mystère qui permet à l'auteur de tenir son lecteur en haleine. Katherine Pancol nous promène tout au long du récit, dans un labyrinthe bien ficelé.

J'ai absolument adhéré à cette lecture qui m'a fait passer un très agréable moment. Impossible de lâcher ce livre avant d'avoir parcouru la dernière ligne et les 768 pages de l'histoire ont été avalées avec une grande avidité.

  

"Ta peur t'empêche de passer à l'action. Et elle empêchera ton rêve de se transformer en réalité." (page 245).

 

Bref, j'ai été ravie de retrouver Katherine Pancol, Joséphine et les siens, et compte bien poursuivre cette découverte avec la suite, Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi, qui vient tout juste de sortir, et qui s'est retrouver dans ma PAL indépendemment de ma volonté. 

 

La Valse lente des tortues de Katherine Pancol est une histoire d'amour impossible, une histoire d'enfants malheureux qui tentent de se construire, une histoire d'ado déterminée, une histoire de vieille peau jalouse et mauvaise, une histoire spirituelle, une histoire de meurtre, une histoire de vies qui s'est laissée déguster avec gourmandise.

 

Voilà, maintenant, je file retrouver Katherine, Joséphine, et les écureuils...

A bientôt !

 

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 06:02

D'où je suis je vois la lune

 

D’où je suis, je vois la lune – Maud Lethielleux

Stock - 304 pages.

 

Moon a choisi la rue parce qu'elle a décidé d'être "elle-même dans ce monde où les gens sont devenus des autres".

"Je dis : Avec cinquante centimes d'euros, qu'est-ce qu'on achète à notre époque ? J'insiste, il accélère, petite pirouette : Non sans déc', à ce prix, franchement, tu trouves des trucs intéressants à acheter ? Le type finit par s'arrêter, il se demande où je veux en venir, et c'est là que je sors le grand jeu, tutti et compagnie, je dis : Un sourire à ce prix-là, c'est pas cher payé ! Et j'attends pas qu'il accepte, je lui refourgue un petit sourire façon majorette à dentelle, épaules en arrière et tête haute. Le type soupire, il pense qu'il se fait avoir. Il n'a que dix centimes mais je lui fais quand même le sourire en entier. Je suis pas une radine."

Autour d'elle, il y a Michou et Suzie avec leur Caddie, Boule, son crâne rasé et sa boule de billard à dégainer en cas de baston, les kepons migrateurs avec leurs crêts de toutes les couleurs, et surtout, il y a Fidji et ses projets sur Paname. Pour lui, elle a décidé d'écrire un roman, un vrai.

Et il y a Slam qui sort de prison, Slam qui aime les mots de Moon et a une certitude : un jour, elle décrochera la lune...

 

Maud Lethielleux m’avait charmée avec son premier roman, Dis oui Ninon. Je me promettais de découvrir son prochain roman.

C’est chose faite !

 

Moon, une jeune femme, vit dans la rue.

 

" Fidji et moi, on n'est pas des saisonniers de la mouise, ni des intérimaires de la dèche. Nous, on est les préposés de la galère perpétuelle, les bénévoles du bitume, la misère en bandoulière." (page 20).

 

Vie cabossée, elle veut être libre. Libre de se poser où le vent la mène, libre de vivre en accord avec ses principes, ses convictions, libre de refuser l’aide des associations.

 

"J'ai éclaté de rire et après j'ai chialé, je pouvais plus m'arrêter, je mouchais dans ma manche, c'était des pleurs qui font du biens, mon coeur débordait de lui-même, et y'avait une idée qui me revenait dans la tête, un idée qui disait que tout ce que j'avais vécu avait du sens et que y'avait rien à regretter, que j'avais bien raison d'être moi-mê dans ce monde où les gens sont devenus des autres." (page 44).

 

Elle survit en vendant ses sourires.

 

Moon a un petit ami, Fidji. Elle veut lui offrir une surprise. Elle vole un carnet et se met à écrire. Elle écrit avec ses mots à elle. Et de ses mots naissent une petite fille, son papa et Raymond le chien…

 

 Je me suis plongée dans D’où je suis, je vois la lune, captivée, pour n’en ressortir qu’une fois ma lecture achevée.

 

Dans ce roman, on retrouve avec plaisir la fraicheur du style de Maud Lethielleux. Des mots simples, sans fanfreluches. Des mots qui touchent, qui savent émouvoir, qui font passer du sourire aux larmes.

 

"Et puis, t'as des mots tout cons tout simples, t'en mets plein les uns après les autres, ils sont pas spécialement beaux, ils disent pas spécialement quelque chose, mais tous ensemble, mis bout à bout, ces petits trucs de riens, ils te font chialer tellement ils te font du bien. C'est ceux-là mes préférés, les mots de rien, les pions de la vie, les petits fous." (page 82).

 

Maud Lethielleux nous offre dans D’où je suis-je vois la lune une plongée dans le monde de la rue. Le monde des gens qui n’attendent plus rien de la vie. Qui ne s’autorisent surtout aucun espoir. C’est quand tu espères que tu risques d’être déçue, encore…

 

"L'espoir c'est vicieux, c'est un truc irréel qui te fait croire que tout peut changer, ça te vient comme ça si tu fais pas gaffe, on te balance un petit mot gentil et tu commences à y croire comme un môme devant une promesse. Pareil pour les compliments, c'est jamais gratuit, c'est une sorte de crédit pour survivre, et quand t'en as bien profité, tu paies encore. Et tu finis sur un trottoir, parce que tu t'es pas assez protégée, t'as pas prix d'assurance coup dur et on te le fait savoir." (page 123).

 

Maud Lethielleux a une su une fois encore me toucher avec son récit, son style. Elle sait rentrer dans la tête des gens pour y semer ses graines d’émotions, de vie, de douleur et d’espoir.

 

"L'amour, ça se raconte pas, ça se fait. Mais pas sur un carton ou dans un plumard, l'amour ça se fait avec le quotidien, par exemple un chien qui pose son museau sur tes genoux et qui te regarde dans les yeux en pleurant du nez, c'est de l'amour qui coûte rien et qui rapporte gros." (page 240).

 

Un grand merci à Géraldine pour le prêt de son Livre voyageur.

 

 

 

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 06:23

Angélique, les fêtes royales


Angélique, Fêtes royales- Anne Golon
L'Archipel - 374 pages.

Juin 1660. La Cou se presse à Saint-Jean-de-Luz pour célébrer le mariage du jeune roi Louis XIV avec l'infante Marie-Thérèse, fille du roi d'Espagne Philippe IV. Dans l'île de la Bidassoa, les souverains apposent leur signature au bas du traité des Pyrénées, qui met fin à trente ans de guerre.
Au cours de ce mois de fêtes, le charme d'Angélique ne passe pas inaperçu et lui vaut l'amitié de Mlle de Montpensier. Joffrey de Peyrac aime à la voir briller, peut-être inquiet de ses succès. Mais lui-même, parmi ses pairs qui le jalousent, ne court-il pas un danger ?
Après les ors de la Fête-Dieu à San Sebastian, le rêve tourne au cauchemar. Joffrey a disparu ! A Paris où elle a suivi la Cour, Angélique découvre avec l'avocat Desgrez les motifs de son arrestation et entreprend sa défense. Mais comment en savoir davantage, tant que le roi et la nouvelle reine n'auront pas fait leur Entrée dans la capitale ? D'une des fenêtres de l'hôtel de Beauvais, Angélique attend le passage du cortège royal...

Angélique, Fêtes royales fait suite à Angélique, Marquise des anges et à Angélique, la Fiancée vendue. Ce roman est la nouvelle version enrichie par Anne Golon.

Ce roman est divisé en deux parties.
Dans la première, Angélique et Joffrey de Peyrac assistent aux festivités données en l'honneur du mariage de Louis XIVà Saint-Jean-de-Luz. Tous les détails de la préparation y sont décrits. Le récit m'a en ce sens semblé parfois un peu traîner en longueur. Et seuls quelques trop brefs passages relatent les aventures de nos héros. Évidemment, Angélique y  est toujours la plus belle, la mieux coiffée, la mieux habillée,... Ce qui m'a paru un peu agaçant à la longue.
Dans la deuxième partie, Angélique, qui se retrouve seule, part à Paris afin de tenter d'éclaircir la disparition subite de son mari. Elle y sera confronté à nombre de complots, desquels elle se sortira finalement pas si mal que ça ! Trop forte Angélique !!!

Dans ce tome 3 des aventures d'Angélique, je dois avouer que j'ai trouvé notre héroïne un peu énervante... Toujours elle the most wonderful wife in the world !...
Ce tome 3 est donc bien loin derrière mes coups de coeur resentis précédemment pour les deux premiers tomes de la série. Mais le tome 4 étant déjà dans ma PAL, je vais quand même poursuivre ma découverte...
A suivre...

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 06:54
Encore une danse


Encore une danse- Katherine Pancol
Le Livre de Poche - 288 pages.

Clara, Joséphine, Lucille, Agnès, Philippe et Rapha ont grandi ensemble à Montrouge. Ils ont habité le même immeuble et sont allés dans les mêmes écoles. Depuis, leurs vies ont pris des tournants différents mais leur amitié a résisté au temps, à la réussite des uns, aux échecs des autres. Ils pratiquent toujours leurs rites d'amitié, même si leur "musique", parfois, émet quelques fausses notes.
Mais une nouvelle épreuve, plus sournoise, plus terrible, s'annonce, et le groupe menace de voler en éclats...

De Katherine Pancol, j'avais déjà lu Un homme à distance et Les Yeux jaunes des crocodiles, lectures que j'avais beaucoup appréciées. J'étais donc ravie de poursuivre ma découverte de cet auteur avec un nouveau maillon de La-cha-ne-des-livres-2009.jpg proposé par Yoshi73, Encore une danse.

Encore une danse est un roman intimiste. Un roman d'amour, un roman d'amitiés. Katherine Pancol y fait évoluer des personnages qui ont tous eu un immense manque d'amour maternel pendant leur enfance et qui tout jeune déjà ont dû lutter contre l'adversité.
Chacun à sa manière, ces personnages vont tout de même tenter de construire leur vie d'adulte avec leur histoire. Mais pas facile de construire quand les bases ne sont pas solides...

Les personnages de ce roman sont blessés, en souffrance, il sont loin d'être parfaits, mais sont très attachants. Ils évoluent dans la vie avec leurs blessures, blessant à leur tour leurs proches...
Tout ce qu'on attend en découvrant cette histoire, c'est qu'ils réussissent à se sortir de leur cercle de souffrance et à atteindre enfin leur propre bonheur.

Extraits :

"Non ! C'est pas facile, justement... Faut être impitoyable et ne rien se laisser passer. C'est en étant lâche qu'on devient courageux, en étant méchant qu'on devient plus gentil, en étant radin qu'on devient généreux... à condition de se prendre en flagrant délit ! La main dans le sac de ses mauvaises pensées ou de ses mauvaises actions ! Mais faut pas avoir peur d'aller voir tout au fond de soi ! Tu ne peux jamais connaître quelque chose sans connaître son contraire ! Ou alors tu triches... Tu te racontes des belles histoires sur toi-même et c'est pas intéressant !" (page 141).

"Des années sans affection ni tendresse, ça ne se rattrape pas. On n'a plus le mode d'emploi pour s'aimer." (page 182).

"Parce que le plus dur, tu vois, c'est pas d'aimer, c'est de pardonner. C'est pas de faire la guerre ou de changer la société, c'est d'aimer l'autre encore plus que soi-même... et de pardonner." (page 209).

Merci Yoshi73 pour cette très belle découverte.

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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 06:10

Palermo solo

Palermo solo
- Philippe Fusaro
La fosse aux ours - 192 pages.

Le baron est né à l'aube du XXè siècle.
Le baron n'a rien vu, ni rien su de ce qu'était le XXè siècle dans sa seconde moitié.
Le baron est originaire de C.
Le baron a dû quitter sa ville natale parce que la Mafia l'a condamné à ne plus y retourner, sauf le 2  novembre, jour de la Fête des Morts.
Le baron est un homme d'honneur, il paie sa dette de sang, il paie d'avoir battu à mort un garçon issu d'une famille d'un autre clan.
Le baron vit depuis plus de cinquante ans dans une suite du Grand Hôtel et des Palmes à Palerme, via Roma, à deux pas du port, à deux pas de la mer.
Le baron est une rumeur qui circule dans la ville blessée de Palerme.

Pour ne pas quitter sa Sicile natale et pouvoir sentir la mer, le baron, véritable légende locale, accepte d'être enfermé à perpétuité dans la chambre 204 du Grand Hôtel et des Palmes à Palerme. Là, il a une vie de reclue. Peu à peu il affronte sa peur de l'ennemi et s'aventure hors de sa chambre. Dans cet hôtel, il connaîtra l'amour. Un amour mystérieux. Un amour qui le fera même quitter sa chère Sicile...

Philippe Fusaroest un écrivain français. Ses origine italiennes le pousse à passer une année à Lecce où il écrit Palermo solo.
Palermo solo de Philippe Fusaro est un roman très agréable à lire. Une lecture fluide, tantôt la vie du baron est décrite par l'auteur, tantôt le baron raconte lui-même sa propre histoire.
Palermo solo raconte une vie de solitude, une vie tourné vers soi, vers son jardin intérieur.
Philippe Fusaro nous fait resentir la peur, l'angoisse, l'amour, l'espoir, l'attente, la colère, 
le temps qui s'écoule interminablement...

J'ai beaucoup apprécié cette lecture proposée par Leiloona dans le cadre de 
La-cha-ne-des-livres-2009.jpg

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 16:05


Les Rois maudits 1 - Le Roi de fer- Maurice Druon coeur_014.gif
Le Livre de Poche - 320 pages.

Les Rois maudits, célèbre fresque historique en sept volumes - 1. Le Roi de fer. 2. La Reine étranglée. 3. Les Poisons de la Couronne. 4. La Loi des mâles. 5. La Louve de France. 6. Le Lis et le Lion. 7. Quand un Roi perd la France -, font revivre le XIVè siècle, entre le procès des templiers et les débuts de la guerre de Cent Ans.
Traduits dans le monde entier, Les Rois maudits ont remporté un succès exceptionnel et son tconsiddérés comme un des modèles contemporains du roman historique.

Le Roi de fer, premier volume du cycle, a pour figure centrale Philippe IV le Bel, roi d'une beauté légendaire qui régnait sur la France en maître absolu. Tout devait s'incliner, plier ou rompre devant l'autorité royale. Mais l'idée nationale logeait dans la tête de ce prince calme et cruel pour qui la raison d'Etat dominait toutes les  autres.
Sous son règne, la France était grande et les Français malheureux.

Le récit des Rois mauditsdébute au XIVème siècle, sous le règne de Philippe IV.

Alors qu'Isabelle, reine d'Angleterre, se ligue à son cousin Robert d'Artois pour mettre à jour les tromperies de ses belles-soeurs en France, son père, Philippe le Bel, roi beau mais cruel, détruit et condamne les Templiers, qui n'ont pas voulu de lui.
Or, le grand maître des Templiers, à l'instant de brûler sur le bûcher, maudit ses ennemis...

Extraits :

"Pape Clément !... Chevalier Guillaume !... Roi Philippe !... Avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de dieu pour y recevoir votre juste châtiment ! Maudits ! Maudits ! tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races !..." (page 106).

"Je ne vous ai point mariée à un homme, Isabelle, mais à un roi. Je ne vous ai point sacrifiée par erreur. Est-ce à vous que je dois apprendre ce que nous devons à nos Etats, et que nous ne sommes point nés pour nous laisser aller à nos douleurs de personnes ? Nous ne vivons point nos propres vies, mais celles de nos royaumes, et c'est par là seulement que nous pouvons trouver notre contentement... si nous convenons à notre destinée." (page 178).

"Il y a dans l'Histoire une singulière lignée, toujours renouvelée, de fanatiques de l'ordre. voués à une idole abstraite et absolue, pour eux les vies humaines ne sont d'aucune valeur si elles attentent au dogmes des institutions ; et l'on dirait qu'ils ont oublié que la collectivité qu'ils servent est composée d'hommes." (page 195).
 
Grâce au récit de Maurice Druon, on replonge dans le passé d'une époque charnière.

Les descriptions de la vie quotidienne et des objets de l'époque sont très précises et détaillées.
Les évènements sont racontés avec beaucoup de recherche, de documentations et très bien expliqués.
Les personnages sont bien campés, aussi bien dans leur tournure physique que dans leur caractère.

Ce roman qui le premier d'une série qui en compte sept a été une très belle découverte qui m'a permis de me plonger dans l'histoire. J'ai été charmée par ce récit très bien écrit et compte bien lire les autres tomes.

A suivre !

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 06:34


100 pages blanches- Cyril Massarotto
XO Editions - 304 pages.

"Ce carnet, c'est ton héritage. Tes soeurs auront le reste,mais crois-moi, je te lègue le plus précieux de mes biens, et tout l'argent du monde ne le remplacerait pas. Souviens-toi de moi."
Quel choc pour ce jeune homme lors de l'ouverture du testament de son grand-père bien-aimé : il ne lui rien laissé. Rien à part au vieux carnet au cour râpé, avec une centaine de feuilles vierges. Cent pages blanches en héritage... Et une ultime lettre où le grand-père lui apprend que ce carnet est le plus grand trésor dont on puisse rêver.
Son grand-père était-il devenu fou ? Très vite, le jeune homme va découvrir le secret du carnet, un pouvoir mystérieux qui va bouleverser sa vie bien rangée et y faire entrer la folie, la gaieté et l'amour.

Après avoir été charmée par Dieu est un pote à moi, le premier roman de Cyril Massarotto, je m'étais promise de lire son prochain ouvrage. Voilà qui est fait avec 100 pages blanches !

Le récit débute chez monsieur le notaire pour la lecture de l'héritage du grand-père.
Alors que ses deux soeurs héritent chacune de biens immobiliers et de la moitié de l'argent, notre héros, lui, se voit léguer un carnet.
Sur ce carnet, seulement quelques mots "Un ricordo per pagina", un souvenir par page, et 100 pages blanches...

Cyril Massarotto nous offre avec 100 pages blanches un roman à la fois drôle, mystérieux et émouvant.
Grâce à ce carnet, qui est en fait un carnet magique, notre héros va avoir la possibilité de revivre certains de ses souvenirs... Il se confie à son lecteur, qui peut suivre le déroulement de ses pensées, de sa vie, de ses amours...
Si vous lisez ce roman, vous serez forcément touché par un de ces souvenirs, qui vous parlera plus qu'un autre.
Pour ma part, j'ai particulièrement été touchée par le passage avec la grand-mère, vieille femme seule qui vit avec ses souvenirs, dans la sagesse...
Et par le souvenir de la partie de pêche avec le grand-père...
J'ai été touchée par ce roman, par ses messages, par les émotions qu'il a su me procurer.

"Au contraire, c'est très logique ! Comprends-moi bien : tes souvenirs à toi, ils sont devant. Plus tard, quand tu auras mon âge et qu'il sera trop tard pour construire, tu pourras te retourner , et voir ce que tu as bâti de grand, de beau... Et tout cela remplira ton coeur. C'est tout ce que je te souhaite. ainsi, peut-être ne partiras-tu pas vide. Vide comme moi." (page 193).

"J'espère qu'elle a vu dans mes yeux ce que j'étais incapable de lui dire.
Je crois que oui."
(page 197).

"Pour emporter de grands souvenirs, il ne faut pas regarder en arrière." (page 224).

Avec 100 pages blanches de Cyril Massarotto, on rit, on pleure, on se souvient...

"Je comprends que c'était cela, son héritage : un amour qui a fait de moi l'homme que je suis." (page 269).

Merci !

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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 06:44


Les tribulations d'une caissière- Anna Sam
Stock - 198 pages.

"Tu vois, si tu ne travailles pas bien à l'école, tu finiras caissière comme la dame."
C'est dit. C'est pesé, emballé, étiqueté.
Et pourtant...

Elle s'appelle Anna, elle a vingt-huit ans, un diplôme universitaire de littérature et huit ans d'expérience derrière une caisse de supermarché.
Une caisse qui n'entend que les codes-barres. Un métier peu propice aux échanges, invisible, des gestes  automatiques... Entre les bips qui ponctuent ses journées, Alla aurait pu se sentir devenir un robot si elle n'avait eu l'idée de raconter son travail. Au fil des jours, ces menues anecdotes qui la font rire, l'agacent ou l'émeuvent sont ses tickets de caisse à elle.
Elle vous a vu passer à la caisse. Vous avez été des clients faciles ou des emmerdeurs, riches ou pauvres, complexés de la consommation ou frimeurs. Vous lavez confondue avec une plante verte ou vous lu avez dit bonjour, vous avez trépigné à l'ouverture du magasin ou avez été l'habitué nonchalant des fermetures. Anna, vous l'avez draguée, méprisée, insultée.
Il ne se passe rien dans la vie d'une caissière ?
Maintenant, prenez votre chariot et suivez Anna jusqu'à sa caisse.
Celle que vous oubliez de voir vous a bien vu et raconte.

Anna a vingt-huit ans et un diplôme littéraire en poche. Elle travaille comme cassière hotesse de caisse dans un supermarché.

Dans un style dépouillé et drôle, elle décortique avec beaucoup d'humour et de dérision la vie d'une caissière de supermarché sous tous ses angles : le boulot et la formation, les questions (souvent débiles) des clients, la tenue de travail, le comptage de la caisse après huit heures de biiip, les animateurs, et surtout les clients (ceux qui téléphones, ceux qui se croient malins, les premiers, les derniers, ....).
Devant sa caisse, Anna voit défiler tout un panel de la société.
Et plutôt que de continuer à s'ennuyer entre deux bips, elle a noté scrupuleusement les anecdotes de son travail de caissière, qu'elle a tout d'abord diffusé sur son blog avant d'en faire ce livre.

Les tribulations d'une caissièreest une lecture drôle à lire, et qui devrait permettre (il faut le souhaiter) à toutes les caissières d'obtenir un peu plus de considérations, si ce n'est de leur employeur, du moins des clients qu'elles voient défiler à longueur de journée, en tout cas, de tous ceux qui auront lu ce roman.
Bon courage mesdames !

Merci Thierry pour le prêt !

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 06:34

Manhattan


Manhattan - Anne Révah
Arléa - 96 pages.

Elle part. Elle fuit après avoir appris l'inacceptable.
Elle n'a pas peur, non, mais elle veut mettre de l'ordre dans sa vie.
C'est une lettre  qu'elle choisit d'écrire, une seule lettre. Les mots coulent comme un torrent, emportant sur leur passage la vie d'avant, les secrets, les mensonges, les blessures non refermées.
Elle écrit et se délivre, fait place nette, se retrouve enfin et peut, apaiser, aller vers son destin.

Anne Révah a quarante et un ans. Elle vit à Paris.
Manhattan est son premier roman.

La maladie. Le diagnostique tombe implacable. Quatre taches blanches dans la tête.
Une décision s'impose : partir.
Seule, elle se retourne sur elle-même dans une introspection qu'elle dévoile dans une lettre à sa mère.
Une lettre à sa mère. Une confession. Un point final à sa vie d'avant les taches blanches, d'avant la maladie.

Elle regarde cette vie d'avant sans complaisance.
Elle se sent vide, creuse. Elle fait illusion, se créé une apparence, s'y complaît. Elle vit hors d'elle-même à travers le regard des autres.
Ce vide, cette peur du noir, de la solitude masquent une blessure profonde.
Difficile de se construire en tant qu'adulte après une enfance profondément blessée.

Pour pouvoir enfin être soi-même, l'adulte doit se libérer du poids de sa blessure d'enfant.
Après LA blessure, l'enfant se coupe de son être et de son ressenti.
Et l'adulte qu'il devient se montre "sans fissure". L'adulte puise chez les autres pour leur ressembler (en apparence). L'adule puise chez les autres ses masques.

En écrivant cette lettre à sa mère, elle jette sa blessure "à la poubelle",s'en débarrasse, s'en libére, se dévoile, pour enfin s'autoriser à être elle-même.

Anne Révah dans une écriture intense et libératrice nous offre un roman psychologique intimiste creusé.
Elle explique très bien les mécanismes psychologiques qu'entraînent une profonde blessure d'enfant et jusqu'où elle peut mener.
Elle y décrit très bien les étapes et les états de la personne en souffrance, les méandres, les tourbillons dans lesquels elle essaie de se débattre.

Anne Révah m'a profondément touché avec Manhattan. C'est un roman fort et poignant, juste et enrichissant, qui je l'espère permettra à un grand nombre d'avancer, de comprendre, d'accepter, de grandir...

Je remercie infiniment Anne Révah pour l'envoi de ce roman.

"J'aurais voulu qu'il y ait quelqu'un sur mon chemin pour suspendre la chute..."

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 07:14


Allumer le chat - Barbara Constantine
Calmann-Lévy - 288 pages.

Bastos, le chat philosophe et pédant, parvient à échapper au fusil de Raymond. N'empêche qu'il le nargue ce chat ! Et il faut encore s'occuper du môme, un peu nul en foot, qui n'a rien trouvé de mieux que de choper de l'eczéma sur le visage... Sans compter son imbécile de père qui se fait encastrer par un cerf de deux cents kilos. Il y a franchement de quoi devenir allumé dans cette famille !

Barbara Constantine, romancière, céramiste et scripte - elle a travaillé avec Cédric Klapisch - vit en région parisienne. Elle est également l'auteur d'A Mélie, sans mélo, son second roman.

Allumer le chat est le premier roman de Barbara Constantine.
Il s'agit d'un roman original et farfelu, dans lequel les différents personnages, chacun plus ou moins égratignés par l'existence, livrent un peu d'eux-même à chaque chapitre.
Et peu à peu, l'histoire s'imbrique, chacun dévoile sa part de secret.
Observant cette cohorte de personnages cabossés, Bastos, le chat philosophe, lui, a bien l'intention de se reposer dans sa troisième vie !

Barbara Constantine a un style bien particulier, simple. Elle raconte comme une intrusion dans l'esprit de chacun, le tout avec beaucoup d'humour.

Allumer le chat est un roman à la fois tendre et émouvant, rude et drôle.
Ce roman est comme une croûte de rudesse pour masquer la faiblesse et la tendresse cachées dessous.

Extraits :

"Dans la voiture, le père et sa fille ont fini par arrêter de pleurer. Mais ils ne savent pas quoi faire d'autre. Chacun attend que l'autre commence... mais commence quoi, au juste ?
Alors, ils se regardent.
C'est la première fois depuis sept ans qu'ils se voient d'aussi près.
Ils sont un peu gênés, alors, ils se mettent à rire.. bêtement.
C'est un bon début. Ils se retrouvent et ils rient bêtement. En tout cas, ça débloque quelque chose. Ils sentent qu'ils vont pouvoir essayer de se dire quelque chose...
- Josette, ma petite fille, ma toute belle...
C'est tout ce qu'il trouve à dire.
Et ils se serrent dans les bras, parce que c'est vraiment la seule chose à faire. Et puis après...
- Bon . Si on allait s'en jeter un ?"
(page 51).

"Parce que, dans le fond, Bastos, il l'aime... C'est vrai qu'il se fout ouvertement de la gueule du monde, et c'est énervant, mais c'est ça qu'est bien chez lui. C'est pas un con de chat domestique. Il est pas comme ces animaux de compagnie qui trouvent  que tout ce que font leurs maîtres est béni, même quand ils les dérouillent !" (page 73).

Bref, vous l'aurez compris, j'ai passé un excellent moment avec Bastos le chat et tous ses compagnons ! Et je remercie vivement Pascale d'avoir fait d'Allumer le chat de Barbara Constantine un .

Et pour finir, qui prendra un peu de pâté de rats ???

PS
 : Félicitations à Pascale qui a édité son recueil de poésie intitulé Mes premières plumes.

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