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"On peut juger de la beauté d'un livre à la vigueur des coups de poings qu'il vous a donnés
et à la longueur du temps qu'on met ensuite à en revenir"
Gustave Flaubert








* J'Y PARTICIPE... *






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* LIVRES *




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LECTURE EN COURS

une-place-a-prendre
Une Place à Prendre - J. K. Rowling

 

ALCOTT Louisa May - Les quatre filles du Docteur March
CONSTANTINE Barbara - A Mélie, sans mélo
CONSTANTINE Barbara - Tom petit Tom tout petit homme Tom
TENENBAUM Sylvie - Pardonner, tyrannie ou libération
TEULE Jean - Le magasin des suicides
THIRY Pierre - Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceay-les-Mines
THOMAS Chantal - Les adieux à la reine
TOLSTOI Léon - Anna Karénine
RULE Ann - Une vengeance au goût amer
26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 06:49


La Recluse de Wildfell Hall - Anne Brontë
Editions Phébus - 480 pages.

Publié en 1848, La Recluse de Wildfell Hall, qui analyse sans concession la place des femmes dans la société victorienne, est considéré comme l'un des tout premiers romans féministes. Ce titre méconnu entretient, comme l'a souligné la critique moderne, de nombreux liens avec Les Hauts de hurlevent d'Emily Brontë. On y retrouve notamment les mêmes thèmes : alcoolisme, violence masculine, corruption de l'enfance...

Qui est la mystérieuse nouvelle locataire de Wildfell Hall ? On ne sait pas d'où vient cette artiste qui se fait appeler Mrs Graham, se dit veuve et vit comme une recluse avec son jeune fils. Son arrivé alimente toutes les rumeurs dans la petite communauté villageoise et éveille l'intérêt puis l'amour d'un cultivateur, Gilbert Markham. La famille de Gilbert est opposée à cette relation et petit à petit, Gilbert lui-même se met à douter de sa secrète amie. Quel est le drame qu'elle lui cache ? Et pourquoi son voisin, Frederick Lawrence, veille-t-il si jalousement sur elle ?

Après avoir écrit Agnès Grey, Anne Brontë, sous le pseudonyme d'Acton Bell, écrit La Recluse de Wildfell Hall, son dernier roman, qui paraît en juin 1848, et rencontre un succès immédiat.

Le récit raconté par Gilber Markham à un ami, débute en octobre 1827. Mrs Graham vient de s'installer à Wildfell Hall avec son fils Arthur, où elle vit comme une recluse. Mais une femme indépendante dans cette société, est un sujet à questionnements et médisances...

Il est beaucoup question de la condition des femmes dans la société victorienne dans cette oeuvre. La femme est un être entièrement dépendant de son mari, empetré dans les conventions, la religion, qui doit veiller au confort de son compagnon et à satisfaire ses desirs.

"Apprenez cela, Rose, dans les choses domestiques, nous n'avons que deux points à considérer : en premier lieu, ce qui se doit faire et, en second, ce qu'il y a de plus agréable aux hommes de la maison ; n'importe quoi fera l'affaire des femmes." (page 59).
Voilà ce qu'une mère inculquait à sa fille : être avant tout au service de sa maison et de son mari...

La recluse de Wildfell Hall est un roman riche en rebondissement - Anne Brontë sait tenir son lecteur en haleine- et en informations sur la société de l'époque victorienne.
Un seul petit bémol à mon goût, c'est notre héroïne, qui m'a, par moment, un  peu agacé avec sa piété exacerbée. A part ça, je me suis plongé dans cette histoire avec un grand plaisir, captivée par ce roman.
Anne Brontë, tout comme Emily dans Les Hauts de Hurlevent et Charlotte dans Jane Eyre, brosse ici le portrait de personnages complexes, en proie à leurs démons, à leurs souffrances.

Extraits :

"La dame était assise dans un fauteuil droit, à haut dossier, à côté d'une petite table ronde qui supportait un pupitre et une corbeille à ouvrage. Le petit garçon se tenait le coude appuyé sur l'un des genoux de sa mère et lui lisait, avec une merveilleuse volubilité, un petit volume. Elle, reposait la main sur son épaule et jouait, d'un air absent, avec ses longues boucles qui retombaient sur son cou blanc." (page 62).

"Calmez-vous, Arthur, et écoutez-moi, sans croire que je suis une furie jalouse. Je suis parfaitement calme. Tâtez ma main - je la lui tendis gravement et la refermai sur la sienne avec une brusquerie qui semblait démentir mes paroles et le fit sourire. Il n'y a pas de quoi rire, monsieur, dis-je, resserrant encore mon étreinte et le regardant fermement jusqu'à ce qu'il faiblisse. Vous pouvez trouver plaisir, monsieur Huntingdon, à éveiller ma jalousie, mais prenez garde de ne pas éveiller ma haine. Quand vous aurez tué mon amour, vous verrez qu'il ne sera pas facile de le ressussiter." (page 231).

La Recluse de Wildfell Hall d'Anne Brontë raconte l'amour, la désillusion, la vertu, le vice, la haine, la souffrance...
Un merveilleux roman à l'image des soeurs Brontë !



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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 06:21


Le treizième conte - Diane Setterfield
Plon - 576 pages.

Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l'écart du monde, s'est inventé plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les unes que les autres t toutes sorties de son imagination. Aujourd'hui, âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l'extraordinaire existence qui fut la sienne. Sa lettre à Margaret Lea est une injonction : elle l'invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida, mais, en tant que biographe, elle doit traiter des faits, non de l'imaginaire. Et elle ne croit pas au récit de Vida.
Dès lors, les deux femmes vont confronter les fantôles qui hantent leur histoire pour enfin cerner leur propre vérité...

Voilà un roman qu'il est inutile de présenter puisqu'il a déjà fait le tour de la blogosphère.

J'ai eu l'impression par moment de me retrouver plongée dans un roman de Jane Austen, pour les descriptions que fait Diane Setterfield de la nature humaine, des caractères.

"Les vies humaines ne sont pas des bouts de ficelle que l'on peut démêler d'un noeud d'autres bouts semblables pour les tendre bien droits. La famille est une toile d'araignée. Impossible d'en toucher une partie sans faire vibrer la totalité. D'en comprendre un fragment sans avoir une idée de l'ensemble." (page 86).

Ou bien dans un roman des soeurs Brontë pour la folie et la violence qui habitent les personnage de cette histoire.

J'ai été ravie de trouver, parsemées dans l'histoire, de nombreuses allusions à des romans que j'ai énormément aimés, comme Jane Eyre, par exemple.

Et laquelle d'entre nous ne souhaiterait être soignée par une telle prescription :
"Je consultai l'ordonnance. D'une écriture vigoureuse, il avait inscrit : Sir Arthur Conan Doyle, Les Aventures de Sherlock Holmes. Prendre dix pages, deux fois par jour, jusqu'à épuisement du stock". (page 421).

Nombreux sont les mystères qui apparaissent tout au long du récit. Le passé se mèle au présent, et petit à petit, les énigmes lèvent leur voile.

Diane Setterfield a su entretenir mon attention de lectrice tout au long du roman, jusqu'à la dernière page, et même la dernière ligne.

Un roman qu'on voudrait ne pas quitter.

Le treizième conte de Diane Setterfield a été lu dans le cadre du

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 06:09


Persuasion - Jane Austen
10/18 - 320 pages.

"Sous le vernis d'un genre, chacune des phrases de Jane Austen attaque les conventions, traque les ridicules, et finit avec une grâce exquise par pulvériser la morale bourgeoise, sans avoir l'air d'y toucher. Les héroïnes de Jane Austen lui ressemblent, elles aiment les potins mais détestent bavardages, grossièreté et vulgarité. La pudeur, le tact, la discrétion, l'humour sont les seules convenances qu'elles reconnaissent... Et si Jane mène les jeunes filles au mariage, c'est fortes d'une indépendance qu'il faut souhaiter au mari d'être à la hauteur ! A lire yeux baissés et genoux serrés pour goûter en secret le délicieux plaisir de la transgression des interdits." Anne Barbe, Libération 1980

Sir Walter Elliot est veuf et père de trois jeunes filles, dont une seule est mariée. Il vit grand train, sans se soucier du maintien de sa fortune. Se trouvant fort endetté, il n'a plus que la possibilité de louer le chateau de Kellynch et de partir vivre à Bath. Les nouveaux résident de la demeure familiale sont l'Amiral Croft et son épouse, qui n'est autre que la soeur du Capitaine Frederick Wentworth, l'ancien fiancé éconduit d'Anne...

C'est avec grand bonheur que j'ai retrouver Jane Austen. J'aime ses romans et ne me lasse pas de les lire.
J'aime sa façon de dépeindre ses personnages, de les tourner en dérision

Dans Persuasion, la famille Elliot est décrite comme particulièrement détestable.

Sir Walter Elliot, est un sot, prétentieux, égoïste et arrogant. Tout comme ses filles Elizabeth et Mary.

Anne Elliot est la seule de la famille à être doté de bon sens et d'une grande bonté. Bien que par moment, elle peut paraître un peu agançante par sa soumission aux évènements et à son entourage. Elle subit docilement les injustices et les affronts, et le mauvais caractère des siens.
A 19 ans, Anne Elliot était une jeune fille influençable, et son entourage est parvenu à la persuader de rompre ses fiançailles avec le capitaine Wentworth, alors sans fortune. Mais le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point...

"Bientôt, pourtant, elle commença à se raisonner et à tâcher de modérer ses sentiments. Huit ans, presque huit ans s'étaient passsés, depuis que tout avait été abandonné. Quelle absurdité de se remettre dans une agitation qu'un tel intervalle avait reléguée dans le lointain et le vague ! Que ne pouvait faire un intervalle de huit ant ? Evénements, de toutes sortes, changements, éloignements, départs.. tout, il devait tout comprendre ; et l'oubli du passé... si naturel, si certain aussi ! Il contenait à peu près le tiers de sa vie.
Hélas ! avec tous ses raisonnements, elle découvrit que, pour un coeur fidèle, huit années ne signifient pas grand-chose."
(page 73).


Quant au capitaine Wentworth, il est un jeune homme charmant, fort, fier et courageux, que toutes les jeunes filles alentours rêvent de séduire. Anciennement fiançé à Anne, il ne lui a pas pardonné la faiblesse de s'être laissée persuader de rompre.

"Il n'avait pas pardonné à Anne Elliot. Elle l'avait lésé, délaissé et déçu et, ce qui est pire, elle avait montré, en agissant ainsi, une faiblesse de caractère que son tempérament décidé et confiant ne pouvait toléré. Elle l'avait abandonné pour obliger autrui. Cela avait été l'effet d'un excès de persuasion. C'était un signe de faiblesse et de timidité." (page 74).

Jane Austen conduit son récit d'une main de maître. Son écriture habile, son humour, son ironie, sont autant de manière de tourner en dérision les caractères de ses personnages.
Jane Austen détient l'art de décrire et de faire évoluer les sentiments de ses personnages. Elle sait d'une manière habile nous transmettre les sensations de son héroïne et nous les faire vivre et ressentir à travers elle.

Chaque lecture de Persuasion est un pur moment de plaisir. J'aime me laisser transporter par l'histoire, mais aussi par l'écriture de Jane Austen.

Une pure merveille !

Extraits :

"Anne ne voulait plus connaître de regards et de paroles de ce genre. Cette froide politesse, cet air cérémonieux étaient pires que tout." (page 87).

"Le coeur d'un homme ne se guérit pas de l'adoration d'une femme pareille ! Il ne doit pas... Il n'y parvient pas..." (page 214).

"Oh ! s'écria vivement Anne, j'espère que je rends justice à tous vos sentiments et à ceux des hommes qui vous ressemblent. Dieu me garde de sous-estimer la générosité et la fidélité d'aucun de mes frères. Je mériterais un mépris total si j'osais supposer que seule la femme connaît l'attachement et la constance véritables. Non, je vous crois capables de plus grande et des plus nobles actions lorsque vous êtes mariés. Je vous crois capables des plus gros efforts et de toutes les qualités domestiques, aussi longtemps que... permettez-moi d'employer cette expression... aussi longtemps que vous avez un objet. Je veux dire : tant que la femme que vous aimez vit, et vit pour vous. Tout le privilège que je réclame pour mon sexe (il n'est pas enviable, vous n'avez pas besoin de le convoiter), c'est celui d'aimer le plus longtemps, même quand l'objet ou quand l'espoir ont disparu." (page 275).



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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 06:17


Harry Potter à l'école des sorciers - J. K. Rowling
Editions Gallimard Jeunesse - 322 pages.

Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le detestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l'emmener à Poudlard, une école de sorcellerie ! Voler en balai, jeter des sorts, combattre les trolls : Harry se révèle un sorcier doué.
Mais quel est le mystère qui l'entourre ? Et qui est l'effroyable V..., le mage dont personne n'ose prononcer le nom ?

Harry Potter, orphelin, vit chez les Dursley, son oncle et sa tante, dans le placard, sous l'escalier. Détesté par cette famille, il est leur bouc émissaire, et n'est toléré qu'en survivant des miettes qu'ils veulent bien lui laisser.
Or, le jour de ses onze ans, malgré les tentatives désespérées de son oncle, Hagrid vient le chercher pour l'emmener à Poudlard, une école de sorciers renommée.
Il va là découvrir qui il est vraiment. Un sorcier, comme ses parents avant lui.
Il y rencontrera l'amitié, et y vivra nombre d'aventures mystérieuses...

Extrait :

"Avoir été aimé si profondément te donne à jamais une protection contre les autres, même lorsque la personne qui a ménifesté cet amour n'est plus là.Cet amour reste présent dans ta chair." (page 302).

Un roman à découvrir ! De l'aventure, des mystères, du suspence, de l'humour, autant d'ingrédients pour que la potion réussisse à nous ensorceller.
Ensorcellée, je le suis, parce que me voilà maintenant affublée d'une nouvelle addiction !
A suivre...

Harry Potter à l'école des sorciers de J. K. Rowling a été lu dans le cadre du

 & du
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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 06:05


L'Amour dans l'âme- Daphné Du Maurier
Phébus - 392 pages.

De 1830 à 1930 - sur quatre générations -, la chronique d'une famille qui refuse de rentrer dans le rang. Cette petite tribu de Cornouaillais possédés par le démon de la mer se trouvera malmenée par les éléments... mais plus encore par un siècle ennemi des valeurs "sauvages". Deux portraits de femmes insoumises - parmi quelques hommes voués à la violence et à la folie. C'est ce roman (publié une première fois en France en 1950 sous le titre La Chaîne d'amour) qui valut à Daphné Du Maurier d'être comparée à une nouvelle Emily Brontë.

Le récit débute le jour du mariage de Janet Combe, de Plyn dans le comté de Cornouailles, avec son cousin Thomas en 1830.
Malgré une agréable vie de famille auprès de son mari et de ses enfants, Janet pressent que quelque chose de plus fort l'attend. Elle ne semble pas être à sa place dans cette vie. Différente des autres femmes de son époque, elle voue une passion pour la mer, et aurait souhaité être un garçon afin de pouvoir naviguer.
Né alors Joseph. Entre Joseph et Janet, un lien qui dépasse celui du sang les relie. Le lien de l'âme. Ces deux êtres se vouent un amour sans bornes. Ces deux êtres dont l'âme se ressemble, sont unis au delà du temps et dans leur passion pour la mer.

Extraits :

"Je ne me souviens pas, dit-elle, de ce qui s'est passé ou doit se passer. Mais tout ce que je sais, c'est qu'il n'y a pas de place pour le temps ici, ni dans notre monde. Il n'y aura pas de séparation pour nous : pas de commencement, pas de fin. Nous sommes suspendus l'un à l'autre somme les étoiles du ciel." (page 43).

"Janet, Joseph, Christopher, Jennifer : ils demeuraient tous unis par un étrange et même amour, par un même esprit d'inquiétude et de souffrance, par une semblable et intolérable passion pour la beauté et l'indépendance. Ils avaient tous rêvé de mystérieuses aventures et de chemins inconnus, mais n'avaient trouvé de paix qu'à Plyn et les uns par les autres ; à chacun d'eux, la mort avait arraché celui qu'il aimait, sans arriver à rompre les multiples liens qui les unissaient sous dans un même esprit d'amour !" (page 344).

Cette fresque familiale qui recouvre quatre générations est un roman d'amour hors du commun. L'amour de la mer y est omniprésent et se transmet au fil du temps de génération en génération.
Un roman poignant, dans lequel foisonnent passion, jalousie, haine, vengeance et folie.
L'Amour dans l'âme a été une très belle découverte qui m'a donné envie de découvrir plus en détail l'oeuvre de Daphné du Maurier.

L'Amour dans l'âme de Daphné du Maurier a été lu dans le cadre du

Un grand merci à Bladelor pour avoir fait voyager ce roman jusqu'à moi.

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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 06:45


La Fiancée de Lammermoor- Walter Scott
Éditions Phébus - 384 pages.

A la fin du XVIIe siècle, alors que l'avenir de l'Ecosse, bientôt ralliée au royaume d'Angleterre, semble menacé, un autre drame se joue au cour des Highlands.
Lorsque Edgar, le jeune maître de Ravenswood, sauve la vie de la douce et timide Lucy, il ignore qu'il vient de tomber sous le charme de la fille de son pire ennemi, Sir William Ashton.
Soumises aux rivalités ancestrales de leurs familles, les amours d'Edgar et de Lucy ne cesseront d'être contrariées par les machiavéliques tentatives de Lady Ashton, la despotique et arrogante mère de la jeune fille.

De la richesse des Ravenswood, il ne reste rien. Le père d'Edgar Ravenswood a tout perdu, jusqu'à la vie, et tous les biens de cette noble famille sont désormais la propriété de Sir William Ashton.
Or, alors que Lucy Ashton et son père se promènent sur leurs terres, ils sont sauvés d'une mort certaine par le jeune Lord Ravenswood. Entre les deux jeunes gens, un lien se tisse peu à peu. Une promesse est engagée. Or, Sir Ashton est l'ennemi juré de Lord Ravenwood. Le drame est scellé...

Cette histoire est riche en sentiments contrariés, tiraillés entre la haine et la vengeance, et l'amour.

"Déjà coexistaient chez lui deux passions contraires : le désir de venger la mort de son père, et une admiration étrangement lénifiante pour la fille de son ennemi." (page 100).

" Ses préjugés, pour enracinés qu'ils fussent, étaient de nature à céder devant l'amour et la gratitude. Les charmes réels de la fille, joints aux prétendus services du père, effacèrent de son esprit le serment de vengeance qui s'y était gravé au soir de funérailles de Lord Ravenswood. Mais ce serment, le destin l'avait entendu et enregistré." (page 192).

La mère de la jeune fille est particulièrement détestable, seul son arrivisme a de l'importance à ses yeux, au détriment du bonheur, et même de la vie de sa propre fille. C'est une manipulatrice diabolique, qui ne reculera devant rien pour arriver à ses fins.

Le personnage de Caleb, le vieux domestique fidèle aux Ravenswood est particulièrement drôle et attachant. Il fait preuve de zèle pour tenter de préserver l'honneur de la famille. Il utilise toutes les ruses en son pouvoir pour tenter de sauvegarder les apparences d'antan, et masquer la triste réalité. Il est très touchant dans sa simplicité et sa loyauté.

"Sa passion consiste à représenter les choses de notre misérable ménage, non pas comme elles sont, mais telles que, dans son opinion, elles devraient être. En fait, je me suis souvent diverti de ses expédients pour me procurer ce qu'il juge indispensable à l'honneur de ma famille, et plus encore de ses interminables excuses pour le manque des articles dont il s'ingénie sans succès à trouver les équivalents." (page 90).

Malgré un récit fort riche, et ponctué de légendes, j'ai eu de la difficulté à me sentir imprégnée par cette lecture. Le style par moment empesé de Walter Scottm'a parfois gêné dans ma lecture.

La fiancée de Lammermoor de Walter Scott a été lu dans le cadre du 

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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 06:23


Agnès Grey- Anne Brontë
Gallimard - 308 pages.

"Miss Grey etait une étrange créature ; jamais elle ne flattait et elle était loin de leur faire assez de compliments ; mais, quand elle parlait d'elles ou de quoi que ce fût qui les concernât en termes élogieux, elles pouvaient avoir la certitude que sa bonne opinion était sincère.
Elle se montrait dans l'ensemble très prévenante, discrète et pacifique, mais certaines choses la mettaient hors d'elle ; certes, cel ane les gênait guère, mais pourtant mieux valait ne pas la désaccorder puisque, lorsqu'elle était de bonne humeur, elle leur parlait, était fort agréable et pouvait parfois se montrer extrêmement drôle, à sa manière, qui était bien différente de celle de Mère, mais faisait toutefois très bien l'affaire pour changer. Elle avait des opinions arrêtées sur tout, auxquelles elle restait farouchement attachée... Des opinions souvent rebutantes, puisqu'elle pensait toujours en termes de bien et de mal et avait une curieuse révérence pour ce qui touchait à la religion et un penchant incompréhensible pour les honnêtes gens."

Après avoir adoré lire Charlotte et Emily Brontë, avec Jane Eyre et les Hauts de Hurlevent,il me fallait découvrir leur soeur cadette Anne, avec son roman Agnès Grey, publié en 1847.

Agnès Grey est une jeune femme qui a grandit dans le presbytère familial, entourée par l'amour des siens. Suite aux déconvenues financières de sa famille, elle décide de se faire employer comme gouvernante. Elle arrive chez les Bloomfield, où elle doit instruire les enfants de la famille. Le désenchantement se fait alors très rapidement. Ces jeunes enfants se révèlent être de véritables démons, des tyrans détestables et prétentieux, des êtres sans coeur...

Anne Brontë nous dévoile ici un roman sur les vicissitudes de la vie de gouvernante. La gouvernante est ici méprisée, considérée comme une simple domestique par ses employeurs.
Anne Brontë porte un regard critique et très lucide sur la société de l'époque. L'aisance financière de la bourgeoisie de l'époque ne rend pas forcément les gens de cette classe sociale plus intelligents, plus cultivés, et encore moins plus attachants. Une société odieuse, égoïste et hypocrite nous est présentée. Et c'est avec un grand soulagement qu'une bonne volée bien méritée serait administrée à certains jeunes gens fort désagréables dont Agnès Grey doit s'occuper.
Il est évident que la vie des jeunes filles obligées de travailler pour subvenir à leurs besoins n'était pas des plus facile. Mais outre ces aléas et ces contraintes, Agnès Grey va également rencontrer Mr Weston, et ainsi découvrir les premiers émois de son jeune coeur. Des sentiments refréné par sa grande modestie...

C'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé l'atmosphère de l'Angleterre victorienne, avec ses coutumes, ses paysages, sa vie qui s'écoule.
Anne Brontë maîtrise l'art de décrire merveilleusement les paysages et les caractères de ses personnages et parvient à faire voyager son lecteur vers une autre époque.
Son style est très agréable à lire, empreint parfois d'une touche d'ironie.

Extraits :

- "Je le remerciai ; chaleureusement ou avec froideur ? Je ne saurais le dire, mais s'il est une choses dont je suis certaine, c'est de n'avoir exprimé qu'une faible partie de la gratitude que j'éprouvai. Peut-être était-il ridicule d'éprouver une quelconque gratitude, mais je pris à cet instant son geste pour une manifestation remarquable de sa bonté, une marque de gentillesse que je ne pourrais payer de retour mais n'oublierais jamais, tant j'étais peu habituée à ce qu'on me rendît de telles civilités, si peu préparée à en attendre de qui que ce fût à cinquante milles à la ronde de Horton Lodge." (page 164).

- "Le coeur humain est comme la gomme arabique, il suffit d'un rien pour le faire gonfler mais il résistera à bien des choses sans se biser. Si "guère moins qu'un rien" suffit à l'ébranler, il faut "guère moins que la totalité de tout" pour le briser. Comme les parties externes de notre être, il possède un pouvoir vital qui lui est inhérent, lequel lui donne la force de résister aux agressions extérieures. Chacun des chocs qui l'ébranlent contribue à l'endurcir et à prévenir le coup suivant ; de la même façon, un travail incessant épaissit la peau de la main dont elle renforce les muscles au lieu de les laisser s'atrophier, si bien qu'une journée de dur labeur qui écorcherait la paume d'une main de dame ne laisserait pas de marque visible sur celle d'un robuste laboureur." (page 1661).

Agnès Grey d'Anne Brontë est un roman qui traite de la condition de la femme dans la société victorienne. Et finalement, en comparant Agnès Grey à Miss Muray, la plus heureuse et la plus libre n'est pas celle qui vit dans l'opulence financière, mais celle qui a su rester attacher à ses valeurs et à ses principes.
Agnès Grey d'Anne Brontë est un roman à découvrir absolument !

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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 06:10


Le Pays du Dauphin Vert- Elizabeth Goudge
Editions Phébus - 800 pages.

Nous sommes au XIXe siècle dans une bourgade des îles Anglo-Normandes. La famille du jeune William emménage rue du Dauphin Vert. L'adolescent se lie à ses deux voisines, la jolie et souriante Marguerite, et la grave Marianne, plus ingrate. On rêve, on rit, on pleure, et l'on se moque de ce benêt de William qui, malgré sa préférence marquée pour Marguerite, ne peut s'empêcher de mélanger les prénoms des deux soeurs. Un détail idiot qui va bouleverser le cours de trois existences...
William s'établit comme colon en Nouvelle-Zélande, toujours épris de son amoureuse d'hier. Prenant un jour son courage à deux mains, il demande par lettre la main de Marguerite. Quelques mois plus tard, il a la surprise de sa vie : c'est Marianne qui débarque du bateau...


Elizabeth Goudge a écrit Le Pays du Dauphin Vert en 1936.

Le récit se déroule au milieu du XIXème siècle, dans une île anglo-normande.
Marianne et Marguerite Le Patourel sont deux soeurs bien différentes. Marguerite, la plus jeune, a une grâce toute naturelle. Elle est gaie. Pour elle, la vie est source de réjouissance. Marianne, l'aînée, est plus grave que sa soeur, et d'un caractère plus complexe. Elle est à la fois intelligente, réservée, avide de vivre et de resentir des émotions fortes, égoïste, prétentieuse, déterminée, rien ni personne ne peuvent la détournée de l'objectif qu'elle s'est fixée, manipulatrice.
Le Docteur Ozanne et son fils William reviennent vivre sur l'île. Se tissent alors à jamais des liens entre les trois jeunes gens.
Marguerite aime William. Marianne aime William. Chacune est persuadée d'être aimée par William. Or, le coeur de William bât pour Marguerite.
Mais bientôt William part et se retrouve exilé en Nouvelle-Zélande. C'est dans une lettre qu'il demande à sa bien-aimée de le rejoindre dans ce nouveau monde.
Or, la jeune femme qui arrive pour être sa femme, n'est pas Marguerite, mais Marianne...

Elizabeth Goudge nous livre ici un roman qu'il faut découvrir en prenant son temps. Déjà, l'oeuvre est volumineuse, 800 pages... L'étude des caractères, des personnalités est très approfondie, fouillée. L'écriture est poétique, emportée dans des descriptions détaillées des paysages grandioses, qu'il faut savourer.
Avec le Pays du Dauphin Vert, on respire l'odeur des embruns, on sent le souffle du vent dans les cheveux. Elizabeth Goudge nous transporte tout au long de son récit dans une autre époque. Elle nous fait voyager et découvrir le monde de la navigation, des marins. On part à la découverte d'une nouvelle terre d'accueil, du peuple maori et de leurs coutumes, de la vie des colons. La romance, les amours mouvementées sont au rendez-vous, contrariées par l'étourderie de l'homme. La main du destin mène les êtres. La religion, les croyances, la spiritualité ont une part importante dans cet ouvrage.

Extraits :

- "Les gais habits de fête, dont quelques-uns, depuis des générations, allaient de père en fils et de mère en fille, pieusement conservés dans al vieille armoire sculptée que toute jeune mariée apportait à son foyer avec sonlinge, les maisons centenaires aux couleurs blanches et dorées, avec leur petit pont jeté sur el ruisseau chantant, le soleil, les fleures, le ciel bleu lumineux là-haut et, tout près, le bois frais et vert rempli de murmures - l'ensemble dégageait une beauté brillante et vivifiante, qui évoquait celle d'une bulle de savon irisée." (page 167).

- "Mais elle savait aussi que ce que le monde voit de la vie de tout être humain n'est pas la vraie vie ; qu'en réalité, la vie est vécue en secret : c'est une réalité qui sse meut derrière l'écran d'une apparence, comme le vent derrière un rideau. C'est seulement lorsqu'une ride se creuse fortuitement, lorsqu'un sourire, une lueur ou une ombre passent d'une façon imprévue sur un visage qu'on devine ce qu'on ne voit pas." (page 267).

- "Il la prit dans ses bras et l'embrassa. Elle ne se débattit pas, parce que son étreinte était exempte de passion. Elle s'appuyait tranquillement sur lui. Elle resentit soudain une étrange impression de confiante familiarité, comme si ce n'était pas la première fois qu'elle et lui se tenaient ainsi par une nuit d'été, cependant que le vent tiède faisait luire les étoiles ; il lui semblait que s'il la connaissait si bien, c'était parce qu'il l'avait déjà rencontrée sous d'autres étoiles. Quand il retira ses bras pour s'en aller, elle eut subitement la sensation d'un affreux isolement ; d'un grand déchirement aussi, comme si une partie d'elle-même l'abandonnait." (page 555).

Le pays du Dauphin Vert est un roman fort riche. J'ai été séduite par ces descriptions époustouflantes, par ces personnages dont le caractère et l'histoire de chacun nous est brillament révélé, par l'écriture d'Elizabeth Goudge qui a su me faire voyager.
Tous les composants sont réunis dans cette fresque romanesque envoutante : la beauté des paysages, l'aventure, le danger, l'amour...
Je m'attarderais très certainement sur les autres ouvrages de cet auteure qui me mènera vraissemblablement à travers d'autres voyages.

Je dois aussi ajouter qu'en 1947, Victor Saville a réalisé une adaptation du roman d'Elizabeth Goudge Le Pays du Dauphin Vert, avec Lana Turner, Van Heflin, Donna Reed...

 

Le Pays du Dauphin Vert d'Elizabeth Goudge a été lu dans le cadre du Défi de lecture "Le Nom de la Rose"  

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19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 06:30


Les vestiges du jour- Kazuo Ishiguro
Editions 10/18, 266 pages.

Le vieux majordome Stevens a passé sa vie à servir les autres, métier dont il s'acquitte avec plaisir et fierté. C'est un homme qui se croit heureux, jusqu'à ce voyage qu'il entreprend vers Miss Kenton, l'ancienne gouvernante du château, la femme qu'il aurait pu aimer s'il avait su ouvrir ses yeux et son coeur...
Une histoire belle et triste, au pouvoir de séduction rare, à la dignité des mots et des personnages, bouleversante, adaptée à l'écran par James Ivory, avec le succès que l'on sait et les inoubliables Anthony Hopkins et Emma Thompson.

Je dois l'avouer, je me suis rarement autant ennuyée en lisant... Cette lecture m'a été pénible. Heureusement que ce livre ne fait pas plus que 266 pages... Mais j'ai quand même été jusqu'au bout... C'est-on jamais...

Le narrateur est Stevens, un majordome qui est fier de son travail, et totalement dévoué à son rôle... Alors qu'il décide pour la première fois de sa vie d'entreprendre un voyage en automobile, il se remémore ses souvenirs...

J'ai eu l'impression de lire "Comment être un grand majordome"... En effet, on apprend que pour être un "grand" majordome, il faut savoir établir un plan de travail (Stevens nous l'a assez rabâché !), avoir de la dignité, et être au service d'une maison distinguée... et surtout... ne pas avoir de vie personnelle !!!

J'ai trouvé ce Stevens exaspérant ! J'ai eu l'impression tout au long du récit qu'on avait sorti Stevens d'un placard pour le dépoussiérer. Tous ce qui l'intéresse, c'est de tenir parfaitement son rôle de majordome...  En dehors de ça, il n'entend absolument rien aux relations avec les êtres humains, même avec son père... Il est coincé, étriqué dans son parfait costume de majordome. Il ne voit rien au-delà...

J'ai toutefois trouvé notre Stevens attachant à certains moments.
Il est aussi un personnage loyal, dévoué. Il a réussi à me touché lorsqu'il perd son père et qu'il continue tout de même à assumer sa tâche.
"Elle commençait à monter l'escalier, mais je l'arrêtai avec ces mots : "Miss Kenton, je vous en prie, ne me croyez pas grossier de ne pas monter voir mon père dans son état de décès à ce moment précis. Vous comprenez, je sais que mon père aurait souhaité que je continue mon travail maintenant." (page 123).
Aussi à la fin, il m'a touché lorsqu'il réalise les sentiments de Miss Kenton, alors qu'il n'a rien compris durant tout le temps qu'ils ont partagés.
"Je ne crois pas avoir répondu immédiatement,car il me fallut une minute ou deux pour digérer pleinement les paroles de Miss Kenton. De plus, comme vous pouvez vous en douter, leur portée était de nature à susciter en moi une certaine douleur. En vérité - pourquoi ne pas le reconnaître ? -, à cet instant précis, j'ai eu le coeur brisé." (page 258).

Finalement, Stevens est un homme auquel on n'a jamais appris que dans la vie il y a autre chose que son rôle de majordome à tenir. Et il est passé à côté de l'amour pour l'amour du travail accomplie.

Ceci dit, les vestiges du jour de Kazuo Ishiguro ne m'a pas emballé plus que ça. A la fin, il me reste une profonde impression d'ennui.

Tout simplement peut être pas le bon livre au bon moment pour moi...
 

 

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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 06:30


Les Hauts de Hurle-Vent– Emily Brontë
Le Livre de Poche – 480 pages

Les Hauts de Hurle-Vent sont des terres balayées par les vents du nord. Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Mr Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff. Mais ses enfants l’ont méprisé. Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, il prépare une vengeance diabolique. Il s’approprie la fortune de la famille et réduit les héritiers en esclavage. La malédiction pèsera sur toute la descendance jusqu’au jour où la fille de Catherine aimera à son tour un être misérable et fruste. Ce roman anglais, le plus célèbre du XIXe siècle à nos jours, a été écrit par une jeune fille qui vivait avec ses sœurs au milieu des landes de bruyère. Elle ne connut jamais cette passion violente ni cette haine destructrice. Elle imagina tout, même le fantôme de la femme aimée revenant tourmenter l’orgueilleux qui l’a tuée.

Les Hauts de Hurle-Vent est l’unique roman d’Emily Brontë. Il est publié en 1847. Il ne connaît pas un succès immédiat, mais devient par la suite un des plus célèbres écrits du XIXè siècle.

Ma première lecture des Hauts de Hurle-Vent date déjà de quelques années. Il m’avait laissé un très fort souvenir qui m’a aujourd’hui mener à  redécouvrir ce roman qui reste pour moi incontournable.

La famille Earnshaw vit aux Hauts de Hurle-Vent, dans un manoir isolé au cœur de la lande. Mr Earnshaw adopte alors le jeune Heathcliff, un jeune enfant abandonné, dont il se prend d’affection et qu’il protège au détriment de son fils Hindley, lequel lui voue une jalousie haineuse. Seule Catherine se prend d’affection pour Heathcliff et devient le seul être aimé à jamais…

L’histoire des Hauts de Hurle-Ventnous est révélée par l’intermédiaire de Mr Lockwood, nouveau locataire de la Grange, qui lors d’une visite de courtoisie aux Hauts désire en savoir plus sur ses étranges habitants. Il trouve en la personne de Nelly Dean, la domestique, une commère qui va lui révéler l’histoire tourmentée de cette famille qui a sombré dans la haine et la noirceur.

Dans la première partie, les Hauts de Hurle-Ventsont le théâtre d’une histoire d’amour. L’amour de Heathcliff et de Catherine. Un amour fou, violent, un amour tourmenté, à l’image du ciel au dessus de leurs têtes, orageux, noir, glacial, sinistre.
On apprend dès le début que Catherine est morte et que Heathcliff en est tellement fou de douleur qu’il désire plus que tout être hanté par son spectre.
Mais au moment où tout commence, il y a près de quarante ans, Heathcliff aime Catherine, et Catherine aime Heathcliff. Lui, n’a qu’elle. Et elle, le renie.
« Ce serait me dégrader moi-même, maintenant, que d’épouser Heathcliff. Aussi ne saura-t-il jamais comme je l’aime ; et cela, non parce qu’il est beau Nelly, mais parce qu’il est plus moi-même que je ne le suis. »
A ce moment là, Heathcliff s’enfuie, et Catherine se marie avec Edgar Linton. A la force et la violence de Heathcliff s’oppose la faiblesse d’Edgar, que j’ai même trouvé un peu agaçant pour son côté poltron. D’ailleurs, Catherine profite de la faiblesse de caractère du frère et de la sœur. Elle est même cruelle et méprisante avec eux.
« Je vous le dis, j’ai une telle foi dans l’amour de Linton que je crois que je pourrais essayer de le tuer sans qu’il eût le désir de se venger ».
Ils vivent à la Grange, Catherine plus ou moins dans la mélancolie, jusqu'au jour où Heathcliff réapparaît…

La deuxième partie commence à la réapparition de Heathcliff après trois ans d'absence, pendant lesquels il a fait fortune on ne sait comment. La force des sentiments entre Heathcliff et Catherine est si violente lors de leurs retrouvailles qu’ils ne se soucient pas de blesser leur entourage. Seul importe le plaisir de se retrouver, de se voir, de se toucher. Quelle force dans ses sentiments ! Quelle violence ! Tout et tous sont paraissent insignifiant à leurs côtés.
Mais Heathcliff n'est désormais plus que violence, folie et tourment :
"Catherine Earnshaw, puisses-tu ne pas trouver le repos tant que je vivrai ! Tu dis que je t'ai tuée, hante-moi, alors ! Les victimes hantent leurs meurtriers, je crois. Je sais que des fantômes ont erré sur al terre. Sois toujours avec moi... prends n'importe quelle forme... rends-moi foi ! mais ne me laisse pas dans cet abîme où je ne puis te trouver. Oh ! Dieu ! c'est indicible ! je ne peux pas vivre sans ma vie ! je ne peux pas vivre sans mon âme !"
Il est revenu pour prendre sa revanche sur le passé et sur les êtres qui l'ont rabaissé. Il va peu à peu mettre en place sa vengeance qui se réalisera par la manipulation de la génération suivante. Il veut infliger aux enfants la punition destinée aux parents, leur faire payer les souffrances endurées pendant sa propre enfance.
Mais finalement, l'histoire se répète ...

Les Hauts de Hurle-Vent d'Emily Brontë est un chef d'oeuvre de la littérature anglaise du XIXè siècle. Le récit d'Emilie Brontë est tellement bien ficelé que l'histoire nous est révélée d'une façon totalement fluide, limpide. Il n'y a aucune lourdeur, aucun temps mort. Le lecteur est avide de connaître les révélations qui vont lui être faites sur ces personnages. Les personnages comme l'atmosphère y sont dépeints avec une maîtrise totale.  Les sentiments sont tout aussi tourmentés que le vent qui souffle sur la lande. Une atmosphère pesante, noire est entretenue tout au long du récit. Les personnages sont extrêmes dans leurs sentiments, dans leurs actes. La violence, le tourment dominent. On peut se demander comment Emily Brontë, une jeune femme d'une vingtaine d'années à peine, dont le père est pasteur, a pu enfanter d'une telle oeuvre dans laquelle dominent le tourment et la violence.

Les Hauts de Hurle-Vent d'Emily Brontë est une oeuvre magnifique et indispensable qui reste pour moi un éternel coup de coeur.

Je précise qu'une adaptation cinématographique a été tirée de ce roman avec Juliette Binoche et Ralph Fiennes.



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