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"On peut juger de la beauté d'un livre à la vigueur des coups de poings qu'il vous a donnés
et à la longueur du temps qu'on met ensuite à en revenir"
Gustave Flaubert








* J'Y PARTICIPE... *






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* LIVRES *




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LECTURE EN COURS

une-place-a-prendre
Une Place à Prendre - J. K. Rowling

 

ALCOTT Louisa May - Les quatre filles du Docteur March
CONSTANTINE Barbara - A Mélie, sans mélo
CONSTANTINE Barbara - Tom petit Tom tout petit homme Tom
TENENBAUM Sylvie - Pardonner, tyrannie ou libération
TEULE Jean - Le magasin des suicides
THIRY Pierre - Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceay-les-Mines
THOMAS Chantal - Les adieux à la reine
TOLSTOI Léon - Anna Karénine
RULE Ann - Une vengeance au goût amer
23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 06:30


Les enfants de la liberté -
Marc Levy
Pocket, 372 pages.

On est tous l'étranger de quelqu'un.
Jeannot,
Tu leur diras de raconter notre histoire, dans leur monde libre. Que nous nous sommes battus pour eux. Tu leurs apprendras que rien ne compte plus sur cette terre que cette putain de liberté capable de se soumettre au plus offrant. Tu leur diras aussi que cette salope aime l'amour des hommes, et que toujours elle échappera à ceux qui veulent l'emprisonner, qu'elle ira toujours donner la victoire à celui qui la respecte sans jamais espérer la garder dans son lit. Dis-leur Jeannot, dis-leur de raconter tout cela de ma part, avec leurs mots à eux, ceux de leur époque. Les miens ne sont faits que des accents de mon pays, du sang que j'ai dans la bouche et sur les mains.

Marc Levy écrit ici un ouvrage qui relate une histoire vécue par son père Raymond Levy, dit "Jeannot" et son oncle Claude.
En 1942, Jeannot et Claude intègrent la 35è brigade FTP-MOI de Toulouse, un groupe de Résistants particulier par sa multinationalité et sa jeunesse, qui lutte pour la LIBERTE.

On plonge avec les enfants de la liberté dans le quotidien de ses deux frère qui s'aiment et s'unissent à d'autres copains pour résister à l'injustice, à l'inhumanité, à la cruauté...
Ces résistants on sacrifié leur jeunesse, leur vie pour sauver un pays de l'HORREUR !

Ce livre m'a vraiment touché, ému. Il m'a pris à la gorge. J'ai eu envie de pleurer de crier, face à cette haine, cette violence, cette inhumanité infligée à des hommes, des femmes, des enfants même, relégués à l'état bestial et même encore moins souvent, auxquels ont voudrait oter jusqu'à la dignité. Comment des hommes ont pu infligé à d'autres hommes de telles châtiments, de telles tortures ? Comment peut on en arriver à de telles horreurs ?...

Ce livre est un témoignage poignant qui rend un bel hommage aux hommes et femmes de la Résistance, qui ont eu le courage de lutter contre l'injustice au prix de leur vie pour la LIBERTE. Chacun à sa façon, selon ses moyens, par des actions de plus ou moins grandes envergures, petit à petit...

Extraits :

"Tu vois, dans cette France triste, il y avait non seulement des concierges et des logeuses formidables, mais aussi des mères généreuses, des voyageurs épatants, des gens anonymes qui résistaient à leur manière, des gens anonymes qui refusaient de faire comme le voisin, des gens anonymes qui dérogeaient aux règles puisqu'elles étaient indignes." (page 35).

"- Ce soir, je ne reviendrai pas, ne cesse-t-il de répéter, mais ce soir, les miliciens non plus ne rentreront pas chez eux. Alors, des tas de gens que nous ne connaissons pas auront gagné quelques mois de vie, quelques mois d'espoir, le temps que d'autres chiens viennent repeupler les terriers de la haine." (page 156).

"Tu vois, c'est l'histoire d'un curé qui se prive de manger pour sauver un Arabe, d'un Arabe qui sauve un Juif en lui donnant encore raison de croire, d'un Juif qui tient l'Arabe au creux de ses bras, tandis qu'il va mourir, en attendant son tour ; tu vois, c'est l'histoire du monde des hommes avec ses moments de merveilles insoupçonnées." (page 186).

Les enfants de la liberté de Marc Levy est un livre qui m'a pris à la gorge. Un livre poignant, émouvant, qui nous révèle le quotidien et surtout le courage de ces hommes et de ces femmes qui ont RESISTER pour la LIBERTE et pour un jour revoir le printemps...

 

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19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 06:30


Les vestiges du jour- Kazuo Ishiguro
Editions 10/18, 266 pages.

Le vieux majordome Stevens a passé sa vie à servir les autres, métier dont il s'acquitte avec plaisir et fierté. C'est un homme qui se croit heureux, jusqu'à ce voyage qu'il entreprend vers Miss Kenton, l'ancienne gouvernante du château, la femme qu'il aurait pu aimer s'il avait su ouvrir ses yeux et son coeur...
Une histoire belle et triste, au pouvoir de séduction rare, à la dignité des mots et des personnages, bouleversante, adaptée à l'écran par James Ivory, avec le succès que l'on sait et les inoubliables Anthony Hopkins et Emma Thompson.

Je dois l'avouer, je me suis rarement autant ennuyée en lisant... Cette lecture m'a été pénible. Heureusement que ce livre ne fait pas plus que 266 pages... Mais j'ai quand même été jusqu'au bout... C'est-on jamais...

Le narrateur est Stevens, un majordome qui est fier de son travail, et totalement dévoué à son rôle... Alors qu'il décide pour la première fois de sa vie d'entreprendre un voyage en automobile, il se remémore ses souvenirs...

J'ai eu l'impression de lire "Comment être un grand majordome"... En effet, on apprend que pour être un "grand" majordome, il faut savoir établir un plan de travail (Stevens nous l'a assez rabâché !), avoir de la dignité, et être au service d'une maison distinguée... et surtout... ne pas avoir de vie personnelle !!!

J'ai trouvé ce Stevens exaspérant ! J'ai eu l'impression tout au long du récit qu'on avait sorti Stevens d'un placard pour le dépoussiérer. Tous ce qui l'intéresse, c'est de tenir parfaitement son rôle de majordome...  En dehors de ça, il n'entend absolument rien aux relations avec les êtres humains, même avec son père... Il est coincé, étriqué dans son parfait costume de majordome. Il ne voit rien au-delà...

J'ai toutefois trouvé notre Stevens attachant à certains moments.
Il est aussi un personnage loyal, dévoué. Il a réussi à me touché lorsqu'il perd son père et qu'il continue tout de même à assumer sa tâche.
"Elle commençait à monter l'escalier, mais je l'arrêtai avec ces mots : "Miss Kenton, je vous en prie, ne me croyez pas grossier de ne pas monter voir mon père dans son état de décès à ce moment précis. Vous comprenez, je sais que mon père aurait souhaité que je continue mon travail maintenant." (page 123).
Aussi à la fin, il m'a touché lorsqu'il réalise les sentiments de Miss Kenton, alors qu'il n'a rien compris durant tout le temps qu'ils ont partagés.
"Je ne crois pas avoir répondu immédiatement,car il me fallut une minute ou deux pour digérer pleinement les paroles de Miss Kenton. De plus, comme vous pouvez vous en douter, leur portée était de nature à susciter en moi une certaine douleur. En vérité - pourquoi ne pas le reconnaître ? -, à cet instant précis, j'ai eu le coeur brisé." (page 258).

Finalement, Stevens est un homme auquel on n'a jamais appris que dans la vie il y a autre chose que son rôle de majordome à tenir. Et il est passé à côté de l'amour pour l'amour du travail accomplie.

Ceci dit, les vestiges du jour de Kazuo Ishiguro ne m'a pas emballé plus que ça. A la fin, il me reste une profonde impression d'ennui.

Tout simplement peut être pas le bon livre au bon moment pour moi...
 

 

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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 06:30

Voilà mes dernieres acquisitions...



Vous pouvez voir qu'il y a là :

- Mort aux cons de Carl Aderhold ;
- Déjà dead de Kathy Reichs ;
- Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil de Haruki Murakami, à lire pour le 1er septembre dans le cadre du blogoclub de lecture ;
- Les vestiges du jour de Kazuo Ishiguro...

Je dois toutefois l'avouer... je n'ai pas encore épuisé mon stock des précédents achats... Mais bon, c'était trop tentant...
... C'est grave docteur ??? ;-)

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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 06:30


Les Hauts de Hurle-Vent– Emily Brontë
Le Livre de Poche – 480 pages

Les Hauts de Hurle-Vent sont des terres balayées par les vents du nord. Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Mr Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff. Mais ses enfants l’ont méprisé. Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, il prépare une vengeance diabolique. Il s’approprie la fortune de la famille et réduit les héritiers en esclavage. La malédiction pèsera sur toute la descendance jusqu’au jour où la fille de Catherine aimera à son tour un être misérable et fruste. Ce roman anglais, le plus célèbre du XIXe siècle à nos jours, a été écrit par une jeune fille qui vivait avec ses sœurs au milieu des landes de bruyère. Elle ne connut jamais cette passion violente ni cette haine destructrice. Elle imagina tout, même le fantôme de la femme aimée revenant tourmenter l’orgueilleux qui l’a tuée.

Les Hauts de Hurle-Vent est l’unique roman d’Emily Brontë. Il est publié en 1847. Il ne connaît pas un succès immédiat, mais devient par la suite un des plus célèbres écrits du XIXè siècle.

Ma première lecture des Hauts de Hurle-Vent date déjà de quelques années. Il m’avait laissé un très fort souvenir qui m’a aujourd’hui mener à  redécouvrir ce roman qui reste pour moi incontournable.

La famille Earnshaw vit aux Hauts de Hurle-Vent, dans un manoir isolé au cœur de la lande. Mr Earnshaw adopte alors le jeune Heathcliff, un jeune enfant abandonné, dont il se prend d’affection et qu’il protège au détriment de son fils Hindley, lequel lui voue une jalousie haineuse. Seule Catherine se prend d’affection pour Heathcliff et devient le seul être aimé à jamais…

L’histoire des Hauts de Hurle-Ventnous est révélée par l’intermédiaire de Mr Lockwood, nouveau locataire de la Grange, qui lors d’une visite de courtoisie aux Hauts désire en savoir plus sur ses étranges habitants. Il trouve en la personne de Nelly Dean, la domestique, une commère qui va lui révéler l’histoire tourmentée de cette famille qui a sombré dans la haine et la noirceur.

Dans la première partie, les Hauts de Hurle-Ventsont le théâtre d’une histoire d’amour. L’amour de Heathcliff et de Catherine. Un amour fou, violent, un amour tourmenté, à l’image du ciel au dessus de leurs têtes, orageux, noir, glacial, sinistre.
On apprend dès le début que Catherine est morte et que Heathcliff en est tellement fou de douleur qu’il désire plus que tout être hanté par son spectre.
Mais au moment où tout commence, il y a près de quarante ans, Heathcliff aime Catherine, et Catherine aime Heathcliff. Lui, n’a qu’elle. Et elle, le renie.
« Ce serait me dégrader moi-même, maintenant, que d’épouser Heathcliff. Aussi ne saura-t-il jamais comme je l’aime ; et cela, non parce qu’il est beau Nelly, mais parce qu’il est plus moi-même que je ne le suis. »
A ce moment là, Heathcliff s’enfuie, et Catherine se marie avec Edgar Linton. A la force et la violence de Heathcliff s’oppose la faiblesse d’Edgar, que j’ai même trouvé un peu agaçant pour son côté poltron. D’ailleurs, Catherine profite de la faiblesse de caractère du frère et de la sœur. Elle est même cruelle et méprisante avec eux.
« Je vous le dis, j’ai une telle foi dans l’amour de Linton que je crois que je pourrais essayer de le tuer sans qu’il eût le désir de se venger ».
Ils vivent à la Grange, Catherine plus ou moins dans la mélancolie, jusqu'au jour où Heathcliff réapparaît…

La deuxième partie commence à la réapparition de Heathcliff après trois ans d'absence, pendant lesquels il a fait fortune on ne sait comment. La force des sentiments entre Heathcliff et Catherine est si violente lors de leurs retrouvailles qu’ils ne se soucient pas de blesser leur entourage. Seul importe le plaisir de se retrouver, de se voir, de se toucher. Quelle force dans ses sentiments ! Quelle violence ! Tout et tous sont paraissent insignifiant à leurs côtés.
Mais Heathcliff n'est désormais plus que violence, folie et tourment :
"Catherine Earnshaw, puisses-tu ne pas trouver le repos tant que je vivrai ! Tu dis que je t'ai tuée, hante-moi, alors ! Les victimes hantent leurs meurtriers, je crois. Je sais que des fantômes ont erré sur al terre. Sois toujours avec moi... prends n'importe quelle forme... rends-moi foi ! mais ne me laisse pas dans cet abîme où je ne puis te trouver. Oh ! Dieu ! c'est indicible ! je ne peux pas vivre sans ma vie ! je ne peux pas vivre sans mon âme !"
Il est revenu pour prendre sa revanche sur le passé et sur les êtres qui l'ont rabaissé. Il va peu à peu mettre en place sa vengeance qui se réalisera par la manipulation de la génération suivante. Il veut infliger aux enfants la punition destinée aux parents, leur faire payer les souffrances endurées pendant sa propre enfance.
Mais finalement, l'histoire se répète ...

Les Hauts de Hurle-Vent d'Emily Brontë est un chef d'oeuvre de la littérature anglaise du XIXè siècle. Le récit d'Emilie Brontë est tellement bien ficelé que l'histoire nous est révélée d'une façon totalement fluide, limpide. Il n'y a aucune lourdeur, aucun temps mort. Le lecteur est avide de connaître les révélations qui vont lui être faites sur ces personnages. Les personnages comme l'atmosphère y sont dépeints avec une maîtrise totale.  Les sentiments sont tout aussi tourmentés que le vent qui souffle sur la lande. Une atmosphère pesante, noire est entretenue tout au long du récit. Les personnages sont extrêmes dans leurs sentiments, dans leurs actes. La violence, le tourment dominent. On peut se demander comment Emily Brontë, une jeune femme d'une vingtaine d'années à peine, dont le père est pasteur, a pu enfanter d'une telle oeuvre dans laquelle dominent le tourment et la violence.

Les Hauts de Hurle-Vent d'Emily Brontë est une oeuvre magnifique et indispensable qui reste pour moi un éternel coup de coeur.

Je précise qu'une adaptation cinématographique a été tirée de ce roman avec Juliette Binoche et Ralph Fiennes.



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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 06:30
 

 Emma - Jane Austen
Le Livre de Poche, 512 pages.
 
Publié anonymement en 1816, Emma est l'œuvre la plus aboutie de Jane Austen (1775-1817) et l'un des classiques du roman anglais.
Orpheline de mère, seule auprès d'un père en mauvaise santé, Emma Woodhouse, désormais la maîtresse de maison, s'est mis en tête de marier Harriet Smith, une jeune fille qu'elle a recueillie chez elle. Ce faisant, ne s'est-elle pas attribué un rôle qui n'est pas (ou pas encore) pour elle ? Son expérience des cœurs et des êtres, ses propres émotions amoureuses, qu'elle ne sait guère interpréter ou traduire, lui vaudront bien des déconvenues et des découvertes.
Autour d'Emma, Jane Austen dépeint avec sobriété et humour, et aussi une grande véracité psychologique, le petit monde provincial dans lequel elle a elle-même passé toute sa vie.

Emma est le premier roman que j’ai lu de Jane Austen. J’ai immédiatement aimé le style de cette auteure, son piquant, ses descriptions moqueuses de la société anglaise de l’époque. J'ai voyagé en sa compagnie vers d'autres temps, d'autres lieux, dans une société régie par des règles de conduite.

Emma
est une jeune femme issue de la bourgeoisie anglaise. Elle vit seule avec son père. Sa gouvernante et amie, s’étant mariée et ayant déménagée depuis peu, elle se prend d’affection pour Harriet Smith, une jeune orpheline, qui devient sa protégée. Les principales occupations de cette société sont les visites entre voisins. C’est alors qu’Emma se sent investie par la mission de marier sa nouvelle amie convenablement…

On ne peut s’empêcher de sourire à la description que fait Jane Austen de ces caractères. Et plus particulièrement de celui d’Emma, jeune-femme prétentieuse, sure d’elle, manipulatrice, et au grand coeur, car en fait elle est persuader de bien faire, mais manque totalement d’expérience. En effet, elle tente de manipuler son amie et son entourage, mais tombe de haut  quand elle comprend que rien ne se déroule comme elle l'avait prévue, et qu'elle n'a en aucun cas saisi les sentiments de chacun. Ce n'est toutefois pas une personne méchante, elle a d'ailleurs du mal à lire dans ses propres sentiments. Et il lui faudra froler le précipice pour réaliser enfin vers où va son coeur.

J'ai découvert Jane Austen avec Emma. Je suis immédiatement tombée en admiration pour cette auteure, dont j'apprécie le style, les descriptions, les études de caractères traités avec précision et humour. Son ton piquant d'ironie. Elle se moque de notre héroïne et la tourne en dérision. Bien qu’Emma ne soit pas mon roman préféré de Jane Austen, j’ai passé un délicieux moment en sa compagnie et il m’a laissé une très bonne impression. J'ai d'ailleurs par la suite continué à découvrir l'ensemble de l'oeuvre de Jane Austen, qui est pour moi une auteure inégalable. Mais je reconnais qu’il est difficile, voire impossible de détrôner à mes yeux Orgueil et préjugés, qui est sans contexte mon number one !!!

Extrait :

"Mais, si Emma avait réussi à la rendre amoureuse par ses belles paroles, il n'atait pas si facile de la défaire de son amour de la même façon. Les discours étaient inefficaces pour exorciser l'objet auquel s'attachaient les rêveries d'Harriet. Un autre homme purrait peut-être y supplanter Mr. Elton. Oui, c'est cela, c'était certain. Il n'y avait rien de plus évident."
 

Un roman à lire absolument comme tous ceux de Jane Austen.

Pour information, Emma de Jane Austen a inspiré Douglas McGrath qui a réalisé un film titré Emma l’entremetteuse avec Gwyneth Paltrow (à voir).



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28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 06:30

Sous les vents de Neptune – Fred Vargas
J’ai lu, 448 pages.

 

Une jeune fille assassinée par trois coups de poinçon, un ivrogne qui ne se souvient de rien mais que tout accuse… Pour le commissaire Adamsberg, il n’y a aucun doute : le passé refait surface. Le tueur au trident est de retour. Celui-là même qui avait poignardé la fiancée de Raphael, le frère du commissaire, des années plus tôt dans leur contrée natale des Pyrénées. Seul hic : l’homme est mort depuis vingt ans…
Se pourrait-il qu’Adamsberg, cet homme rêveur et sensible, coure après un fantôme et perde la raison ?

 

Je ne connaissais absolument rien de Fred Vargas avant la lecture de son policier « Sous les vents de Neptune ».

Perturbé à la lecture du journal par un article relatant l’assassinat d’une jeune fille par trois coups de poinçon, le commissaire Adamsberg décide de mener l’enquête. Il reconnait cette méthode. Il a déjà traqué ce tueur en série pendant longtemps. Le Trident… Il en est persuadé... Il est de retour… Seulement, il faut maintenant convaincre d’enquêter sur un assassin mort depuis seize ans déjà…

Le commissaire Adamsberg est un policier qui fonctionne au flair, il est un observateur remarquable et se trompe rarement dans ses enquêtes. Une scène imprimée dans son subconscient peut être retrouvée et disséquée même des années après. Il est épaulé dans sa tâche par son adjoint Danglard, qui lui, est une véritable encyclopédie vivante.
Seulement là, il traque un mort-vivant, le diable en personne…

Je ne peux guère vous en dire plus sur l’intrigue de ce polar, ça gâcherait tout. Il vaut mieux le découvrir au fil de sa lecture. Une lecture plaisante, qui m’a tenu en haleine, et pendant laquelle je ne me suis pas ennuyée.

Je dois souligner que j’ai vraiment aimé les deux mémés reconverties en assistantes contre le crime. Quelle équipe ! La grand-mère Clémentine avec son accent, qui explique à notre commissaire les relations homme/femme et qui ne semble pas impressionnée par un mort-vivant tueur en série. Tout deviendrait simple et limpide à son contact. De quoi redonner un coup de pouce au moral cette femme la ! N’oublions pas Josette, dont il ne faut absolument pas se fier à l’apparence de bourgeoise vacillante en tailleur et tennis… Ces deux mamies sont vraiment très attachantes.

Quant à la mésaventure canadienne de notre commissaire, on pressent l’arrivée de l’inévitable. On voudrait lui crier : Non ! Pas par là ! Non ! Ne fais pas ça ! Mais il plonge la tête la première…

Fred Vargas promène son lecteur tout au long du récit. Elle le fait douté. On ne sait plus que penser. Le seul regret pour moi sera peut être ce trop plein à mon gout de métaphores. La cathédrale de Strasbourg bouchée par les animaux de toutes sortes m’a un peu lassé à la longue, et le poisson canadien aussi…

Extraits :

« D’un léger geste de la main, Adamsberg interrompit le déroulé de la rubrique érudite. » (Page 98).

« - … C’est quoi d’autre qui vous mine ?
- Un mort-vivant, Clémentine.
- Bon, ben ça, ça peut s’arranger. C’est moins compliqué que l’amour…
 » (Page 106).

J’ai tout de même passé un bon moment en compagnie de ce polar, bien qu’il ne me laisse pas un souvenir impérissable. Je ne sais pas si je relirais cette auteure. Je pense que d’autres sont à découvrir.

 

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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 15:06

Alors là, il faut absolument que je vous en parle...
Vous avez déjà certainement entendu parlé du Magazine Littéraire. Mais oui, celui dont la couverture ce mois-ci est consacrée aux romancières anglaises.

Oui, celui-la !

Et bien je vous invite à vous rendre sur son site : http://www.magazine-litteraire.com/content/Homepage/article.html?id=9134

Vous avez vu ??? Alors, vous avez vu ??? Mais oui, là, à droite, dans la catégorie "Blogs à part"... ça y est, vous avez vu ???
Ils ont mis un lien vers mon blog !!! Si si, regardez bien ! Et ils ont écrit, je cite :

"Fragments d'Albion
Féminin, récent et porté sur la littérature anglaise, un très bon blog de lectrice.
http://karineetseslivres"


Waouw !!!
Je vous laisse imaginer mon plaisir en découvrant que Le Magazine Littéraire a fait un lien vers mon blog... Mon blog à moi !!! Je m'y suis reconnecté au moins quatre fois pour vérifier si je ne rêvais pas ce matin ! En fait, depuis, je n'arrête pas de me connecter...
Ben oui quoi, j'ai créé ce blog tout récemment, pour vous parler de mes lectures, et tout ça vraiment sans prétention, et voilà que j'ai un lien dans un joli magazine, dont la couverture du mois parle des romancières anglaises en plus ! Autant vous dire que je ne m'y attendais pas du tout. En plus, moi qui suis fan de Jane Austen, des soeurs Brontë, et qui compte bien en découvrir d'autres dans le même genre... Je vous laisse imaginer...
Je crois que je ne vais pas attérir aujourd'hui, je suis sur mon petit nuage !!! Je suis trop CONTENTE !!!
MERCI vraiment, mais alors vraiment beaucoup au Magazine Littéraire !!!
WAOUW, je crois que je vais pas m'en remettre !!!

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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 06:30

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur – Harper Lee
Le Livre de Poche, 448 pages.

« Dans une petite ville d’Alabama, à l’époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. »

Whaouuuuuuuuu !!!
Voilà un roman qui laisse des traces indélébiles !

Dans les années 1930, en Alabama, dans la petite ville de Maycom, Scout nous raconte avec naturel, fraîcheur et innocence, trois années de sa vie d’enfant. Scout vit avec son frère Jem, et leur père qu’ils appellent Atticus. Les saisons s’écoulent dans l’innocence de l’enfance, avec des jeux, des bagarres. Il faut dire que Scout est un vrai garçon manqué. Mais voilà qu’Atticus, qui est avocat, se voit commis d’office pour défendre Tom Robinson, un Noir accusé du viol d’une Blanche. Or, Atticus a réellement l’intention de défendre son client… et c’est ce qui ne plaît pas. A partir de là, les enfants vont découvrir l’intransigeance, la méchanceté, le racisme…

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur
est l’unique roman de Harper Lee. Il devient un livre culte dès sa parution en 1960. Il reçoit le Pulitzer en 1961.

Ce roman est très agréable à lire, le style est frais, spontané, bourré d’humour. Harper Lee emploi des métaphores, des images. On sourit en voyant évoluer ces enfants qui sont d’ailleurs très matures pour leur âge. Mais peu à peu, à l’innocence de l’enfance se mêle le problème du racisme.
A travers ses yeux d’enfant, Scout va découvrir la vie et le monde des adultes, et les incoérences du racisme.

La première partie du roman présente l’environnement, les personnages qui entourent cette enfant, l’atmosphère dans laquelle elle évolue au rythme des saisons. Le père, qui élève seul ses enfant, tente de leur inculqué des principes moraux, de leur donner les clefs leur futur, pour grandir.
« - D’abord, Scout, un petit truc pour que tout se passe mieux entre les autres quels qu’ils soient, et toi : tu ne comprendras jamais aucune personne tant que tu n’envisageras pas la situation de son point de vue… » (page 53)

La deuxième partie, au travers du procès de Tom Robinson,  dénonce le racisme, la situation des Noirs dans le Sud des États Unis. La population a du mal à tirer un trait sur son passé d’esclavagiste, et les noirs sont toujours aussi peu, voire pas considérés. Les mentalités ont beaucoup de mal à évoluées. On est toujours très attachés au anciennes valeurs du Sud.
Face à la cruauté et à l’intolérance, ces enfant perdent petit à petit leur innocence, leurs illusions. Ils grandissent et découvrent le monde avec ses injustices.
Ces deux enfants sont très clairvoyants face au incohérences de la société qui les entourent.
J’ai bien apprécié la scène dans laquelle l’institutrice dénonce le racisme d’Hitler face au juifs mais n’est pas capable de réaliser le racisme dont elle même fait preuve face aux noirs qu’elle côtoie.
« Jem, comment peut-on tellement détester Hitler si c’est pour se montrer odieux avec les gens de son pays ? » (page 383)
Et à la fin, j’ai adoré ! Lorsque Scout explique elle-même à son père pourquoi Mr Tate agit ainsi.
« Eh bien, ce serait un peu comme de tuer un oiseau moqueur, non ? » (page 427)
Mais je n’en révèle pas plus. La boucle est bouclée ! Comme quoi les enfants aussi font l’éducation de leurs parents…

Extraits :

« Marché conclu ?
- Oui, père !
Me voyant prête à cracher, il dit :
- Considérons notre accord scellé sans recourir aux formalités habituelles. » (page 55)

« - Ils ont tout à fait le droit de le penser et leurs opinions méritent le plus grand respect, dit Atticus, mais avant de vivre en paix avec les autres, je dois vivre en paix avec moi-même. La seule chose qui ne doive pas céder à la loi de la majorité est la conscience de l’individu. »
(page 166)

« -… Scout, si on commandait un bébé ?
- Où ?
Dill avait entendu parler d’un homme qui avait une barque, il ramait vers une île brumeuse où se trouvaient tous les bébés ; il suffisait d’en commander un… » (page 224)

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur
est un livre écrit par Harper Lee avec beaucoup d’humour, de fraîcheur, d’innocence. Il m'a à la fois touché, et fait sourire. Il est rempli de messages et amène son lecteur à réfléchir à des problèmes plus profonds. Un roman contre l’injustice et le racisme. Un roman indispensable à lire sans faute. Un vrai coup de cœur !

Par ailleurs, en 1962, soit à peine deux ans après sa parution, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur a inspiré Robert Mulligan, qui l’a adapté pour le cinéma sous le titre « Du silence et des ombres » avec Gregory Peck et Mary Badham. Je précise que je ne l’ai pas vu.



Lu dans le cadre du défi de lecture "Le Nom de la Rose"

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 08:00

Afin que l'été et la musique soient fêtés ici comme il se doit,
je vous fais tout simplement profiter
d'une artiste et d'une chanson que j'aime beaucoup...



Tina Turner "Proud Mary"
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Published by Karine - dans Musiques
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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 06:30

Je viens pour vous présenter là mes toutes dernières acquisitions...



Vous pouvez voir, que j'ai enfin reçu le tant attendu roman d'Elizabeth Goudge "Le pays du Dauphin Vert". Celui-là je l'attendais depuis longtemps. Je vous avez raconté à ce propos ma mésaventure livresque il y a quelques temps déjà ici.
Il y a aussi :
- "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" de Harper Lee, dont je vous reparlerai très bientôt.
- "Les enfants de la liberté" de Marc Levy ;
- "Parce que je t'aime" de Guillaume Musso ;
- "Les petits secrets d'Emma" de Sophie Kinsella. Je crois que je vais me réserver celui-là pour les vacances de cet été (enfin on verra si je peux patienter jusque là).
- "Sous le vents de Neptune" de Fred Vargas, auteure que je vais découvrir.
et "Dracula" de Bram Stocker qui me faisait déjà envie depuis un moment.

Tout cela laissent entrevoir quelques bons moments en perspective...

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Published by Karine - dans Pêle-mêle
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