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"On peut juger de la beauté d'un livre à la vigueur des coups de poings qu'il vous a donnés
et à la longueur du temps qu'on met ensuite à en revenir"
Gustave Flaubert








* J'Y PARTICIPE... *






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* LIVRES *




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LECTURE EN COURS

une-place-a-prendre
Une Place à Prendre - J. K. Rowling

 

ALCOTT Louisa May - Les quatre filles du Docteur March
CONSTANTINE Barbara - A Mélie, sans mélo
CONSTANTINE Barbara - Tom petit Tom tout petit homme Tom
TENENBAUM Sylvie - Pardonner, tyrannie ou libération
TEULE Jean - Le magasin des suicides
THIRY Pierre - Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceay-les-Mines
THOMAS Chantal - Les adieux à la reine
TOLSTOI Léon - Anna Karénine
RULE Ann - Une vengeance au goût amer
22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 14:45

La douce empoisonneuse

 

La douce empoisonneuse- Arto Paasilinna

Folio - 258 pages.

 

Une maisonnette rouge flanquée d'un petit sauna en bois gris, non loin d'Helsinki. Linnea, la douce veuve du colonel Ravaska, mène une existence paisible à soigner ses violettes et son chat. Pourtant chaque mois, le jour où elle touche sa pension, un trio maudit, conduit par son neveu, s'invite sous son toit pour la détrousser. Lorsque ses visiteurs ne se contentent plus de sa maigre retraite et exigent un testament à leur avantage, c'en est trop. Elle est résolue à en finir. comprenez : à se suicider. Mais, surprise, concocter un poison mortel se révèle une activité beaucoup plus passionnante que tricoter. Et les noirs desseins de Linnea, par une suite précipitée d'événements cocasses, se retournent en sa faveur, tendis que ses ennemis...

Génie du comique de situation, Paasilinna récidive avec une vieille dame tranquille candidate au suicide. Arsenic et vieilles dentelles trempé dans l'aquavit, les rocambolesques aventures de la colonelle sont l'occasion de revisiter l'univers à la fois brut, drôle et loufoque du grand écrivain finlandais.

 

Avant de découvrir la douce empoisonneuse, je dois avouer que je ne m'étais jamais penchée sur la littérature finlandaise, ni sur celle d'Arto Paasilinna. Ce que je regrette aujourd'hui.

 

La douce empoisonneuse est un roman qui se lit rapidement, le fond de l'histoire est grave.

Une vieille femme ne peut terminer ses jours dans sa petite maison sereinement, son neveu, qu'elle a élevé comme son propre fils, la raquette tous les mois, et à même recours à la violence. Elle ne sait comment se débarrasser de cette troupe nuisible et agressive. A bout, elle décide de fuir en ville chez un vieil ami médecin. Là, elle décide de concocter un poison redoutable afin de mettre fin à ses jours si elle devait malencontreusement recroiser les trois compères, qui sont bien décider à mettre fin à ses jours pour empocher l'héritage.

 

Or, le sort lui réserve une tout autre chemin... qu'il serait bien dommage de vous révéler si vous n'avez pas encore lu cette histoire.

 

D'une histoire grave et dure, Arto Paasilinna en fait une histoire surprenante et loufoquequi a su captiver mon intérêt et me séduire.

 

Je suis ravie de cette rencontre !

 

Merci Pascale pour cette agréable découverte !

 

La-cha-ne-des-livres-2009.jpg

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 09:15

Les écureuils de central park sont tristes le lundi

 

Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi- Katherine Pancol

Albin Michel - 858 pages.

 

Souvent la vie s'amuse.

Elle nous offre un diamant, caché sous un ticket de métro ou le tombé d'un rideau. Embusqué dans un mot, un regard, un sourire un peu nigaud.

Il faut faire attention aux détails. Ils sèment notre vie de petits cailloux et nous guident.

Les gens brutaux, les gens pressés, ceux qui portent des gants de boxe ou font gicler le gravier, ignorent les détails.

Il veulent du lourd, de l'imposant, du clinquant, ils ne veulent pas perdre une minute à se baisser pour un sou, une paille, la main d'un homme tremblant.

Mais si on se penche, si on arrête le temps, on découvre des diamants dans une main tendue...

Et la vie n'est plus jamais triste.

Ni le samedi, ni le dimanche, ni le lundi...

 

Après avoir dévoré La Valse lente des tortues de Katherine Pancol, je me suis empressée de me jeter sur Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi, qui est la suite des aventures de Joséphine et sa tribu.

 

Joséphine souffre de la mort de sa soeur et a du mal à avancer. Elle a mis sa relation avec Philippe, qui vit à Londres avec Alexandre, entre parenthèse.

Hortense poursuit avec talent ses études qui sont sa priorité. Pas de place dans sa vie pour les sentiments...

Zoé est amoureuse de Gaétan. Mais lui a quitté Paris avec sa famille à la suite des mésaventures survenues...

Shirley est sous le charme d'un homme mystérieux.

Josiane et Marcel sont les parents d'un enfant exceptionnel...

Henriette est toujours aussi mauvaise et ne sait quoi inventer pour assouvir sa haine et sa vengeance...

 

Tout ce petit monde évolue, se transforme, grandit, au fil des pages et sous la plume de Katherine Pancol.

Katherine Pancol qui creuse ses personnages, leur caractère, et les met en scène avec une grande habileté. Elle nous fait partager leur vie, leurs gestes, leurs pensées, leur être profond.

Chacun poursuit son chemin, ses embûches, pour parvenir à se comprendre, et se réaliser.

 

Extraits :

 

"Il faut faire attention aux détails. Ils sèment notre vie de petits cailloux et nous guident." (page 185).

 

"My boy, retiens ceci : on est seul responsable de sa vie. Il ne faut blâmer personne pour ses erreurs. On est soi-même l'artisan de son bonheur et on est parfois aussi le principal obstacle à son bonheur. Tu es à l'aube de ta vie, je suis au crépuscule de la mienne, je ne peux te donner qu'un conseil : écoute, écoute la petite voix en toi avant de décider quel sera ton chemin... Et le jour où tu entendras cette petite voix, suis-la aveuglément... Ne laisse personne te détourner de ton chemin. N'aie jamais peur de revendiquer ce qui te tient à coeur." (page 649).

 

"La colère fracasse. Elle anéantit la personne contre laquelle elle est dirigée, mais elle anéantit aussi celle qui la porte en elle." (page 663).

 

"On maudit une épreuve, mais on ne sait pas, quand elle nous arrive, qu'elle va nous faire grandir et nous emmener ailleurs. On ne veut pas le savoir. La douleur est trop forte pour qu'on lui reconnaisse une vertu. C'est quand la douleur est passée, qu'on se retourne et qu'on considère, ébahi, le long chemin qu'elle nous a fait parcourir." (page 789).

 

Donc j'ai aimé et je crois que je n'en ai pas fini avec Katherine Pancol...

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 07:30

MC8

 

Rendez-vous le 5 mai à partir de 7h30 pour une nouvelle édition de Masse Critique !

C'est ici !

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 06:46

la voleuse de livres

 

La Voleuse de livres- Markus Zusak coeur_014.gif

Pocket - 640 pages.

 

Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité.

Liesel Meminger y est parvenue.

Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée.

Est-ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ? Ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres...

 

Dans cette histoire, le narrateur n'est autre que la Mort elle-même.

La Mort raconte deux histoires en parallèle qui s'imbriquent.

La Grande Histoire avec la guerre et la surcharge de travail imposée par le patron, l'Allemagne nazie sous Hitler, la persécution,...

Et la petite histoire, celle de Liesel, une jeune orpheline amoureuse des mots, de sa famille d'accueil, de la mort de son jeune frère, de son ami Rudy, d'un certain joueur d'accordéon, d'une promesse...

 

Je me suis retrouvée transportée par cette histoire.

La trame y est originale, le récit touchant et émouvant y est livré avec humour.

On sourit, on pleure, et on ne peut pas le quitter.

 

"Une simple histoire, en fait, où il est question, notamment :

- D'une fillette ;

- De mots ;

- D'un accordéoniste ;

- D'Allemands fanatiques ;

- D'un boxeur juif ;

- Et d'un certain nombre de vols."

 

Alors pour les rares qui n'aurait pas encore lu La Voleuse de livres de Markus Zusak, LISEZ-LE !

 

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 06:44

muguet

Que ce bouquet de muguet parfumé
vous apporte joie et bonheur
tout au long de l'année !!
~~~~~~

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 08:33

La valse lente des tortues

 

La Valse lente des tortues- Katherine Pancol  coeur_014.gif

Le Livre de Poche - 768 pages.

 

Ce livres est une bourrasque de vie...

Un baiser brûlant du seul qu'on ne doit pas embrasser.

Deux bras qui enlacent ou qui tuent.

Un homme inquiétant,mais si charmant.

Une femme qui tremble et espère ardemment...

Un homme qui ment si savamment.

Une femme qui croit mener la danse, mais passe son tour.

Des adolescents plus avertis que les grands...

Un homme qui joue les revenants.

Un père, là-haut dans les étoiles, qui murmure à l'oreille de sa fille...

Un chien si laid qu'on s'écarte sur son passage.

Des personnages qui avancent obstinément, comme de petites tortues entêtées qui apprendraient à danser lentement, lentement, dans un monde trop rapide, trop violent...

 

La Valse lente des tortues de Katherine Pancol est la suite des Yeux jaunes des crocodiles.

J'y ai retrouvé avec grand plaisir Joséphine et sa tribu.

Dans ce volet, Joséphine découvre l'amour, se redécouvre elle-même...

Tous les héros poursuivent leur évolution, leur chemin, et leur histoire est racontée à travers leur propre caractère, leur propre personnalité.

Ces histoires de vies, d'évolutions personnelles sont rythmées par la présence d'un mystère qui permet à l'auteur de tenir son lecteur en haleine. Katherine Pancol nous promène tout au long du récit, dans un labyrinthe bien ficelé.

J'ai absolument adhéré à cette lecture qui m'a fait passer un très agréable moment. Impossible de lâcher ce livre avant d'avoir parcouru la dernière ligne et les 768 pages de l'histoire ont été avalées avec une grande avidité.

  

"Ta peur t'empêche de passer à l'action. Et elle empêchera ton rêve de se transformer en réalité." (page 245).

 

Bref, j'ai été ravie de retrouver Katherine Pancol, Joséphine et les siens, et compte bien poursuivre cette découverte avec la suite, Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi, qui vient tout juste de sortir, et qui s'est retrouver dans ma PAL indépendemment de ma volonté. 

 

La Valse lente des tortues de Katherine Pancol est une histoire d'amour impossible, une histoire d'enfants malheureux qui tentent de se construire, une histoire d'ado déterminée, une histoire de vieille peau jalouse et mauvaise, une histoire spirituelle, une histoire de meurtre, une histoire de vies qui s'est laissée déguster avec gourmandise.

 

Voilà, maintenant, je file retrouver Katherine, Joséphine, et les écureuils...

A bientôt !

 

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 06:02

D'où je suis je vois la lune

 

D’où je suis, je vois la lune – Maud Lethielleux

Stock - 304 pages.

 

Moon a choisi la rue parce qu'elle a décidé d'être "elle-même dans ce monde où les gens sont devenus des autres".

"Je dis : Avec cinquante centimes d'euros, qu'est-ce qu'on achète à notre époque ? J'insiste, il accélère, petite pirouette : Non sans déc', à ce prix, franchement, tu trouves des trucs intéressants à acheter ? Le type finit par s'arrêter, il se demande où je veux en venir, et c'est là que je sors le grand jeu, tutti et compagnie, je dis : Un sourire à ce prix-là, c'est pas cher payé ! Et j'attends pas qu'il accepte, je lui refourgue un petit sourire façon majorette à dentelle, épaules en arrière et tête haute. Le type soupire, il pense qu'il se fait avoir. Il n'a que dix centimes mais je lui fais quand même le sourire en entier. Je suis pas une radine."

Autour d'elle, il y a Michou et Suzie avec leur Caddie, Boule, son crâne rasé et sa boule de billard à dégainer en cas de baston, les kepons migrateurs avec leurs crêts de toutes les couleurs, et surtout, il y a Fidji et ses projets sur Paname. Pour lui, elle a décidé d'écrire un roman, un vrai.

Et il y a Slam qui sort de prison, Slam qui aime les mots de Moon et a une certitude : un jour, elle décrochera la lune...

 

Maud Lethielleux m’avait charmée avec son premier roman, Dis oui Ninon. Je me promettais de découvrir son prochain roman.

C’est chose faite !

 

Moon, une jeune femme, vit dans la rue.

 

" Fidji et moi, on n'est pas des saisonniers de la mouise, ni des intérimaires de la dèche. Nous, on est les préposés de la galère perpétuelle, les bénévoles du bitume, la misère en bandoulière." (page 20).

 

Vie cabossée, elle veut être libre. Libre de se poser où le vent la mène, libre de vivre en accord avec ses principes, ses convictions, libre de refuser l’aide des associations.

 

"J'ai éclaté de rire et après j'ai chialé, je pouvais plus m'arrêter, je mouchais dans ma manche, c'était des pleurs qui font du biens, mon coeur débordait de lui-même, et y'avait une idée qui me revenait dans la tête, un idée qui disait que tout ce que j'avais vécu avait du sens et que y'avait rien à regretter, que j'avais bien raison d'être moi-mê dans ce monde où les gens sont devenus des autres." (page 44).

 

Elle survit en vendant ses sourires.

 

Moon a un petit ami, Fidji. Elle veut lui offrir une surprise. Elle vole un carnet et se met à écrire. Elle écrit avec ses mots à elle. Et de ses mots naissent une petite fille, son papa et Raymond le chien…

 

 Je me suis plongée dans D’où je suis, je vois la lune, captivée, pour n’en ressortir qu’une fois ma lecture achevée.

 

Dans ce roman, on retrouve avec plaisir la fraicheur du style de Maud Lethielleux. Des mots simples, sans fanfreluches. Des mots qui touchent, qui savent émouvoir, qui font passer du sourire aux larmes.

 

"Et puis, t'as des mots tout cons tout simples, t'en mets plein les uns après les autres, ils sont pas spécialement beaux, ils disent pas spécialement quelque chose, mais tous ensemble, mis bout à bout, ces petits trucs de riens, ils te font chialer tellement ils te font du bien. C'est ceux-là mes préférés, les mots de rien, les pions de la vie, les petits fous." (page 82).

 

Maud Lethielleux nous offre dans D’où je suis-je vois la lune une plongée dans le monde de la rue. Le monde des gens qui n’attendent plus rien de la vie. Qui ne s’autorisent surtout aucun espoir. C’est quand tu espères que tu risques d’être déçue, encore…

 

"L'espoir c'est vicieux, c'est un truc irréel qui te fait croire que tout peut changer, ça te vient comme ça si tu fais pas gaffe, on te balance un petit mot gentil et tu commences à y croire comme un môme devant une promesse. Pareil pour les compliments, c'est jamais gratuit, c'est une sorte de crédit pour survivre, et quand t'en as bien profité, tu paies encore. Et tu finis sur un trottoir, parce que tu t'es pas assez protégée, t'as pas prix d'assurance coup dur et on te le fait savoir." (page 123).

 

Maud Lethielleux a une su une fois encore me toucher avec son récit, son style. Elle sait rentrer dans la tête des gens pour y semer ses graines d’émotions, de vie, de douleur et d’espoir.

 

"L'amour, ça se raconte pas, ça se fait. Mais pas sur un carton ou dans un plumard, l'amour ça se fait avec le quotidien, par exemple un chien qui pose son museau sur tes genoux et qui te regarde dans les yeux en pleurant du nez, c'est de l'amour qui coûte rien et qui rapporte gros." (page 240).

 

Un grand merci à Géraldine pour le prêt de son Livre voyageur.

 

 

 

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 06:26

Je-sais-pourquoi-chante-l-oiseau-en-cage.jpg

 

Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage - Maya Angelou

Le Livre de Poche - 350 pages.

 

Dans ce récit, considéré aujourd'hui comme un classique de la littérature américaine, Maya Angelou relate son parcours hors du commun, ses débuts d'écrivain et de militante dans l'Amérique des années 1960 marquée par le racisme anti-Noir, ses combats, ses amours. Son témoignage, dénué de la moindre complaisance, révèle une personnalité exemplaire. A la lire, on mesure - mieux encore - le chemin parcouru par la société américaine en moins d'un demi-siècle...

 

Au travers des épisodes marquants de son enfance puis de son adolescence, Maya Angelou raconte, dans Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage, sa propre histoire, et celle d'une Amérique noire du début du XXème siècle, ponctuées par le déséquilibre racial.

 

"Bailey parlait si vite qu'il en oubliait de bégayer, de se gratter la t^te et de se nettoyer les ongles avec les dents. Il était emporté loin dans un mystère, enfermé dans l'énigme que les jeunes Noirs du Sud commencent à démêler - commencent à essayer de démêler - à partir de l'âge de sept ans et jusqu'à leur mort. Le casse-tête sans humour de l'inégalité et de la haine. Son aventure soulevait la question du mérite et des valeurs, de l'infériorité agressive et de l'arrogance agressive." (page 239).

 

Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage est une histoire de vie rude, une vie de combat, et de reflexions, que Maya Angelou livre simplement, en toute franchise, et avec beaucoup de dignité.

 

Je remercie chez-les-filles.jpg et Le-livre-de-poche.png pour l'envoi de ce roman.

 

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 06:50

Pardonner, tyrannie ou libération

Pardonner, tyrannie ou libération
de Sylvie Tenenbaum est un livre que fait voyager Antigone.
En le lisant, j'ai noté quelques extraits que j'ai trouvé très intéressants et que je souhaite vous faire partager.


"Les parents nocifs, nuisibles ou prédateurs, qui ne font que manipuler les émotions et les sentiments de leurs enfants, interdisent implicitement à ces derniers de parvenir à une conscience claire de leur réalité douloureuse. Ce sont des "voleurs de lumière". Je les appelle depuis bien longtemps les voleurs d'âme" ou "voleurs d'enfance". Alors que les enfants n'attendent qu'une seule chose : être aimés par leurs parents, et que cet amour soit traduit en actes. Cet amour, ils le recherchent éperdument, malgré et en dépit des humiliations, moqueries, négligences, coups et pire encore,... le manque d'amour. Jamais ils ne renoncent et cette quête dure, pour beaucoup, toute leur vie : aussi bien dans les relations amoureuses qu'ils voudraient "réparatrices", que dans leur ie professionnelle avec un patron qu'ils transforment en père idéalisé, etc. Et si, enfants, ils obéissaient à l'injonction de demander pardon à tout bout de champ, c'est parce qu'ils gardaient l'espoir de recevoir un peu de cet amour tant espéré." (page 40).

"La reconstruction n'est possible, pour chaque être humain, que sur une assise solide : la vérité sur les événements et les émotions. Seule cette vérité constitue une base suffisamment efficace." (page 50).

"Apprendre à renoncer à des parents parfaits, à une histoire de vie idéale ; à accepter d'avoir vécu de graves tourments (et non les tourments eux-mêmes) sont les seules voies possibles pour sortir de ces émotions quand elles deviennent destructrices, pour vivre malgré un passé douloureux." (page 57).

"Le travail thérapeutique consiste, pour une grande part, à comprendre son psychisme, son fonctionnement ; à dépasser ce passé après l'avoir réparé. L'idée directrice étant de mieux se connaître afin de vivre selon sa véritable personnalité." (page 58).

"Lorsque des parents font souffrir leurs enfants, ces derniers consacrent inconsciemment une grande part de leur énergie à effacer tous les souvenirs de ce qu'ils ont subi : refoulés aux tréfonds de leur mémoire, ils sont absents de leur conscience. Pourtant, devenus adulte, ils ne parviennent pas - comme empêchés, entravés - à vivre comme ils le désirent. Qu'il s'agisse de leur vie affective, relationnelle ou même professionnelle, ils sont comme perdus et rencontrent bon nombre d'obstacles à leur épanouissement." (page 70).

"Les carences affectives, surtout si elles ont été accompagnées de mauvais traitements, ont toujours pour conséquence un manque d'estime de soi - le narcissisme n'ayant pas pu s'étayer sur un terrain psycho-affectif propice. Tous en effet ont une bien piètre estime et un fort désamour d'eux-mêmes - quand il ne se détestent pas. Ces sentiments génèrent des "sabotages" qui ne font qu'aggraver leur manque de confiance en leurs compétences. Ce qui, bien sûr, les amène à l'échec dans bien des domaines importants de leur vie. Leurs histoires d'amour tournent court : certains sont attirés par des prédateurs (ils leur sont si familiers !), ou par des "victimes de la vie" qu'ils voudront "sauver", réparer, s'installant ainsi dans des relations fusionnelles et co-dépendantes,ou bien ils auront si peur de l'intimité qu'ils resteront solitaires et désespérés." (page 73).

"Un adulte ne peut pas avoir confiance en lui si, enfant, on ne lui a pas permis de comprendre les relations de cause à effet entre un événementet les réactions émotionnelles qu'il a engendrées. Il ne pourra pas se faire confiance, il doutera de ses facultés de compréhension, il ne se donnera pas le droit à l'erreur. Nombreux sont les patients qui ne sont pas en mesure de faire le lien entre ce qu'ils ont vécu dans leur enfance, leur adolescence, et leurs problèmes actuels. Certains refusent catégoriquement ce lien tandis que d'autres peinent à l'admettre. La plupart estiment qu'il n'est ps possible que l'influence de leurs douleurs d'autrefois soit encore si puissante dans leur vie d'aujourd'hui." (page 74).

"Culpabilité qui va générer le désamour d'un soi coupable, qui à son tour mène directement à la dépression.
La dépression n'est pas la seule issue pour l'enfant grandi, il peut aussi mettre en place des comportements autodestructeurs : il sabotera ses relations, entretenant ainsi sa colère contre tous ceux qui décidément refusent de le comprendre ou lui veulent du mal."
(page 77).

"Les enfants qui ont subi (...) des violences verbales et / ou physiques (...) sont des enfants littéralement rongés par la colère, la rage, la haine. (...)
Totalement dépendants de leurs parents, les enfants sont seuls, restent seuls, sans aucun secours possible. Ils sont enfermés dans leur cauchemar et leur rage."
(page 77).

"Ce refoulement (par définition involontaire, non décidé), qui peut durer toute une vie, constitue la meilleure défense, la meilleure protection devant tant de souffrance. Il peut être tellement puissant que l'enfant finit parfois par développer ce que l'on appelle un faux-self, c'est-à-dire qu'à force de faire comme s'il était quelqu'un d'autre, en tous points conforme aux attentes de ses parents, il refoulait du même coup sa véritable personnalité." (page 81).


Merci encore à Antigone qui fait voyager ce livre, que je qualifierais d'indispensable.

 

 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 06:52

Pardonner, tyrannie ou libération


Pardonner, tyrannie ou libération - Sylvie Tenenbaum
InterEditions - 194 pages.

Peut-on tout pardonner et, plus encore, doit-on tout pardonner ?
Pardonner est-il obligatoire pour s'affranchir de l'emprise du passé et se réconcilier avec son histoire ?
Le seul pardon qui soit absolument nécessaire ne serait-il pas le pardon à soi-même, qui est une réhabilitation ?
Dans cet ouvrage, l'auteure nous invite à la suivre dans une réflexion salutaire sur un choix éminemment intime et personnel.

Pardonner, tyrannie ou libération est un livre de Sylvie Tenenbaum. Sylvie Tenenbaum est psychothérapeute. Elle a une passion pour l'écriture et nous offre ce livre sur le pardon.

Tout d'abord, il faut savoir que chaque personne qui souffre, que ce soit un enfant ou un adulte, est un enfant, ou un adolescent en souffrance.

"Quel que soit notre âge, c'est toujours l'enfant qui est atteint en nous, celui qui est sans défense." (page 1).

Formuler ses souffrances, vider son sac, permet de comprendre certains sentiments et de supprimer le refoulement.

Sylvie Tenenbaum explique que dans le cadre d'une psychothérapie, le pardon n'a en aucun cas à être imposer par le soignant. En effet, le pardon est un acte religieux, culturel.

"Promettre la "guérison" de la souffrance grâce au pardon est un leurre qui, l'expérience le démontre, se révèle être un mensonge." (page 39).

La thérapie ne doit pas avoir pour but le pardon, mais d'être en paix avec soi-même, avec son passé.

Pour un enfant, être aimé est une question de survie. L'amour et la sécurité que peuvent lui offrir ses parents sont les seules choses qui comptent vraiment pour lui, et qui lui permettront de se construire des bases solides pour son avenir.
Malheureusement, trop nombreux sont les enfants en souffrance. Souffrance qui est trop souvent minimisée.
Ces souffrances d'enfance vont avoir des conséquences considérables sur les vies d'adultes : le manque d'estime de soi, la culpabilité (qui mène directement à la dépression), la colère, la honte, la loyauté familiale, le manque d'autonomie (cause d'un manque de confiance en soi), la peur, la tristesse, les culpabilités pathologiques (injustes et injustifiées).
Les parents parfaits n'existent pas. Cependant, il existe des parents "nuisibles" ou prédateurs, qui causes de grandes souffrances à leurs enfants, en leur infligeant des nuisances "ordinaires" qui s'étalent sur de nombreuses années, souvent dues à l'ignorance, des déficiences graves (parents qui se reposent sur leurs enfants), la violence psychologique (agression verbale, humiliations, dévalorisations), la violence physique, la maltraitance sexuelle. Tous ces actes ont des conséquences redoutables pour le psychisme.
La thérapie va permettre à ces enfants en souffrances de formuler leur souffrance, leurs blessures, de sortir du silence, s'exprimer, se comprendre, de reconnaître et d'assumer leurs émotions afin de se libérer des émotions du passé et de se donner la possibilité d'avancer dans leur vie d'adulte devenu lucide sur eux et leur passé.

Quant au pardon, "Le seul "pardon" qui soit absolument, impérativement nécessaire est le pardon à soi-même, qui est une réhabilitation." (page 159). 
Car, "L'être humain n'a qu'un devoir envers lui-même : vivre au plus près de lui en se respectant et en sachant se faire respecter." (page 163).

Un énorme merci à Antigone qui a fait de Pardonner, tyrannie ou libération ? de Sylvie Tenenbaum un
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